Pays impérialistes et pays dominés

Les pays impérialistes sont des pays industrialisés où la bourgeoisie est suffisamment puissante pour jouer un rôle impérialiste dans le monde (domination sur d'autres bourgeoisies, accaparement de matières premières, néocolonialisme...).
Les pays dominés sont à l'inverse les pays où la bourgeoisie est moins développée - avec subsistance de caractères plus ou moins pré-capitalistes - et subordonnée plus ou moins fortement aux pays impérialistes, ou aux multinationales de ces pays, l'industrialisation étant relativement freinée.
Les médias bourgeois utilisent quasi-exclusivement les notions de pays riches / pays pauvres / pays en développement, ce qui a bien sûr l'intérêt de masquer les rapports de domination.
Critères et définitions[modifier | modifier le wikicode]
Critères marxistes[modifier | modifier le wikicode]
La question des critères pour distinguer un pays impérialiste d'un pays dominé est un sujet de débat entre marxistes. Le critère le plus souvent mis en avant est celui d'être un pays capitaliste suffisamment industrialisé pour être en capacité d'exporter ses capitaux à l'étranger, et par ce biais en extraire des flux financiers.
La plupart des marxistes ont développé des concepts pour nommer les statuts intermédiaires entre pays impérialiste et pays dominé :
- Le courant moreniste (LIT notamment) a développé le concept de "sous-métropoles" : des pays non-impérialistes mais ayant un rôle d'intermédiaires pour les pays impérialistes. Moreno l'a d'abord utilisé pour des pays comme le Portugal post-colonial ou le Brésil des dictatures militaires.[1] Ce concept a plus tard été employé pour qualifier des blocs comme le Mercosur puis les BRICS.[2]
- Le terme de « sous-impérialismes » ou « impérialismes régionaux » est utilisé par plusieurs marxistes (Ruy Mauro Marini, Alex Callinicos[3], Patrick Bond[4][5], Benjamin Bürbaumer[6]...) pour décrire la situation de toute une série de pays : Afrique du Sud, Brésil, Inde, Iran, Israël, Pakistan, Turquie...
- Certains PC issus du stalinisme développent des théories proches, comme le KKE grec qui parle de pyramique de l'impérialisme et de puissances régionales.[7]
Critères mainstream[modifier | modifier le wikicode]
Un certain nombre de catégories sont souvent utilisées dans les analyses mainstream, malgré leur peu de pertinence. De fait elles mélangent des situations très différentes.
Ainsi on entend souvent parler de :
- « pays en développement » et « pays émergents »
- « Quatre dragons asiatiques » : Corée du Sud, Taïwan, Hong Kong et Singapour.
Ces pays ont connu une forte industrialisation dans la deuxième moitié du 20e siècle et sont maintenant considérés comme des pays industrialisés. A part la Corée du Sud, ce sont des petits pays, difficilement comparables à de grands États. Hong Kong a d'ailleurs depuis été absorbé par la Chine, et Taïwan est toujours sous la menace de l'être. Quant à Singapour, il s'agit plutôt d'une cité-État. Les micro-États ont un avantage relatif, sur le plan économique, du fait de ne pas avoir d'arrière-pays avec une misère paysanne à gérer, de ne pas avoir de réelle armée à gérer (dépendant du parapluie états-unien en l'occurrence), et de pouvoir se spécialiser dans l'exportation (ce qui n'est pas généralisable puisqu'il faut que d'autres pays soient des importateurs).[8][9] - « Nouveaux pays industrialisés » (NPI) :
- Les « cinq bébés Tigres » : Malaisie, Indonésie, Thaïlande, Philippines, Viet-Nam
- Les « jaguars » : Mexique, Chili, Colombie, Argentine
- Les BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et l'Afrique du Sud.
- La Turquie.
