Extrême gauche

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L'extrême gauche désigne l'ensemble des courants politiques situés à l'extrémité gauche du spectre politique.

Terminologie[modifier | modifier le wikicode]

La définition ci-dessus est un compromis : Les appellations "extrême gauche", "gauche de la gauche", "gauchistes" ou "ultra-gauche" sont parfois employées sans distinction, et parfois au contraire chargées d'un sens précis. Comme l'ensemble du clivage droite gauche, ce terme a donc un contenu relatif à une situation donnée. Son sens varie également selon qui l'emploie : il peut être revendiqué par certains groupes politiques, mais rejeté par d'autres car il implique un "extrémisme" dans lequel ils ne se reconnaissent pas. Chez les journalistes bourgeois ou les politologues médiatiques, le mot "extrême gauche" est en effet le plus souvent infamant, et parfois assimilé à l'Extrême droite dans le terme "les extrêmes". Les mêmes en général incluent dans ce qu'ils appellent "extrême gauche" des courants, des partis et des personnalités qui rejettent explicitement ce terme, dont notamment le PCF. Mais vu que ce parti est devenu au moins depuis 1945 un parti de gouvernement intégré au jeu politique traditionnel, il convient de rejeter son inclusion dans l'extrême gauche.

L'extrême gauche en France[modifier | modifier le wikicode]

En France, le terme désigne généralement les courants, mouvements et partis qui se situent eux-mêmes à la gauche du PCF. On peut dessiner plusieurs subdivisions dans cette extrême gauche :

Ces derniers sont également divisés :

  • la plupart se distinguent du PCF d'abord par la référence à une critique communiste du stalinisme. En dehors de courants souvent intellectuels et minoritaires généralement regroupés sous l'étiquette d'ultra-gauche, ce sont surtout les différents courants trotskystes, au point que le terme extrême-gauche est souvent considéré (à tort) comme synonyme en France de "trotskyste" ;
  • il existe cependant aussi des courants qui sont historiquement héritiers du stalinisme : ce sont essentiellement les mouvements maoïstes ou qui se disent eux-mêmes "marxistes-léninistes". Ces mouvements ont été numériquement importants dans les années 60-70, mais sont aujourd'hui marginalisés.