Impérialisme états-unien

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Les États-Unis sont aujourd'hui la principale puissance impérialiste. Leurs entreprises dominent le marché mondial, imposant une terrible exploitation aux salariés des entreprises sous-traitantes, avec la complicité des gouvernements du tiers-monde et des pays émergents (pays asiatiques comme l'Inde, la Chine "populaire"...). De plus, leur mode de vie, l'american way of life, ou la société de consommation, constitue un danger pour l'équilibre écologique de la planète. Cette page vise à regrouper les éléments historiques et actuels sur la politique de puissance des États-Unis.
Le drapeau états-unien.

Historique[modifier]

Guerre avec le Mexique[modifier]

En 1845, les États-Unis conquiert la Californie à l'issue d'un conflit avec le Mexique.

Massacre des amérindiens[modifier]

Bien que le choc microbien directement issu de la rencontre entre les colons et les Amérindiens tua une grande partie de ces derniers, cela ne suffit pas à expliquer la quasi-extinction des autochtones.

En fait, les colons ont directement mené des exactions contre eux, que certains historiens qualifient de génocides, comme celui des Yukis[1], en Californie - bien que la plupart des historiens s'accordent à dire qu'il n'y eut pas de génocide global, mais "seulement" de génocides "localisés". De plus, les Amérindiens survivants ont été parqués dans des "réserves", ce régime particulier persistant aujourd'hui pour les rares tribus restantes. Si de nombreuses hypothèses ont été émises afin d'expliquer (voire de justifier) ce massacre, rien ne peut masquer qu'il s'agissait clairement d'une politique de colonisation, les ressources Amérindiennes (terres notamment) ayant été détournées par les colons.

On estime que 9 Amérindiens sur 10 ont disparu à ce jour.

Montée en puissance[modifier]

Au début du 20e siècle, de nombreux marxistes décrivent cette montée en puissance des États-Unis : Kautsky, Trotsky, Boukharine...

Boukharine écrit en 1915 que la guerre mondiale est en train de révéler l'ascension des États-Unis, qui passent de débiteurs à créditeurs de l'Europe[2]. Ceci est d'autant plus vrai que la part des États-Unis dans le PIB mondial ne cessera de croître, atteignant un sommet durant la Seconde guerre mondiale.

A l'issue de la guerre, cette part va tendenciellement baisser, la baisse s'accélérant même à partir du nouveau millénaire. Cela s'explique de deux façons :

Part-USA-PIB-mondial.png

Tour d'horizon actuel[modifier]

Aujourd'hui, leur domination (ou impérialisme) s'exprime de différentes manières, que les historiens qualifient de "soft power" et de "hard power".

Le "Soft Power"[modifier]

Ou "pouvoir doux". Il s'agit de toutes les formes d'impérialisme et plus généralement de domination non-militaires.

Domination économique[modifier]

Les États-Unis constituent l'une des premières puissances économique mondiale. Leurs multinationales se sont implantés partout dans les pays capitalistes, et ne cessent de s'étendre et de gagner en pouvoir, souvent au détriment des entreprises nationales et des consommateurs. Ces derniers usent d'un très bon marketing pour masquer l'exploitation de leurs "bas" salariés[3], ceux dont les lois et les consommateurs ignorent injustement...

Les recettes de certains trusts dépassent le PIB de certains États, y compris "riches" : ainsi, le PIB de General Motors, l'un des plus grands trusts américain, dépassait celui du Danemark en 1999[4]... De manière générale, les trusts américains disposent d'un immense pouvoir financier (et se renforçant même en  temps de crise !), confirmant le rôle déterminant de la haute bourgeoisie dans le contrôle du monde.

Bien qu'aujourd'hui, les trusts américains se heurtent aux trusts étrangers, européens et chinois notamment, ils conservent encore et toujours la position dominante.

Domination scientifique[modifier]

La majorité des scientifiques "nobelisés" sont de nationalité états-unienne. Les Américains investissent énormément d'argent dans les pôles technologiques afin que leurs entreprises restent à la pointe du progrès.

Domination artistique[modifier]

Les compagnies de production cinématographiques américaines produisent et diffusent la majorité des films et documentaires[5] sortant au cinéma. Ces mêmes films sont souvent articulés autour de valeurs américaines "importantes", comme l'amour, l'individualisme et le dépassement de soi, la recherche du pouvoir et/ou de la gloire, de l'argent...

De manière générale, cette domination en nourri une autre, bien plus grave et importante, celle idéologique.

Domination idéologique et propagande[modifier]

La domination  idéologique des États-Unis commence vraisemblablement après la Première guerre mondiale, et s'accentue avec la guerre froide. Les américains n'ont cessé et ne cesseront de promouvoir leur "démocratie" (bien que seuls deux partis bourgeois et corrompus se partagent le pouvoir, sans apporter de réformes significatives...) et leur mode de vie (l'american way of life) face au "totalitarisme soviétique" et à la "menace stalinienne"...

Les conditions de vie misérables des habitants de l'Europe de l'Est et de l'URSS ont donné du crédit à la propagande idéologique. Pourtant, il faut savoir que les entreprises américaines emploient majoritairement dans des pays autoritaires, et qu'au sein même des Etats-Unis, les oppressions sont très importantes entre les communautés.

Lors de la 1ère conférence mondiale sur le climat à Rio de Janeiro, Bush déclarera : « The american way of life is not negotiable. »

Le "Hard Power"[modifier]

Ou "pouvoir dur". Il représente l'impérialisme américain sous sa forme la plus dure, c'est-à-dire militaire.

Capacité nucléaire[modifier]

Les États-Unis fûrent le premier pays au monde à avoir crée et utilisé avec succès la bombe atomique. Aujourd'hui, malgré la politique de "démantèlement des armes nucléaires" amorcée par l'administration Obama, les États-Unis restent en tête de miliers d'ogives nucléaires. Leur arsenal atomique serait littéralement capable de pulvériser la planète...

Interventions à l'étranger[modifier]

Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, les États-Unis sont intervenus dans de nombreux pays afin de défendre leurs intérêts - au nom, parfois, de la « paix » ou de la « stabilité » mondiale.

  • Guerre du Vietnam : les États-Unis soutiennent délibérément le régime corrompu de Ngô Dinh Diêm face aux communistes staliniens (Viet-Cong) du Nord[6]. Plus de 10 000 victimes parmi les américains, et des millions parmi les rebelles.
  • Guerre du Golfe : menacés par l'impérialisme irakien de la région, les Américains interviennent et renversent le régime de Hussein, avec les conséquences que l'on connaît (développement de l'EI...).
  • Intervention en Afghanistan : à la suite des attentats du 11 septembre 2001 sur leur propre territoire, les États-Unis, bientôt suivi par nombre de leurs alliés, interviennent militairement sur le sol afghan dans le but de soutenir le régime "démocrate" face au régime des Talibans. Plusieurs milliers de victimes.

Notes et sources[modifier]

  1. California's Yuki Indians (en)
  2. Boukharine, Imperialism and World Economy, Chapter 13: War and Economie Evolution, 1915
  3. Libération, article sur l'exploitation des salariés chinois sous-traitant Apple, http://www.liberation.fr/economie/2011/10/07/en-chine-un-brutal-systeme-d-exploitation_766315
  4. Banque Mondiale (World Development Repport 1998-1999), Forbes, The Nation, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (States of Disarray, Genève, 1995)
  5. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9ma_am%C3%A9ricain#La_domination_du_cin.C3.A9ma_hollywoodien_dans_le_monde
  6. 1963-1975 : la guerre du Vietnam (Herodote)