Impérialisme chinois

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Pour certains marxistes, la Chine d'aujourd'hui est une puissance impérialiste. Ce point est toutefois controversé.

Contexte[modifier | modifier le wikicode]

La Chine ancienne a très longtemps était un des plus grands empires du monde. A certaines périodes, elle était de loin la première puissance. On peut parler d'impérialisme sous un certain sens, même si les ressorts de cet impérialisme sont différents de l'impérialisme moderne.

A partir du 19e siècle, la Chine subit un processus de semi-colonisation par les puissances occidentales et par le Japon. Au début du 20e siècle, les socialistes et communistes sont tous d'accord sur cette question. Si bien que lorsque le Parti communiste chinois est fondé en 1921, il s'assigne une double tâche lutte de libération nationale et de défense des intérêts spécifiques des ouvriers et paysans. Le principal parti bourgeois de l'époque, le Kuomintang (littéralement « Parti nationaliste ») se fixe officiellement lui aussi la tâche de lutter pour l'émancipation nationale. Pour Trotsky, jusqu'à sa mort (1940), la Chine est resté un pays dominé.

Suite à la révolution maoïste de 1949, la Chine entre dans une économie étatisée, dont la nature est également sujet de controverse : Etat bourgeois ? Etat ouvrier déformé ? Ce débat ajoute une complexité supplémentaire, puisque pour certains, on ne peut pas utiliser la catégorie « d'impérialisme » pour un « Etat ouvrier déformé ».

Depuis 1949, la Chine a connu une industrialisation notable et sa puissance relative sur la scène internationale s'est inconstestablement accru.

Il faut également noter que la Chine de Tchang Kaï-chek est un des 5 pays à se voir reconnu le droit à un siège au conseil de sécurité de l’ONU en 1946. Après une longue période et un contexte de guerre froide où les occidentaux n'attribuent ce siège qu'aux autorités de Taiwan, celui-ci est redonné en 1971 à la Chine continentale.

A partir des années 1970, le régime entame une libéralisation progressive, qui s'accentue dans les années 1990. Aujourd'hui, presque tous les marxistes considèrent que la Chine est capitaliste, bien que toujours dominée par le PCC, parti unique. Parmi eux, certains considèrent qu'elle est devenu une puissance impérialiste[1][2], ou est envoie de le devenir[3][4]. D'autres maintiennent l'idée d'un pays globalement dominé[5], ou pensent qu'il s'agit seulement d’un « impérialisme naissant ».[6] Pour l’économiste marxiste Hillel Ticktin (CPGB), la Chine n'a « aucune chance de rattraper l’Ouest dans le cadre du système capitaliste »

Discussion des arguments[modifier | modifier le wikicode]

Puissance économique[modifier | modifier le wikicode]

La Chine a connu une très forte croissance à partir des années 1990, dans un contexte où les vieux pays impérialistes subissent globalement la stagnation. Certains relativisent sa croissance en n’y voyant que le « développement du sous-développement ».[5] On peut toutefois douter que la dynamique d’accumulation du capital puisse rester à un niveau si élevé (la Chine a assuré le tiers de la croissance mondiale depuis 30 ans) sans changement qualitatif.

Parmi les arguments majeurs en faveur de l'impérialisme chinois : le fait que la Chine a le 2e plus gros Produit intérieur brut (PIB). Elle est la première puissance industrielle dans de nombreux domaines, et dispose des plus grosses réserves de change au monde, environ le tiers, en bons du trésor états-uniens essentiellement.

La Chine détient aussi certains atouts dans les ressources naturelles (ex : 40 % de la production mondiale de charbon, monopole de l’export des terres rares...).

Puissance militaire[modifier | modifier le wikicode]

La Chine dispose de l'armée la plus nombreuse du monde. Cependant, il est clair qu'à l'époque contemporaine, la puissance d'une armée est avant tout basée sur sa technologie, sa capacité de formation des troupes, etc. La comparaison n'est donc pas simple.

