Marxisme économique

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L'économie marxiste est l'économie politique proposée dans les travaux de Karl Marx, et par extension les théories qui s’en sont inspirées, constituant le volet économique de la pensée marxiste.

La séparation du marxisme en différentes branches (marxisme économique, politique et sociologique) n'est pas considérée comme pertinente par tous les marxistes. Karl Korsch la conteste par exemple vigoureusement.

Présentation des écrits économiques de Karl Marx[modifier]

Conception matérialiste de l’histoire[modifier]

La conception matérialiste de l’histoire (parfois désignée par l’expression « matérialisme historique », et initialement appelée par Marx « nouveau matérialisme ») inspirée des prédécesseurs matérialistes et notamment de Feuerbach, s’applique à l’étude de la vie sociale, à l’étude de la société, à l’étude de l’histoire de la société. Les principaux points sont les suivants.

Les hommes font leur propre histoire, mais sur la base de conditions données, héritées du passé. Parmi celles-ci, les conditions de la reproduction matérielle de la société sont déterminantes.

D'autre part, l'histoire humaine ne suit pas comme dans le positivisme comtien un déroulement linéaire vers le progrès. Marx s'inspire de Hegel, qui considère que le devenir de toute réalité se comprend dans la triade suivante : l'affirmation (la thèse), la négation (l'antithèse), et la négation de la négation (la synthèse). Toutefois, si pour Hegel cette évolution se déduit de la nature de l'Esprit, pour Marx elle s'inscrit dans l’évolution de l’activité humaine. Aussi est-il amené à penser que les conditions économiques et matérielles déterminent apriori l'anatomie d'une société. Cependant, le matérialisme dialectique n'est pas un économisme ni à un productivisme. En effet

D'après la conception matérialiste de l'histoire, le facteur déterminant dans l'histoire est, en dernière instance, la production et la reproduction de la vie réelle. Ni Marx, ni moi n'avons jamais affirmé davantage. Si, ensuite, quelqu'un torture cette proposition pour lui faire dire que le facteur économique est le seul déterminant, il la transforme en une phrase vide, abstraite, absurde. (Engels, Lettre à Joseph Bloch, éd. marxist.org, 1880)

Par ailleurs, ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine la réalité, mais c'est la réalité sociale qui détermine leur conscience. Nous retrouvons ainsi l'idée d'Auguste Comte selon laquelle l'Esprit est déterminé par des conditions historiques et sociales. Mais, là où Marx se démarque de Comte, c'est qu'il essaie de faire reposer cette idée sur une base scientifique et matérielle. Les rapports au sein du mode de production composé d'une infrastructure (nature des forces productives comme les outils et le travail, et rapports techniques et sociaux de travail) et de la superstructure (religion, Droit, morale, idéologies, science...) qui caractérise la conscience. Si en société capitaliste l'infrastructure caractérise l'aspect professionnel à la société, la superstructure joue aussi un rôle au sein de la communauté. Contrairement aux marxismes du XX, Marx et Engels n'ont pas négligé l'aspect communaliste, hégémonique dans l'Empire tsar (cf Pierre Tkatchev), chinois et les pays communiste du XX (cf Alexandre Zinoviev). Ainsi la lettre de Pierre Tkakchev à Engels en 1874 met en avant l'aspect communautaire de sa société et les écarts avec la société de Marx et Engels :

« Nous n'avons pas de prolétariat urbain, c'est vrai. En revanche nous n'avons absolument aucune bourgeoisie. Entre le peuple qui souffre et le despotisme d'un Etat qui l'opprime, il n'existe aucune couche intermédiaire; nos ouvriers n'auront à combattre que la force politique ; celle du capital reste chez nous embryonnaire ...

