Retraite

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La retraite est la période d'inactivité des travailleurs qui ont atteint un certain âge, ou le système social "d'assurance vieillesse" qui procure leur revenu aux retraités.

Généralités
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Dans les modes de productions antérieurs au capitalisme, le noyau familial jouait un rôle bien plus grand, tandis que l'espérance de vie était bien plus faible. Dans la paysannerie notamment, qui a longtemps constitué l'écrasante majorité de la population, les anciens ne prenaient pas réellement de "retraite", et continuaient, certes de façon réduite, à aider leur famille aux champs. Ils demeuraient au sein de la maison familiale jusqu'à leurs derniers jours.

Certaines formes d'entraide volontaire se formèrent en Moyen-Âge (corporations, sociétés de secours mutuels) notamment dans l'artisanat, et certaines formes d'assistance aux indigents étaient soumises à la bonne grâce des monarques.

C'est le développement du capitalisme et l'industrialisation qui a profondé changé la société et posé le problème moderne des retraites. Celui-ci a brisé la famille paysanne traditionnelle et a prolétarisé une part toujours plus élevée de travailleurs, qui se retrouvèrent "libres de se faire exploiter", et pour la plupart d'entre eux avec beaucoup de peine pour subsister une fois leur force de travail amoindrie.

Toutefois, avec ses contradictions, le capitalisme apporte également la perspective socialiste pour résoudre ce problème. L'accroissement phénoménal des forces productives rend la possbilité d'offrir des pensions décentes à tous et toutes, et de créer ainsi une solidarité sociale sans précédent. La retraite par répartition obtenue dans l'Après-guerre dans de nombreux pays capitaliste offre un aperçu de ce que cela peut-être, mais la marge de progression est immense. En effet non seulement aujourd'hui ces simples droits sont menacés, mais tant que l'aliénation du travail usera les travailleurs, le retraite ne sera qu'un cynique "cadeau" du capitalisme à ses exploités.

Évolution générale[modifier | modifier le wikicode]

Mutualité

Au sortir de la seconde guerre mondiale, la bourgeoisie craint la transformation de la dramatique situation sociale en un terreau fertile pour les communistes. Ironie, ce sont  principalement les PC stalinisés qui agiront de concert avec les représentants bourgeois et permettront d'élaborer une relative "paix sociale". Les taux de profits sans précédents ont rendu possible des concessions sans précédent dans le domaine de la Sécurité sociale. La moyenne des pays capitalistes fixe l'âge légal de départ à 65 ans avec des régimes par répartition.

Mais les États bourgeois ont rapidement repris le contrôle partout où la gestion était par trop "directe" par les syndicats ouvriers, et à partir des années 60 puis avec une accélération toujours plus rapide au cours de la période récente de ralentissement économique, les attaques des gouvernements successifs ont eu pour but d'affaiblir ce salaire socialisé.

Cette volonté de faire des économies sur la Sécurité sociale a eu tendance à être couplée avec le paradigme "néolibéral", notamment pour valoriser les régimes par capitalisation[1]. Ces derniers ont aussi l'avantage d'injecter des liquidités supplémentaires sur les marchés financiers... Les crises ont montré depuis à quel point cela mettait en danger les retraités soumis aux fonds de pension.

Exemples[modifier | modifier le wikicode]

Retraites en France

Notes et sources
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  1. Dans AG2R et vous n° 2 d’Automne 2002, on découvre que les ministres des finances des pays de l’Union Européenne se seraient déjà mis d’accord sur un projet de directives encadrant les règles de fonctionnement des futurs fonds de pension européens !