Réforme économique chinoise

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Deng-Xiaoping-1997.jpg
Le régime chinois a entamé une libéralisation progressive de l'économie à partir des années 1970, accentuée dans les années 1990, qui a conduit au rétablissement du marché capitaliste. La nature de l'Etat chinois avant cette libéralisation fait débat parmi les marxistes.

Officiellement, cette libéralisation a été appelée la Réforme économique chinoise (chinoissimplifié : 改革开放, littéralement : "Réforme et ouverture"). Ce terme désigne un ensemble de réformes menées à partir de 1978, sous la direction du secrétaire général du PCC, Deng Xiaoping.

Historique[modifier]

Contrairement à ce qui s'est passé lors de l'effondrement de l'URSS, la libéralisation économique en Chine a été beaucoup moins subie par la classe dominante, et beaucoup plus préparée. Les réformes ont été tentées prudemment au début. Deng Xiaoping disait « il faut traverser la rivière en tâtonnant pour trouver chaque pierre ».

Deux principales étapes peuvent être distinguées :

  1. Première période (1978-1992) : « réformes sans perdants ». Le PCC parlait de « stade initial du socialisme » (13e congrès – 1987). Création « d’entreprises communales et villageoises » (ECV) Création de ZES, mais pas encore en concurrence avec entreprises publiques.
  2. Deuxième période (1992 jusqu’à maintenant) : « Economie socialiste de marché » (14e congrès – 1992). Accent sur la « modernisation ». Privatisations, mise en concurrence, soumission des entreprises publiques à la rentabilité... Même dans les ECV, les anciens travailleurs sont devenus des actionnaires exploitant des travailleurs migrants.

Conséquences[modifier]

Place dans le système impérialiste mondial[modifier]

Article détaillé : Impérialisme chinois.

Jusqu'à la fin de sa vie, Trotsky considérait la Chine comme une semi-colonie soumise au Japon et aux puissances occidentales. Pour les maoïstes, la Chine de Mao avait vocation à être le leader du tiers monde dans la lutte anti-impérialiste. Ils dénonçaient également l'URSS comme « social-impérialiste ».

Pour certains marxistes, la restauration des rapports capitalistes a réinséré la Chine dans des rapports de domination par le capital étranger. D'autres pensent que la Chine est au contraire parvenue à s'insérer sur le marché mondial sans prendre une place subordonnée, et qu'elle est devenue une puissance impérialiste.

Conséquences politiques internes[modifier]

Globalement, c'est la bureaucratie de l'Etat et du PCC qui s'est transformée en bourgeoisie. Ceci explique que les capitalistes chinois ne sont pas porteurs d’un mouvement démocratique-bourgeois opposé au PCC.

En revanche, les transformations capitalistes entraînent de profondes transformations sociales (exode rural, concentrations ouvrières...) et un regain de la lutte des classes. La classe ouvrière de Chine est probablement celle qui a le plus grand potentiel révolutionnaire actuellement.

Notes et sources[modifier]