Notre peuple est ignorant, c'est également un fait. En revanche, dans l'énorme majorité des cas, il est pénétré des principes de la propriété communautaire; si j'ose m'exprimer ainsi, il est communiste d'instinct, par tradition ... »

« L'Etat chez vous n'a rien d'une force imaginaire. Il s'appuie fermement sur le capital; il est l'incarnation d'intérêts économiques bien déterminés; ce n'est pas seulement la soldatesque et la police (comme chez nous) qui le soutiennent, mais tout le système de la société bourgeoise ... Chez nous ... au contraire, la forme sociale doit son existence à l'Etat, un Etat qui ne tient qu'à un cheveu, un Etat qui n'a rien de commun avec le régime social existant, un Etat dont les racines plongent dans le passé et non dans le présent »

Cependant, l'aspect communaliste est moins déterminant que l'aspect professionnel dans un pays capitaliste. Ainsi,

Nous faisons notre histoire nous-mêmes, mais, tout d'abord, avec des prémisses et dans des conditions très déterminées. Entre toutes, ce sont les conditions économiques qui sont finalement déterminantes. Mais les conditions politiques, etc., voire même la tradition qui hante les cerveaux des hommes, jouent également un rôle, bien que non décisif. (Engels, Lettre à Joseph Bloch, éd. marxist.org, 1880)
Mais, si la superstructure n'est pas décisif, elle n'est pas négligeable notemment dans les familles, l'éducation et la science. Un devenir moderne ne peut pas se faire avec des idées et des pratiques passéistes et fixistes même dans une société higt-tech. D'où l'importance d'une éducation moderne (pédagogie nouvelle, méthode globale, rapport Langevin-Wallon) et d'une idéologie moderne (Destut de Tracy, Alexandre Zinoviev) qui désaliènent les consciences de la religion et du techoscientisme soit de la dynamique fascisante sans devenir « traditionalisme <> capitalisme ». Cela afin de faire émerger et d'actualiser le « communisme individuant » soit la dynamique progressiste « communalisme moderne (Alexandre Zinoviev) <> mordernisme commun (Karl Marx) »

Pour Marx, l'évolution de la pensée et de la société humaine, suit donc un cheminement dialectique. Plusieurs modes de productions (féodalisme, esclavagisme, capitalisme...) se succèdent. Chaque mode se heurtant à un moment donné aux contradictions entre les institutions et les forces productives, qui trouvent leur résolution dans le mode qui leur succède.

À terme, ces contradictions doivent, par l’action consciente de l’Humanité (et du prolétariat en particulier), se réconcilier dans une synthèse : le communisme.

Racines du marxisme économique[modifier]

Marx effectue une synthèse entre quatre grands courants économiques.

  • La pensée socialiste française. À la manière de Comte, Marx pense qu'il faut découvrir des lois socio-économiques historiques. De même, comme Saint-Simon qui considérait qu'il existe un clivage entre la classe des producteurs et la classe des oisifs (bourgeois, militaires, juristes...) au fondement historique de tous les antagonismes de classe (antinomie qu'il voulait résoudre en soumettant la société à l'intérêt des producteurs, ce qui n'exclurait pas la « dictature du prolétariat »), Marx observe que la société est divisée en plusieurs classes sociales, les deux principales étant la bourgeoisie et le prolétariat. Bien sûr, il y a de nombreuses nuances entre la philosophie marxiste et la philosophie sociale de Saint-Simon. Mais dans tous les cas, le communisme vers lequel doit tendre la société est pour une grande part inspiré des penseurs utopistes français. Marx pense que la société doit se diriger vers l'abolition de la propriété privée et l'appropriation des moyens de production par les travailleurs.
  • L'économie politique Classique, avec la théorie économique de la valeur-travail de David Ricardo.
  • La théorie du circuit qu'il emprunte aux physiocrates.
  • La théorie de la plus-value et de l'exploitation qui s'inspire de celle de Proudhon.

Principe de l'exploitation[modifier]

Étudiant le mode de production capitaliste, Marx considère qu'il révèle une opposition entre deux classes sociales (bien qu'il ait des classes intermédiaires) : la classe bourgeoise qui détient le capital, et la classe prolétarienne, qui ne dispose que de sa force de travail. S'inspirant de l'idée d'exploitation des travailleurs et de la pensée ricardienne qui ramène la valeur économique à la valeur-travail, Marx montre que le capitaliste exploite le travailleur en lui subtilisant une plus-value (c’est le « sur-travail »). En effet le capitaliste ne paye que la valeur de la force de travail. Or la valeur de la force de travail et la valeur que cette force produit sont deux choses différentes. Ce que coûte un ouvrier pour pouvoir travailler et le coût réel de son produit diffèrent énormément. Un travailleur produit plus de valeur qu'il ne lui en coûte pour travailler et vivre lui et sa famille. Le capitaliste tire son profit de cette différence, qui est la plus-value.

