Chômage en France

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Timbre émis en 1939 au profit des Chômeurs intellectuels.

Cette page traite du chômage en France.

1 Chiffres du chômage[modifier | modifier le wikicode]

1.1 Crise des années 1930[modifier | modifier le wikicode]

Suite à la crise de 1929, le taux de chômage a atteint 24,9 % aux Etats-Unis. En Allemagne il était de 25 % en 1932.

Le taux de chômage était moins élevé en France, essentiellement parce que le pays était encore très rural comparé aux autres pays impérialistes : ce n'est qu'en 1931 que la population urbaine dépasse les 50%.

1.2 Trente glorieuses[modifier | modifier le wikicode]

Sous l'effet de la forte destruction de capital engendrée par la Seconde guerre mondiale et donc du rétablissement d'un taux de profit élevé, la croissance est élevée dans l'après-guerre, et le chômage redescend à un niveau inférieur à 2% pendant 25 ans.

TauxChômageFrance1894-2010.png

1.3 Ralentissement des années 1970[modifier | modifier le wikicode]

Dans les années 1970, le taux de profit a fini par baisser à tel point que l'économie connaît un fort ralentissement et que réapparaît un chômage de masse.

En France, le nombre de chômeurs passa de 260 000 en 1970, à 500 000 en 1974, pour avoisiner 1,5 million au début de l'année 1981, soit 6 % de la population active. Mitterrand, quant à lui, avec des trémolos dans la voix, stigmatisait le spectre du chômage, annonçant que si Giscard, qu'il appelait « monsieur chômage » était réélu, le cap des deux millions de chômeurs serait dépassé. Triste prévision que sa propre politique allait réaliser en quelques mois. En réalité, tous ces dirigeants savaient bien que pour enrayer la montée du chômage, il ne suffisait pas de chasser Giscard. Mais ce n'était pas l'intentation des dirigeants du PS de remettre en cause le capitalisme.

1.4 Maquillage des chiffres réels du chômage[modifier | modifier le wikicode]

En France, un collectif nommé ACDC pour "les Autres Chiffres Du Chômage" s'est monté pour souligner l'écart entre le chiffre officiel et le chômage réel suite à différentes réformes du calcul.

Chomage2.jpg

Pour la France le nombre des inscrits demandeurs d’emploi dans les systèmes informatiques de Pôle emploi est accessible en open data. Ces données sont les inscriptions administratives réelles des demandeurs d’emploi dans le central informatique. Elles sont consolidés par les agents d’accueils et par les services de contrôles internes de Pôle emploi. Voici une analyse de ces données brutes des inscrits demandeurs d’emploi toutes catégories.

Les inscrits demandeur d’emploi dans le central informatique de Pôle emploi de janvier 1996 à fin 2018

Les ondulations dans la courbe correspondent aux saisonniers. Nous voyons que les 35 heures c’est environ 800 000 demandeurs d’emploi inscrits administrativement en moins sur deux ans. Que le «papy boom» commence en 2005 et que c’est environ la même diminutions des inscrits demandeurs d’emploi sur quatre ans. Que les politiques libérales sont la conséquence des augmentations des inscrits, et que la flexibilisation des emplois de 2008 a engendré 3 000 000 d’inscrits demandeurs d’emplois en plus en 10 ans en passant de 3 600 000 inscrits à 6 600 000. Le tout financé par le mutualisme des travailleurs sur la partie brute du salaire. Ces analyses de la flexibilité des emplois peuvent-être affinés avec les catégories inventoriés administrativement.

Les demandeurs d’emploi inscrits par catégories de janvier 1996 à novembre 2019.png

La catégorie A est considéré comme un demandeur d’emploi qui n’a pas travailler dans le mois. La catégorie B sont les travailleurs qui ont travaillé mois de 72 heures dans le mois, ce sont des travailleurs pauvres. La catégorie C sont les travailleurs qui ont travaillé plus de 72 heures dans le mois, ce sont les travailleurs précaires. La catégorie D ce sont les maladies, les formations et les maternités, elles ne sont pas comptabilisées. Et la catégorie E était un artifice pour les demandeurs d’emploi en création d’entreprise ou pour des salariés sur des contrats d’insertion professionnelle, elle n’est pas aussi comptabilisée[1].

Comme pour la catégorie E, qui n’est pas comptabilisée dans les chiffres officiels, les autoentrepreneurs ne sont carrément plus comptabilisés dans les données administratives de Pôle emploi. Et la baisse ressente de la catégorie A est la conséquence du basculement en auto entrepreneurs d’une partie des demandeurs d’emploi pour survivre économiquement, couplé à l’ajustage administratif des catégories pour les inscrits pauvres au RSA.

Concernant la population des seniors (plus de 45 ans) inscrits demandeurs d’emploi, il est a noter une attention statistique sur ces réalités administratives.

Les inscrits demandeurs d’emploi de plus de 45 ans de janvier 1996 à novembre 2019.png

Depuis 2008 les seniors en France sont de plus en plus exclus du marché du travail, et sont passés d’environ moins d’un million à 2 300 000 inscrits. À cela on doit rajouter les deux premières années avant la retraite comme demandeur d’emploi pour de plus en plus de salariés en age de départ. Tout cela toujours financé par la partie brute du mutualisme des salariés.

2 Assurance chômage[modifier | modifier le wikicode]