Cependant, selon de nombreux analystes, en prenant en compte les principaux critères, l'armée chinoise est la 2e par sa puissance, après celles des Etats-Unis. La Chine dispose de l’arme nucléaire depuis 1964.

Capitaux et exportations chinoises[modifier | modifier le wikicode]

Beaucoup mettent en avant l'idée que derrière la « croissance chinoise », il y aurait en fait surtout les multinationales occidentales et japonaises. Il est clair qu’au début des années 1990, la Chine semblait dans la position de nombreux pays dominés : des multinationales du textile exploitaient la main-d’œuvre locale pendant que les métropoles gardaient le haut de gamme.

Mais la part des capitaux chinois ou mixtes dans les exportations du pays a dépassé les 50% depuis 2009. L’Etat a joué un rôle actif depuis le début pour attirer les capitaux étrangers dans les Zones économiques spéciales, puis fixer de plus en plus de conditions (transferts de technologies, partenariat avec des entreprises chinoises…) et favoriser les exportations (dévaluation de la monnaie de 50% en 1993...). Tout en attirant les capitaux, l'import direct de marchandises occidentales est dissuadé par de fortes taxes.

Longtemps on pouvait dire que la Chine recevait plus d’investissements qu’elle n’en réalisait à l’étranger. Pour certains économistes marxistes, c'est le critère principal de l'impérialisme (notion d'exportation des capitaux chez Lénine). Or, en 2015, les investissements directs à l'étranger (IDE) de la Chine viennent de dépasser les IDE entrants en Chine.

Le flux des IDE émis par la Chine est comparable à celui du Japon et supérieur à celui de la France, même si le stock (la somme des investissements passés) est encore en retard (il est moins grand que celui de la Russie ou du Brésil et représente moins du dixième de celui du Royaume-Uni). Les entreprises d’État chinoises détiennent 20 % de leurs actifs à l’extérieur de la Chine d’où elles tirent pourtant 37 % de leurs bénéfices nets.

IDE Chine 2015.png

Concurrence avec les vieux pays impérialistes[modifier | modifier le wikicode]

Les capitalistes chinois ont déjà commencé à racheter des entreprises européennes ou états-uniennes (comme l’a fait le Japon dans les années 1970-1980 ou la Corée dans les années 1990-2000) : rachat des activités de IBM liées aux ordinateurs personnels (Lenovo), achat de 10 % de la banque américaine Morgan Stanley...

Au point de déclencher des réactions politiques, comme le refus des Etats-Unis de voir le groupe Unocal racheté par le pétrolier chinois CNOOC en 2005. Une série de lois ont été prises par plusieurs grandes puissances (France, États-Unis, Allemagne, Russie…) pour interdire les rachats étrangers dans les « secteurs stratégiques ».

Les vieux pays impérialistes ont pris de nombreuses mesures protectionnistes contre les produits chinois, qui peuvent représenter une menace pour certains secteurs industriels. Par exemple la production de panneaux solaires. Le Manifeste communiste disait de l’Angleterre : « Le bon marché de ses produits est l'artillerie lourde qui lui permet de battre en brèche toutes les murailles de Chine ». Ironie de l’Histoire, la Chine a presque repris son ancienne position de première puissance mondiale par la même méthode.

La rivalité se joue aussi sur les marchés des pays dominés.[7]

Dépendance ou interdépendance[modifier | modifier le wikicode]

Pendant toute la période depuis le tournant néolibéral des années 1980, les puissances impérialistes dominantes ont à travers l'OMC multiplié les accords pour réduire toujours plus les droits de douane. Cette politique de libre échange favorise traditionnellement les puissances dominantes. Paradoxalement, la Chine a pu profiter de cette situation en trouvant des portes ouvertes à l’international, pour sa propre expansion. Ce processus historique a eu des conséquences qui n’avaient sans doute pas été prévues par les bourgeoisies occidentales et japonaise.