- "BRICS" (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud)

- Pays développés
- Pays en développement
- Pays les moins avancés
- Données indisponibles
-
Nouveaux pays industrialisés (2013)
-
Pays émergents = Pays en développement ne faisant pas partie des pays les moins avancés (PMA) ou des NPI. (2007)
Vieux pays impérialistes[modifier | modifier le wikicode]
Le caractère impérialiste ne s'acquiert pas "librement", mais en fonction des rapports de force et des espaces qu'ils peuvent laisser. Ainsi, au 19e siècle, les puissances d'Europe et les États-Unis ont mis le monde en coupe réglée, que ce soit par la colonisation directe ou la "semi-colonisation", et cette domination bloque ensuite l'industrialisation auto-centrée et freine le développement économique et social de ces pays. Le Japon est la dernière puissance extra-européenne à avoir réussi à acquérir une place dans le concert des nations impérialistes grâce à sa révolution Meiji. C'est notamment pour cela que dans la deuxième partie du 20e siècle, on parlait couramment de la Triade pour désigner les États-Unis, l'Union Européenne et le Japon.
La triade[modifier | modifier le wikicode]
L'ensemble États-Unis + Europe occidentale + Japon, que l'on appelle "triade", regroupe les puissances impérialistes historiques du 20e siècle. La triade détient 80 % du commerce mondial, 70 % de la production mondiale, 90 % des opérations financières et 80 % des nouvelles connaissances scientifiques. La triade c'est 70 % des 1 145 milliards de dollars de dépenses en 2006 du budget militaire mondial. La triade regroupe la plupart des sièges des organisations internationales, et donc du pouvoir diplomatique : l'ONU et la Banque mondiale à New York, le FMI à Washington, l'OMC à Genève... Au conseil de sécurité permanent à l'ONU (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Chine), la majorité est constituée de membres de la triade. D'après le classement de Shanghai, la Triade occupe les 100 premières places des meilleures universités (dont 56% sont aux États-Unis en 2008). Elle détient aussi les trois principales monnaies (¥€$) et les trois principales bourses (NYSE Euronext, Bourse de Londres et Bourse de Tokyo).
En dehors de ces pays, la question de savoir si tel ou tel pays est impérialiste ou dominé fait débat parmi les communistes.
États-Unis[modifier | modifier le wikicode]
Les États-Unis se sont développés progressivement depuis leur indépendance du Royaume-Uni, et au cours du 19e siècle ils sont montés en puissance jusqu'à être de sérieux concurrents des européens. Leur atout est notamment d'avoir un grand marché unifié et contenant beaucoup de pétrole, contrairement à l'Europe morcelée et dépendante de ses colonies.
La Première guerre mondiale a renforcé les États-Unis relativement à l'Europe, et la Deuxième guerre mondiale l'a véritablement consacrée comme super-puissance impérialiste.
Europe de l'Ouest[modifier | modifier le wikicode]
Les pays impérialistes historiques sont les puissances d'Europe de l'Ouest.
Le capitalisme industriel puis financier s'est d'abord développé au Royaume-Uni, qui était la puissance hégémonique à partir du milieu du 19e siècle.
La Belgique a été un des premiers pays à développer un capitalisme dynamique. Cela lui a donné une puissance disproportionnée par rapport à sa taille.
La France s'est développée peu après l'Angleterre, mais assez lentement, restant en grande partie rurale jusqu'au milieu du 20e siècle.
Les Pays-Bas, qui étaient depuis longtemps une puissance commerciale et coloniale, ont naturellement trouvé une place parmi les pays impérialistes (souvent en alliances avec d'autres).
L'Allemagne s'est industrialisée puissamment et rapidement à la fin du 19e siècle, jusqu'à menacer sérieusement certains marchés anglais. C'est ce renforcement de l'Allemagne qui a conduit à la Première guerre mondiale, dont l'enjeu principal était le redécoupage du monde.
