Gauche

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La "gauche", par opposition à la droite, désigne les mouvements se revendiquant du socialisme (bien que l'Histoire nous ait appris et nous apprend encore aujourd'hui que ce n'est pas le cas pour tous ces mouvements, comme les sociaux-démocrates ou les staliniens) et, pour l'extrême-gauche, d'un idéal révolutionnaire incarné dans le marxisme (et ses dérivés, comme le luxemburgisme, le trotskysme) pour les communistes.

Origines du terme[modifier]

L'origine du terme remonte au clivage_gauche-droite induit par la Révolution française, lors des séances à l'Assemblée royale. Depuis le Roi, les partisans de l'Ancien_régime et les révisionnistes, soutenus par les seigneurs et le clergé, se plaçaient à sa droite, tandis que les républicains et socialistes, alors soutenus par les sans-culottes de Paris, se plaçaient à sa gauche. Dans les journaux, les pôles politiques sont, et resteront associés à ce placement, quand bien même la royauté fût abolie et remplacée par la démocratie bourgeoise moderne[1].

La gauche en France[modifier]

Révolution française[modifier]

Durant la Révolution, les idées de changement et d'équité se répendent parmi les bourgeois, soucieux de s'approprier le pouvoir, mais aussi le peuple, et particulièrement les prolétaires, de plus en plus nombreux dans les villes. L'Ancien Régime, victime de ses contradictions, s'effondre, et la monarchie "démocratique", quand bien même le Roi dispose encore d'un droit de véto, est instaurée, son motif étant le drapeau "bleu - blanc - rouge".

Mais la survie du nouveau Régime n'est pas assurée : les principales puissances européennes se sont réunies en une coalition, prête à envahir la France afin de restaurer l'ancien ordre, et dans le même temps, les révolutionnaires engagés (dits "enragés", comme Herbert) exhortent l'Assemblée à prendre des mesures sociales.
Face aux menaces d'invasion, les députés votent la guerre. Mais le Roi impose son véto, suscitant par là l'indignation des députés de gauche et des Parisiens. Le Roi tente de s'enfuir (fuite à Varennes) : le projet, avorté, amène les députés, alros réunis au sein de la Convention, à se pencher sur sa mort, réclamée par les extrêmistes, qui sera finalement votée, d'une courte majorité cependant[2]. La Première République est proclamée. Cela suscite l'enthousiasme des révolutionnaires et des petits-bourgeois, mais la colère des royalistes qui soulèvent ça et là les paysans, notemment en Vendée, ainsi que des puissances extérieures qui envahissent le pays.

Face à la confusion ainsi engendrée par ce déchaînement de violence, la frange bourgeoise radicale, incarnée par Robespierre, s'empare du pouvoir, reporte les élections et instaure la Terreur afin de sauvegarder la Nation. Une nouvelle armée est composée et la menace contre-révolutionnaire finit par être écartée, mais les revendications sociales promises finissent par être tût. Herbert comme Danton sont exécutés, puis Robespierre est lui-même envoyé à l'échafaud par les députés, craignant pour leur vie. Un nouveau régime, le Directoire, est décrété. Mais ce dernier sera renversé par Napoléon qui instaurera une nouvelle forme de régime, le bonapartisme, en se proclamant Premier Consul puis Empereur des Français.

Seconde République[modifier]

Lors du Printemps des Peuples, en 1850, le mouvement ouvrier naissant affronte les forces bourgeoises, désormais partisanes de l'ordre établi. C'est dans ce contexte que naît l'Association Internationale des Travailleurs, ou Première Internationale, composée de révolutionnaires dirigés par Marx. Mais des évènements et guerres qui secouent l'Europe, aucune République sociale n'en émerge. En France, la République bourgeoise finit renversée par Napoléon II, descendant de Napoléon, quelques années seulement après sa proclamation. Bien que ne se réclame de la gauche, il use d'une politique paternaliste afin de susciter l'adhésion, dans un premier temps, du peuple, tout en réprimant avec fermeté les opposants, de droite et de gauche.

Troisième République[modifier]

À la suite de la Commune de Paris, l'Assemblée se divise entre les réformistes de gauche et les réactionnaires de droite (dont de nombreux royalistes ou bonapartistes dans un premier temps).

La gauche est profondément secouée par la révolution russe de 1917 et la création de l'Internationale Communiste (qui sera aussi appelée IIIème Internationale). Elle se divise entre un courant réformiste, la SFIO, et un courant révolutionnaire, le PCF, lors du Congrès de Tours. La gauche se réunira toutefois lors des grèves de Juin 1936, mais empêtrée dans une politique réformiste, elle ne pourra mettre fin à la crise et devra céder sa place à un gouvernement conservateur.

De nos jours[modifier]

Aujourd'hui, la gauche est fracturée entre :

  • les "socialistes", incarnés par le PS ;
  • les "écologistes", incarnés par la coalition Europe-Ecologie / Les Verts ;
  • les "communistes", incarnés par le PCF ;
  • les marxistes révolutionnaires, qui se fracturent en de nombreux petits mouvements.

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

Références[modifier]

  1. Wikipédia, Gauche et droite en politique.
  2. http://www.herodote.net/21_janvier_1793-evenement-17930121.php