Parmi les grandes entreprises des vieux impérialistes, il existe des secteurs aux intérêts divergents, et même des intérêts contradictoires au sein de mêmes entreprises :

  • pour les produits qui entrent dans le procès de production, le fait de pouvoir acheter à moindre coût en Chine est un avantage qui augmente les profits (la force de travail est également une marchandise qui entre dans le procès de production : le fait que les travailleurs en France puissent consommer à mondre coût a aussi accompagné l'augmentation du taux d'exploitation et la baisse relative du pouvoir d'achat).
  • pour les produits qui entrent directement en concurrence avec les produits locaux, la concurrence chinoise à moindre coût est une menace directe aux profits.

Les secteurs où la main d'oeuvre représente le plus gros du coût de production par rapport au capital constant sont ceux qui subissent la plus forte pression de la concurrence, et pour lesquels les délocalisations ont été les plus précoces (textile...). Il pouvait sembler initialement aux bourgeoisies occidentales qu'elles ne perdraient pas trop dans ce changement de la division internationale, en produisant le bas de gamme en Chine et en conservant les secteurs de pointe (automobile, informatique, aéronautique, armement...). Cependant, la montée en gamme fragilise un à un tous ces secteurs. Cette imbrication d'intérêts provoquent des lobbyings contradictoire auprès des politiciens, ce qui empêche toute prise de décision trop radicale.

Considérant des fameuses entreprises états-uniennes faisant construire en Chine, certains insistent sur l'importance de la localisation de la production (« Apple et IBM ne sont que des commerçants faisant construire en Chine »). D'autres insistent sur le fait que ces entreprises captent encore, in fine, la plus grande partie de la valeur ajoutée sur les marchandises vendues.

Présence dans les pays dominés[modifier | modifier le wikicode]

L'exportation de capitaux dans les pays dominés est un vecteur majeur de l'impérialisme, comme l'analysait déjà Lénine.[8] Dans les années 2000, la présence des capitaux chinois a pris un essor considérable dans le monde entier.

Dans la région Asie-Pacifique, le centre de gravité s’est déplacé du Japon vers la Chine.

Certains marxistes parlent de « sous-impérialisme régional ». Mais les multinationales chinoises sont désormais sur tous les continents.

L'Afrique a très longtemps été et reste largement découpée en zones d'influences par les anciennes puissances coloniales (Françafrique...). Cependant, même si ces anciennes puissances gardent un pouvoir politique très fort qui peut largement fausser le marché, les avancées du libéralisme et l'émancipation politique partielle conquise par les pays africains permet à ceux-ci de se tourner vers les capitalistes les plus performants pour faire appel à leurs investissements. Les Etats-Unis gagnent ainsi des parts en Afrique, mais également la Chine.[9][10][11] Comme les vieilles puissances, la Chine réalise de nombreux investissements sous couvert d’aide publique au développement.

Depuis 2009, la Chine a la 1ère place pour les échanges commerciaux avec l'Afrique. La part des exportations de l’Afrique vers la Chine est passée de 1,3% en 1995 à plus de 15% en 2009. L’essentiel des échanges est fait avec quelques pays : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Congo, Égypte, Guinée équatoriale, Nigeria, Soudan. Les produits bon marché chinois contribuent à éliminer des pans entiers de la petite production locale. Les investissements chinois en Afrique visent surtout le pétrole, celui du Golfe de Guinée (Nigeria), de l’Angola ou du Soudan (plus de 60% des importations chinoises, soit 30 % de son approvisionnement : 38 millions de tonnes sur 127 millions de tonnes en 2006). La CNPC (China National Petroleum Corporation) et la Sinopec (China Petroleum and Chemical Corporation), les principales compagnies pétrolières chinoises, ont acquis des contrats d’exploitation (parfois en partenariat) et elles investissent dans le raffinage et réalisent des prospections. Au-delà du pétrole, on peut citer les prises d’intérêt et les importations fortement croissantes de diverses matières premières : le bois du Cameroun, le chrome du Zimbabwe, le fer, les diamants d’Afrique du Sud, le cuivre, le nickel, le manganèse, la bauxite ou l’uranium (de la République centrafricaine), le coton.