Enfin, d'autres pays européens se sont taillés une place plus tardivement :
- l'Italie
- les pays comme la Suisse, le Luxembourg et le Liechtenstein peuvent être considérés comme des coffre-fort du capital financier international
- les pays scandinaves, Danemark, Suède, Norvège, Finlande
- l'Autriche
L'Espagne et le Portugal ont pu s'appuyer sur leurs colonies héritées de l'époque du capitalisme commercial, et sur leurs liens avec l'Amérique du Sud. Néanmoins, ils sont passés des premières puissances européennes aux dernières. En particulier le statut du Portugal est intermédiaire :
« Le Portugal nous offre l'exemple d'une forme quelque peu différente, associée à l'indépendance politique, de la dépendance financière et diplomatique. Le Portugal est un État souverain, indépendant, mais il est en fait, depuis plus de deux cents ans, depuis la guerre de la Succession d'Espagne (1701-1714), sous protectorat britannique. L'Angleterre a défendu le Portugal et ses possessions coloniales pour fortifier ses propres positions dans la lutte contre ses adversaires, l'Espagne et la France. Elle a reçu, en échange, des avantages commerciaux, des privilèges pour ses exportations de marchandises et surtout de capitaux vers le Portugal et ses colonies, le droit d'user des ports et des îles du Portugal, de ses câbles télégraphiques, etc., etc. De tels rapports ont toujours existé entre petits et grands États, mais à l'époque de l'impérialisme capitaliste, ils deviennent un système général, ils font partie intégrante de l'ensemble des rapports régissant le "partage du monde", ils forment les maillons de la chaîne des opérations du capital financier mondial. »[10]
Pour d'autres pays, comme la la Grèce, le statut de puissance impérialiste est assez controversé parmi les marxistes. Suite à la crise actuelle et à la façon brutale de "négocier" de la Troïka, plusieurs militant·es parlent de semi-colonisation de la Grèce.
Au moment des accords de Munich, Trotski écrit que « la Tchécoslovaquie est un État totalement impérialiste. »[11]
Japon[modifier | modifier le wikicode]
Le Japon est parvenu à se protéger de la semi-colonisation occidentale à partir de sa révolution de 1868. Aussitôt, il a mené à son tour une politique impérialiste, en particulier en Asie. Lors de la Seconde guerre mondiale, il a défié les États-Unis, qui ont lourdement répliqué, avec deux bombes nucléaires puis l'occupation militaire. L'autonomie politique et militaire du Japon par rapport aux États-Unis a été fortement réduite depuis, mais il a su se hisser au rang des premières puissances économiques.
Canada[modifier | modifier le wikicode]
Dès 1922, l'Internationale communiste considérait le Canada comme un pays impérialiste.[12]
Certains marxistes ou marxisants ont cependant écrit sur la domination financière des États-Unis sur le Canada.[13]
Leo Panitch et Sam Gindin considèrent le Canada comme l'exemple d'un pays où le capital états-unien a profondément pénétré le marché local, sans pour autant détruire l'intégrité territoriale du pays. Selon eux, l’interpénétration du capital a à la fois réduit l’intérêt des capitalistes d’agir comme « bourgeoisie nationale » opposée à la suprématie des États-Unis, et réduit les moyens de le faire. Ils parlent même de « canadianisation » du monde pour décrire le fait que ce phénomène se reproduit avec d'autres pays capitalistes avancés. Selon eux la nouvelle forme d’impérialisme ne peut plus être comprise comme l’ancienne « logique de puissance territoriale ».
Australie[modifier | modifier le wikicode]
Dès 1922, l'Internationale communiste considérait l'Australie comme un pays impérialiste.[12]
Pays intermédiaires[modifier | modifier le wikicode]
Pour un certain nombre de pays, la catégorisation est beaucoup moins consensuelle, ce qui est le reflet à la fois de débats qui ne sont pas allés à leur terme, et à la fois d'une réelle difficulté (les inégalités entre pays se sont réduites depuis le début du 20e siècle).
Puissances majeures[modifier | modifier le wikicode]
Chine[modifier | modifier le wikicode]
Pour la majorité des observateurs, marxistes ou non, la Chine est une puissance impérialiste montante tandis que les États-Unis déclinent. La Chine a encore beaucoup de marqueurs de sous-développement par rapport aux pays industrialisés (paysannerie importante, pauvreté...), mais son capital industriel est assez fort pour lui assurer une puissance considérable.
Quelques marxistes sont cependant réticents à parler d'impérialisme, parfois en lien avec des positions campistes, mais pas systématiquement.
Russie[modifier | modifier le wikicode]
Une majorité de marxistes considèrent que la Russie est une puissance impérialiste, même si sa puissance est plus militaire (grâce à un héritage ancien et à une vaste population) qu'économique. Et dans le domaine économique, sa force réside surtout sur l'exploitation des ressources naturelles, et pas tellement sur de l'industrie avancée. En en sens, la Russie peut être considérée comme faisant partie des vieux impérialismes (elle était considérée comme impérialiste avant 1917).
