Chômage partiel

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Le chômage partiel est une situation où le patron impose aux travailleurs un temps de travail réduit, et donc un salaire réduit. C'est une mesure de flexibilité / précarité du travail, qui améliore la compétitivité des capitalistes.

Le "kurzarbeit"[modifier]

En Allemagne, le chômage partiel est beaucoup utilisé, sous le nom plus positif de "kurzarbeit" (travail court). En particulier, pendant la crise de 2009, la chancelière Angela Merkel a incité à l'utilisation du kurzarbeit, qui a concerné 1 500 000 salariés qui, en moyenne, ont baissé de 31 % leur temps de travail.[1]

Le principe : au lieu de licencier 20 % de ses effectifs, une entreprise qui voit baisser son chiffre d’affaires de 20 % va pouvoir réduire son temps de travail de 20 % et garder tous les salariés. Pour faire passer la pilule, l'Etat paie la différence aux salariés - ce qui revient néanmoins à un transfert régressif de la collectivité vers le patronat.

Etant donné que le capitalisme allemand est celui qui s'en sort le mieux en Europe, ces mesures ont globalement permis de limiter la hausse du chômage et d'aider à la reprise en 2010. Mais il serait cynique de parler de solution gagnants-gagnants, comme le proclament bourgeois et bureaucrates syndicaux, étant donné que la compétitivité allemande repose précisément sur... les profonds reculs sociaux imposés aux travailleurs par les réformes sous Schröder.

Notes et sources[modifier]

Politis, Pourquoi tant d’emplois en Allemagne ? janvier 2012

  1. Selon le rapport officiel du ministère du Travail allemand, le 23 janvier 2011.