La Chine a également  la, 2ème place pour les échanges commerciaux avec l’Amérique latine.[12][13][14][15]

Comparaison par rapport au nombre d'habitants[modifier | modifier le wikicode]

Par de très nombreux indicateurs (économiques ou autres), l’État chinois a une force bien supérieure à celle de chaque pays européen pris isolément. Certains pensent qu’il faut rapporter les indicateurs au nombre d’habitants, ce qui évidemment diminue énormément ces indicateurs et fait ressortir une supériorité des vieux impérialismes.

Le PIB/habitant de la Chine est en effet celui d’un pays en développement, où une grande partie de la population est pauvre. Le PIB/habitant nous renseigne sur le « développement humain » (il est souvent très corrélé à l'IDH au sens de l'ONU), que sur la puissance économique dont dispose effectivement la classe dominante en Chine. Par exemple : les millionnaires chinois sont aussi nombreux que les millionnaires japonais. On pourrait schématiquement en déduire que la bourgeoisie en Chine est « de taille comparable » à la bourgeoisie au Japon, même s'il y a beaucoup plus de pauvres en Chine qu'au Japon.

Par ailleurs, si l’on prend le PIB/habitant du Royaume-Uni comme comparaison, il était en 1913 de 3,5 fois celui du Japon, et il est aujourd’hui de 3,2 fois celui de la Chine. Or le Japon était clairement vu comme une puissance impérialiste montante par les marxistes de l’époque.

La puissance qu'apporte un marché intérieur est également liée au nombre absolu des consommateurs, pas à leur proportion dans la population. Or, même si la classe moyenne est encore relativement faible en Chine par rapport aux vieux pays impérialistes, plus de 25 millions de Chinois gagnent aujourd’hui plus de 25 000 euros par an[16]. Même si le pourcentage de Chinois qui ont une voiture est beaucoup plus faible en Chine, ce pays est depuis 2009 le plus grand marché pour les automobiles. Même si la Chine n'a qu'une faible partie de sa population qui a un accès internet, elle est de loin le premier pays en nombre d'internautes.[17]

Technologie, recherche et développement[modifier | modifier le wikicode]

Le niveau de recherche et développement en Chine est massif (2e budget, 3e pays pour le dépôt de brevets). La Chine dispose de sa propre station spatiale…

Les vieux impérialismes disposent encore d'une nette avance technologique. Toutefois la production en Chine ne cesse de monter en gamme. Les entreprises chinoises tentent d’acheter des entreprises de haute technologie à chaque fois qu’une opportunité se présente. Plus de 50% des exportations chinoises sont aujourd’hui à haute valeur ajoutée (high-tech, machines-outils…). La Chine est première sur le secteur des machines-outils, avec le tiers de la production mondiale.

La part du PIB allouée à la R&D est beaucoup plus faible que dans les vieux pays impérialistes. Cependant, on peut répondre là encore que quelque soit le pourcentage, un budget supérieur donne des résultats supérieurs, qui bénéficent au capitalisme chinois et lui permettent de rattraper son retard.

Poids diplomatique[modifier | modifier le wikicode]

Le rapport de force croissant en faveur de la Chine a des effets factuels. 

Le prétexte des droits de l’homme, souvent utilisé par les occidentaux pour justifier leurs réticences à faire des concessions à la Chine, est de moins en moins mis en avant. La Chine a été admise dans l’OMC en 2001, malgré tous les reproches faits à la Chine (protectionnisme, sous-évaluation du Yuan, non respect de la propriété intellectuelle…).

Influence culturelle[modifier | modifier le wikicode]

Pour appuyer sa stratégie économique et politique, la Chine fait un important effort de diffusion culturelle (Radio Chine Internationale, Instituts Confucius) et les échanges interuniversitaires se développent.