Dans la valeur du produit il y a ainsi :

  • la valeur des moyens de production consommés dans la fabrication du produit (capital constant) ;
  • la valeur du travail payé (constitué par la valeur de la force de travail utilisée, donc le montant des salaires) ;
  • et une autre partie du travail fourni par l'ouvrier qui n'est pas payée et qui constitue la plus-value empochée par le propriétaire des moyens de production qui devient par ce mécanisme un capitaliste.

Il tire de ces fondamentaux une théorie selon laquelle les tendances internes du système capitaliste recèlent des contradictions indépassables qui vont déclencher systématiquement et de manière récurrente, des crises économiques.

Le mécanisme économique qu'il décrit est le suivant[1].

Circuit économique[modifier]

Marx emprunte certains éléments de réflexion à Ricardo. Il distingue tout d'abord, les biens qui sont produits et consommés par le producteur direct (et la communauté dans laquelle il vit) et les marchandises qui sont produites pour l'échange direct ou le commerce. Ensuite, Marx utilise la distinction entre valeur d'usage d'une marchandise (subjective et variable d'un agent à un autre et qui change aussi avec le développement technique) et valeur d'échange (acceptable par tous les agents, ceci pour permettre justement l'échange). Enfin, Marx suppose que la « valeur » d'une marchandise est une donnée objective, fixée par la quantité de travail incorporée en elle, c'est le temps socialement nécessaire pour la produire. Elle prend forme ou se réalise grâce à l'échange et apparait comme « valeur d'échange ».

Ce qui intéresse Marx, c'est de comprendre la logique qui amène dans un premier temps la circulation simple des marchandises et celle du capital ensuite. Si la circulation simple de marchandises M-A-M (échange marchandise-argent et ensuite échange argent-marchandise) où l'argent intervient comme moyen de circulation (moyen d'achat) et fonctionne comme équivalent général, le troc M-M (échange marchandise contre marchandise) est caractérisé par un échange direct de valeurs où l'argent n'est pas nécessaire. La circulation M-A-M aboutit à échanger un produit contre un autre par l'intermédiaire de l'argent. Le but de l'échangiste, qui après avoir vendu quelque chose dont il n'a pas besoin, achète la marchandise qu'il désire, c'est de consommer mieux et plus. En revanche la circulation du capital A-M-A renferme en elle un objectif tout autre qui est celui d'acheter des marchandises pour les vendre plus cher. Là le but n'est pas la consommation mais l'enrichissement, faire avec l'argent plus d'argent, c'est faire du capital. Le capital est le résultat d'un long processus de développement social et n'apparait que là où la circulation simple des marchandises est déjà très développée. Enfin au stade plus évolué le capital s'assujettit la production proprement dite pour la transformer en mode de production capitaliste c’est-à-dire produire non seulement des objets d'utilité sociale, des valeurs d'usage mais surtout des marchandises, des valeurs et par-dessus tout de la plus value. Produire de la plus value est le but du mode de production capitaliste. C'est sa raison d'être. Il ne stimule la production que là où il y a de la plus value.

Exploitation du travailleur et principe de la plus-value[modifier]

Marx considère que les capitaux engagés A se décomposent en deux parts : le capital constant c (les machines, les matières premières et les matières auxiliaires) et le capital variable v (les salaires). La valeur de A est donc A = c + v.

Il suppose de plus que le capital constant ne fournit aucun surplus au capitaliste, ce n'est que le capital variable qui est source de valeur, et cette valeur est proportionnée au temps de travail social nécessaire à la production de la marchandise. Celui-ci comprend le travail indirect et le travail direct.