Mais le statut impérialiste de la Russie contemporaine fait l'objet de débats parmi les marxistes. Les débats sur la Russie entre 1917 et 1991 sont encore différents, puisque pour la plupart des marxistes l'URSS était un État ouvrier auquel on ne pourrait pas appliquer la catégorie « d'impérialisme ». Beaucoup de partis issus du stalinisme ont des positions campistes lors des conflits qui impliquent la Russie.
Autres pays intermédiaires[modifier | modifier le wikicode]
Corée du Sud[modifier | modifier le wikicode]
La forte industrialisation de la Corée du Sud, alliée au camp occidental, a souvent été vantée par les économises dominants comme un succès du libre marché. En réalité, il y a de nombreux contre arguments[9], et le principal est que le pays a eu le soutien des États-Unis qui voulaient contenir l'expansion du communisme en Asie, car cela a eu de nombreuses conséquences :
- La politique de la Corée du Sud était très protectionniste et interventionniste, tout en ayant de son côté accès au marché états-unien (un « cadeau » qui n'est en général pas toléré par les grandes puissances).
- Les États-Unis ont massivement financé la construction d'infrastructures de base.
- Les États-Unis ont même poussé le pays à des réformes agraires radicales dans les années 1950 pour éviter des révolutions paysannes.
- Le pays a été soutenu malgré le fait qu'il était une dictature autoritaire jusqu'en 1987, ce qui a permis une dure répression du mouvement ouvrier, et donc une main d’œuvre compétitive.
Inde[modifier | modifier le wikicode]
Ce pays est considéré comme un sous-impérialisme par plusieurs auteurs marxistes.[3]
Les entreprises indiennes (Vedanta, Jindal...) en Afrique sévissent aussi en Afrique. Le patron de l'entreprise minière Vedanta s'est vanté d'avoir acheté la plus grande mine de cuivre du continent après avoir amadoué le président zambien.[5] Des capitalistes indiens ont participé à corruption massive en Afrique du Sud.
Une autre multinationale importante avec capital indien est ArcelorMittal, qui avait notamment racheté l’ancienne entreprise d'État d’Afrique du Sud, ISCOR, et s'en est servie essentiellement pour pomper des richesses vers l'Inde sans réinvestir.
Iran[modifier | modifier le wikicode]
Ce pays est considéré comme un sous-impérialisme par plusieurs auteurs marxistes.[3]
Israël[modifier | modifier le wikicode]
Ce pays est considéré comme un sous-impérialisme par plusieurs auteurs marxistes.[3]
Brésil[modifier | modifier le wikicode]
Ce pays est considéré comme un sous-impérialisme par plusieurs auteurs marxistes.[3]
Ses entreprises Odebrecht ou Vale exploitent des ressources en Angola, au Mozambique, et n'hésitent pas à utiliser la corruption des autorités locales.[5]
Turquie[modifier | modifier le wikicode]
Ce pays est considéré comme un sous-impérialisme par plusieurs auteurs marxistes.[3]
Mexique[modifier | modifier le wikicode]
Argentine[modifier | modifier le wikicode]
Indonésie[modifier | modifier le wikicode]
Malaisie[modifier | modifier le wikicode]
Thaïlande[modifier | modifier le wikicode]
Philippines[modifier | modifier le wikicode]
Viêt Nam[modifier | modifier le wikicode]
Chili[modifier | modifier le wikicode]
Iran[modifier | modifier le wikicode]
Colombie[modifier | modifier le wikicode]
Afrique du Sud[modifier | modifier le wikicode]
Ce pays est considéré comme un sous-impérialisme par plusieurs auteurs marxistes.[3]
Le président Ramaphosa a aussi eu la casquette de capitaliste exploiteur. Par exemple lorsqu'il était à la tête de MTN, entreprise de telecoms qui contrôle de nombreux marchés en Afrique, en a profité pour extraire massivement de l'argent sur des comptes off-shore.