Secteur financier[modifier | modifier le wikicode]

Dans la finance, la Chine est loin derrière les vieux pays impérialistes. Si elle a les trois plus grandes banques mondiales, celles-ci sont peu présentes dans le monde. Certains marxistes se basent sur l'importance qu'accordait Lénine au capital financier pour déduire la faiblesse du capitalisme chinois.

Pour d'autres, le surdéveloppement du secteur financier au Japon et en occident témoignent plus de leur désindustrialisation que de la vitalité. On peut rappeler que les Etats-Unis ont détrôné l’Angleterre comme puissance industrielle (à la fin du 19e) avant de la détrôner dans l’export de capital (années 1920), puis dans la « finance » (1945).

Certains font valoir par ailleurs que la notion de capital financier englobait chez Lénine le capital industriel, et ne peut pas être assimilée simplement à l'amas de capital fictif auquel on peut assister sur les bourses anglosaxonnes et japonaise. On peut ainsi s'attacher aux différences qualitatives entre les flux d'IDE : les fusions-acquisitions représentent l’essentiel des flux d’IDE occidentaux depuis les années 1990, alors qu’en Chine leur part est négligeable.

La Chine a de fait été épargnée par la crise financière de 1997, qui a durement affecté les pays asiatiques plus intégrés à la finance internationale. Le régime a maintenu l'inconvertibilité de la monnaie, le refus de la libération des flux de capitaux...

Le total des dettes chinoises est de 38 %, ce qui est bien moins que les autres pays capitalistes, et moins de 1% de la dette publique est détenue par des étrangers, contre 9 % au Japon, 41, 8 % aux États-Unis, 63, 8 % pour la France.

Discours des dirigeants chinois[modifier | modifier le wikicode]

« Avec ses 800 millions d'agriculteurs et ses douzaines de millions de personnes qui vivent dans la pauvreté, [la Chine] reste un pays en voie de développement et n'est pas encore une superpuissance. » premier ministre Wen Jiabao, 2008

Notes et sources[modifier | modifier le wikicode]

  1. http://www.thecommunists.net/theory/imperialist-china-and-russia/
  2. Tendance CLAIRE du NPA, Reconnaître que la Chine est une puissance impérialiste, 2015
  3. http://www.inprecor.fr/article-%C3%89tats-Unis-Nous%20luttons%20pour%20le%20socialisme%20contre%20la%20barbarie?id=1254
  4. http://www.inprecor.fr/article-%C3%89tats-Unis-Nous%20luttons%20pour%20le%20socialisme%20contre%20la%20barbarie?id=1623
  5. 5,0 et 5,1 LO, La Chine : nouvelle superpuissance économique ou développement du sous-développement ?, 2006
  6. FT-QI, « Basculement du monde » ou énième « basculement théorico-stratégique » ?, 2012
  7. http://www.lesechos.fr/24/07/2014/lesechos.fr/0203664339329_l-amerique-latine--nouveau-theatre-de-la-rivalite-chine-japon.htm
  8. Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1916
  9. http://www.lobservateur.cd/2014/08/sommet-etats-unis-afrique-lorsque-washington-veut-combler-retard-commercial/
  10. http://www.lematin.ma/journal/2014/sommet-afrique-usa-a-washington_une-rencontre-a-forte--connotation-economique/206829.html
  11. Orient XXI, Djibouti, les Chinois arrivent !, 2016
  12. http://www.paixetdeveloppement.com/une.php?num=128
  13. http://lecourrier.es/chinois-investissent-a-bloc-en-amerique-latine/
  14. http://french.ruvr.ru/2014_07_23/La-Chine-devance-les-Etats-Unis-en-Amerique-du-Sud-4549/
  15. http://www.internationalviewpoint.org/spip.php?article1883
  16. http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/02/04/d-ici-a-2022-les-classes-moyennes-exploseront-dans-les-pays-emergents_4359401_3234.html
  17. http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/china_india_now_worlds_largest_internet_markets/