Droite

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En politique, la droite représente l'ensemble des courants historiquement conservateurs et réactionnaires. De nos jours, elle défend surtout les intérêts de la bourgeoisie.

Les bolchéviks comme Lénine étaient également caractérisés de « communistes de droite » par certains révolutionnaires, en opposition aux « communistes de gauche » (dont des courants gauchistes) qui défendaient le pouvoir des soviets face à celui du Parti.

1 La droite en France[modifier | modifier le wikicode]

1.1 Révolution française[modifier | modifier le wikicode]

Lors de la Révolution, les députés de droite s'opposèrent à la destitution et à l'exécution du Roi, tandis que ceux d'extrême droite souhaitaient conserver l'ordre établi[1]. Ils représentaient surtout les intérêts des provinciaux arriérés, mais aussi d'une partie de la haute bourgeoisie qui, déjà, redoublait d'efforts pour taire les revendications du peuple.A contrario, s'exprimait à gauche les revendications d'une partie du Tiers-Etat, certes, mais surtout de la petite et moyenne bourgeoisie.

1.2 Première guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Alors que la gauche ne cessait de se diviser, les mouvements de droite, et plus particulièrement d'extrême-droite, prônaient la guerre totale à l'Allemagne, dans une logique chauviniste qui aura coûté la vie de millions d'hommes. Pour défendre les intérêts de leur bourgeoisie, les réformistes vont à leur tour voter les crédits de guerre. Cette trahison, pour reprendre les mots de Lénine, sera à l'origine de la formation de la IIIème Internationale.

La droite nationaliste reste elle cantonnée à l’agitation des ligues, comme celle de Maurras, l’Action française. Le parti radical dominera la IIIème République jusqu’en 1940. A la veille de la Première Guerre mondiale, l’Union Nationale est un moment rare d’unité nationale regroupant tous les partis dans un élan national pour faire bloc face à l’ennemi allemand.[2]

🔍 Voir : Union sacrée.

1.3 Entre-deux-guerres[modifier | modifier le wikicode]

Après la Guerre, le Bloc National, incarné par Clémenceau, domine la vie politique française. La France se reconstruit rapidement, en partie grâce aux crédits octroyés par les états-uniens. Mais il y a peu d'avancées sociales. Le mouvement communiste, fragilisé par l'échec des révolutions allemande et hongroise ainsi que par la bureaucratisation du régime soviétique, s'essoufle. A partir de 1930, on observe une nette radicalisation d'une partie des masses, notamment de la petite-bourgeoisie, qui s'organise en ligues fascistes.

1.4 1940 : Pétain, constitution du gouvernement de Vichy[modifier | modifier le wikicode]

En 1940, la « divine surprise », pour reprendre les mots de Charles Maurras[3] (ultraroyaliste de l'époque), survient : la France est écrasée, Pétain prend le pouvoir et signe rapidement un armistice avec l'occupant. Face à la dissolution de la République, une partie de la droite, incarnée par le gouvernement autoritaire de Pétain et de Laval, se reconnaît dans l'occupant allemand, tandis que l'autre tente de le combattre en mobilisant le nationalisme français.

1.5 Aujourd'hui[modifier | modifier le wikicode]

La majorité des présidents élus depuis l'avènement de la Vème République sont de droite. Depuis les années 1970, la droite de gouvernement est dominée par les riches gagnants du capitalisme mondialisé.

Depuis 2002 au moins, la droite néolibérale développe une stratégie particulièrement vicieuse pour conserver le pouvoir. Cette stratégie consiste à contribuer à la banalisation des idées d'extrême droite, puis à appeler au front républicain pour se faire réélire. Cette politique a deux conséquences notables : d'une part le maintien de l'hégémonie de la droite, d'autre part la progression fulgurante des idées d'extrême droite, notamment du racisme. À cela s'ajoute une radicalisation toujours plus importante d'une partie de l'électorat de droite, qui se reconnaît de plus en plus dans le Rassemblement national[4].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, Marine Le Pen, candidate du Front national (ancien nom du Rassemblement national), recueille 21,30 % des suffrages exprimés. La même candidate en obtient encore davantage (23,15 %) au même scrutin en 2022, tandis qu'un nouveau parti d'extrême droite, le deuxième à bénéficier d'un large soutien médiatique en France contemporaine, en recueille 7,07 %, ce qui porte le score total de l'extrême droite pour ce seul scrutin à 30,22 % des suffrages exprimés.

2 Notes et sources[modifier | modifier le wikicode]

  1. Naissance de la droite
  2. Le clivage politique gauche/droite, du début du siècle à 1940
  3. Charles Maurras
  4. Certains candidats des Républicains, comme Sarkozy, tentent de subtiliser des électeurs du Front national en utilisant les mêmes diatribes populistes.