L'exploitation des capitalistes s'exprime alors dans le fait que la force de travail utilisée n'est pas payée par le capitaliste au prorata de sa valeur. Le travailleur est payé, dans la logique de l'économie classique, au minimum vital qui permet sa subsistance. Sous la pression d'un chômage permanent, les salaires seront toujours ramenés à long terme vers le salaire minimum. Le capitaliste récupère donc une différence : la plus-value, notée pl. On a donc : A' = c + v + pl. On peut dès lors définir :

  • le taux de plus value : pl/v qui exprime le niveau d'exploitation du travailleur.
  • le taux de profit : pl/(c+v), qui mesure le gain du capitaliste sur le capital engagé.

La valeur produite se répartit alors dans :

  • Les salaires qui tendent vers le minimum vital.
  • Les profits, donnés par la somme des plus-values, différence entre le travail total mis en œuvre et le travail nécessaire.
  • Les intérêts et les rentes. Ils sont considérés par Marx comme une répartition de second degré prélevés sur les profits. Ils dépendent de facteurs monétaires ou financiers.

Trois possibilités s'offrent aux capitalistes pour accroître la plus value :

  • Augmenter la durée du travail (c'est la plus-value absolue).
  • Diminuer le temps de travail pour produire l'équivalent du minimum de subsistance (c'est la plus-value relative), en pesant par exemple sur la production agricole, en améliorant le progrès technique ou en important de l'étranger.
  • Produire une quantité de produit plus importante pour un même temps de travail en découvrant une innovation technologique (c'est la plus-value différentielle). Seulement, lorsque cette innovation est généralisée, du fait de la concurrence, la plus-value relative disparaît, le prix de vente rejoint le prix de production.

Baisse tendancielle du taux de profit[modifier]

Marx explique donc la répartition du capital et l'exploitation des travailleurs, mais il lui reste à expliquer la contradiction fondamentale du capitalisme qui conduit à l'apparition récurrente de crises.

Il l'explique par le concept de baisse tendancielle du taux de profit. Marx considère que les capitalistes sont tentés d'accroître leurs capacités de production par des innovations technologiques pour obtenir un avantage temporaire sur leurs concurrents, appelé plus-value relative. Il s'ensuit qu'ils substituent des machines à la main d'œuvre, autrement dit ils substituent du capital constant c à du capital variable v, ce qui a pour conséquence d'augmenter l'intensité capitalistique de la composition organique du capital (proportion de c et v dans le capital). Comme la plus-value est donnée par l'utilisation de travail direct, et que le taux de profit est pl / (c + v), il vient une baisse tendancielle du taux de profit qui provoque des crises. En clair le capitaliste a tendance à rechercher la meilleure combinaison capital/travail, à augmenter au mieux l'intensité capitalistique de façon à réduire le prix de vente dans une situation concurrentielle vis-à-vis des autres producteurs ; cependant cette substitution de la machine c au travailleur v a pour conséquence à terme la réduction de la plus-value du capitaliste puisque celle-ci provient de la baisse du salaire du travailleur ou du jeu fait sur celui-ci.

Cependant, Marx dit qu'il existe des contre-tendances à cette baisse. Les capitalistes tentent de la compenser en accroissant leur débouchés (impérialisme), ou en augmentant le taux de plus-value (qui est le taux d'exploitation pl / v, donc en baissant les salaires par exemple), et on pourrait envisager un état stationnaire, mais le problème est que la substitution du travail par le capital engendre de plus en plus de chômage, une armée de réserve de travailleurs, ce qui conduit inexorablement la société vers des conflits sociaux.

Le marxisme économique après Marx[modifier]

Le marxisme économique a eu une grande influence sur la pensée économique du 19e et du 20e siècle. Celle-ci s'est exercée de différentes manières.

Courants en prolongation directe de l'économie politique de Marx[modifier]

On distingue généralement les marxiens des marxistes (on introduit aussi parfois le terme de marxologue pour désigner les chercheurs qui étudient l'œuvre de Marx). La délimitation est cependant assez floue.

Écoles marxiennes issues du milieu universitaire. On englobe dans l'expression écoles marxiennes des théories directement inspirées des travaux de Marx, mais qui s'en démarquent de différentes manières. Les auteurs marxiens reviennent aux travaux économiques de Marx tout en laissant le plus souvent de côté l'aspect idéologique ou métaphysique des écrits de Marx. L'école de la régulation s'inscrit dans cette lignée.