Pays dominés[modifier | modifier le wikicode]
Afrique[modifier | modifier le wikicode]
Malgré la vague de décolonisation qui a aboutit à la constitution de dizaines d’États "libres", la plupart de ces États sont restés économiquement (multinationales implantées) et politiquement (castes de dictateurs au service des Occidentaux) dépendants de leurs anciens colons. On emploie le terme de "néo-colonialisme" pour désigner la politique des Européens à leur encontre.
Amérique du Sud[modifier | modifier le wikicode]
Depuis le 19e siècle, les États-Unis considèrent l'Amérique du Sud comme leur chasse gardée.
Néanmoins certains grands pays d'Amérique du Sud ont pu au début du 20e siècle acquérir une autonomie relative et s'industrialiser partiellement. Malgré des reculs partiels dans certains cas, cette tendance s'est poursuivie, surtout pour les plus grands pays comme le Brésil, l'Argentine et le Chili.
Europe de l'Est[modifier | modifier le wikicode]
La plupart des pays d'Europe centrale et orientale sont peu développés. Les anciens pays du Bloc soviétique avaient été relativement industrialisés, mais la dissolution de l'URSS et l'entrée brutale dans le marché capitaliste mondial les a ramené loin en arrière. Ces pays sont la plupart du temps dominés par l'Allemagne ou des pays scandinaves. Ainsi la plupart des banques de l'Estonie sont contrôlées par des banques suédoises.
Asie[modifier | modifier le wikicode]
De nombreux pays d'Asie centrale (dont d'anciennes Républiques soviétiques) sont dominées par la Russie, les États-Unis ou encore la Chine.
Mouvement des non-alignés[modifier | modifier le wikicode]
Le mouvement des non-alignés est un regroupement de pays fondé pendant la guerre froide, par des États récemment affranchis de la colonisation, et souhaitant créer un rapport de force pour se développer, en se faisant les porte-voix du Tiers-Monde.
Idéologiquement ces pays étaient très divers (Cuba, l'Arabie saoudite...) mais avaient en commun des politiques interventionnistes tournées vers le développement et le compromis entre paysannerie, classe ouvrière et petite-bourgeoisie.
Ce mouvement va se disloquer dans les années 1980, même s'il existe toujours formellement.[14]
Des pays qui étaient en son sein sont clairement devenus des grandes puissances, comme l'Inde, l'Iran ou l'Arabie saoudite, tandis que beaucoup sont encore des pays dominés.
Notes et sources[modifier | modifier le wikicode]
- ↑ Liga Internacional dos Trabalhadores - Quarta Internacional, 50 años de la revolución portuguesa: lecciones para la acción revolucionaria hoy - Liga Internacional de los TrabajadoresLiga Internacional de los Trabajadores, 13 mai 2024
- ↑ O imperialismo diante da crise econômica mundial, Marxismo Vivo – Português N° 20, 2009
- ↑ 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 et 3,6 Claude Serfati, Penser les transformations des systèmes militaro-sécuritaires, Contretemps, 3 octobre 2024
- ↑ Patrick Bond, Western Imperialism and the Role of Sub-imperialism in the Global South, International Viewpoint, 22 April 2021
- ↑ 5,0 5,1 et 5,2 Patrick Bond, ‘New imperialism’ debate suffers from the omission of subimperialism. The BRICS, global governance, accumulation, class struggle and resource extractivism, CADTM, 25 April 2018
- ↑ Interview de Benjamin Bürbaumer, Impérialisme(s) et anti-impérialisme, CADTM, juillet 2026
- ↑ inter.kke.gr, On Imperialism - The Imperialist Pyramid, Mar 21, 2013
- ↑ William Cline, Can the East Asian Model of Development be Generalized?, 1982
- ↑ 9,0 et 9,1 Bruce Cumings, The origins and development of the Northeast Asian political economy, 1984
- ↑ Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1916
- ↑ Léon Trotski, Après Munich, une leçon toute fraîche sur la caractère de la guerre prochaine, 3 octobre 1938
- ↑ 12,0 et 12,1 Internationale communiste, 4e congrès, Thèses générales sur la question d’Orient, 1922
- ↑ Jorge Eduardo Niosi, Le contrôle financier du capitalisme canadien, 1980, 2ème édition en 1981
- ↑ csst.org - Non-Aligned Movement Centre for South-South Technical Cooperation