Écoles marxistes issues du mouvement révolutionnaire communiste. Le marxisme est, selon ses promoteurs, la théorie scientifique de la libération du prolétariat. Elle dispose, à l'origine, de deux composantes principales : une théorie historique (L'Idéologie allemande, le Manifeste du parti communiste, Lettre à J. Weydemeyer, 5 mars 1852, etc), et une théorie économique (Misère de la philosophie, Travail salarié et capital, Salaire, prix et profit, Le Capital) qui se combinent dans le but de réaliser un projet politique : la révolution communiste.

Différents courants de pensée semblent aujourd'hui développer des approches qui s'appuient sur un marxisme économique rénové. C'est le cas notamment de certains courants de pensée proches de l'altermondialisme. On peut penser par exemple à l'apport récent de Michael Hardt et Antonio Negri.

Courants qui s'inspirent du marxisme économique[modifier]

Le marxisme économique a inspiré les travaux de nombreux économistes. Les concepts introduits par Marx se sont retrouvés dans des travaux aux origines très diverses. Il est donc devenu presque impossible de décrire exhaustivement l'influence de son œuvre. Voici quelques exemples de théories qui s'en sont inspirées :

  • École historique allemande. L'économie politique de Marx a fortement influencé l'école historique allemande. Les travaux de Joseph Schumpeter traduisent ainsi un intérêt marqué pour les écrits de Marx.
  • École du circuit. L'école du circuit est un courant en partie d'inspiration marxiste qui insiste essentiellement sur les travaux de Marx qui sont relatifs à sa conception du circuit économique. Un des principaux représentants de ce courant est l'économiste Frédéric Poulon.
  • Post-marxisme.

Synthèses entre le marxisme et d'autres courants[modifier]

Les travaux d'Oskar Lange ou Michio Morishima, dans la lignée de ceux de John von Neumann sur l'équilibre général, ouvre des passerelles entre la pensée de Marx et celle de Léon Walras, jugées jusque-là antagonistes.

Le marxisme a donné lieu à des synthèses avec les travaux des keynésiens. Par exemple, Michał Kalecki introduira des concepts marxistes dans ses théories.

Dans les pays anglo-saxons se profile un courant marxiste assez particulier, le marxisme analytique. Les marxistes analytiques réinterprètent les propositions fondamentales de Marx en les éclairant à la lumière des théories individualistes (rationalité, intérêt...), de la microéconomie et de la philosophie analytique. Gerald Cohen, John Roemer, Philippe Van Parijs, Jon Elster ont fait partie, à des degrés divers, de ce mouvement (Elster s'en étant distancé dans les années 1990 et Van Parijs ayant participé aux travaux du groupe de Septembre sans pour autant se proclamer marxiste). Le marxisme analytique prend place parmi les débats ouverts par la Théorie de la justice (1971) de John Rawls et sa critique libertarienne par Robert Nozick dans Anarchie, État et utopie (1974).

Notes et références[modifier]

  1. Pour cette partie, voir Delfaud, 1997.

Voir aussi[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Pierre Delfaud, Les théories économiques, p. 23-32, Paris, PUF, collection Que sais-je, 1997.
  • Henryk Grossmann, Marx, l'économie politique classique et le problème de la dynamique, éd. Champ libre, 1975.
  • Frédéric Poulon, Macroéconomie approfondie - Équilibre, déséquilibre, circuit, 1982.
  • Rosa Luxemburg, L’Accumulation du capital, 1913.
  • Antonio Negri et Michael Hardt, Empire, Exils, 2000.
  • Karl Marx, Le Capital, 1867.
  • Karl Marx, Œuvres, tomes 1 et 2 : « Économie 1 » et « Économie 2 », La Pléiade, éditions dirigées par Maximilien Rubel, (ISBN 2-070-10346-3 et ISBN 2-070-10347-1).
  • Gérard Maarek, Introduction au Capital de Karl MARX, Préface d'Edmond Malinvaud, coll. « Perspectives de l'économique : Critique », ed. Calmann-Lévy, Paris, 1975.
  • Paul Mattick, Marx et Keynes, Gallimard, 2010.
  • Michio Morishima, Marx's Economics: A dual theory of value and growth, Cambridge University Press, 1973.

Liens externes[modifier]