Ancien Régime

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L'Ancien Régime est le nom donné au régime monarchique ayant régné en France de l'établissement des Francs jusqu'à la Révolution française. Cette société était caractérisée par l'évolution très lente des rapports de production et de son infrastructure, qui explosera lors de l'établissement de la Ière République.

On admet ici que le terme englobe l'ensemble de la société monarchique de l'époque, et non pas la période s'étendant du règne de François Ier jusqu'à 1789 (selon la définition d'Alexis de Tocqueville)[1].

Caractéristiques[modifier]

Monarchie[modifier]

L'une des caractéristiques les plus importantes de l'Ancien Régime était bien sûr le régime monarchique, dont l'influence aura toutefois varié au cours de l'histoire : ainsi, on distingue des périodes de féodalisme, lorsque le roi était incapable d'assurer sa domination et devait donc déléguer son pouvoir à des fifres (ducs, barons...) ; et des périodes d'absolutisme lorsque le roi, invoquant le Droit d'origine divine, dirigeait le royaume d'une main de fer, notamment durant le 15ème et 16ème siècle. C'est ce qui aurait fait dire à Louis XIV : « L'Etat c'est moi. », bien que cette anecdote soit fausse[2].

Véritables parasites, les nobles et la Cour coûtaient très cher à l'Etat français. Les dépenses faramineuses accumulées notamment par la famille royale - peintures, nourriture, vêtements, statues, et même le personnel de maison... - trouèrent littéralement la dette publique de l'époque : 28 millions de Francs sous Louis XVI[3].

Autoritarisme religieux[modifier]

Si le régime était autoritaire et plus ou moins corrompu, il n'en demeurait pas moins que c'était l'Eglise qui était l'artisan de l'oppression de la population, notamment avec la mise en place de l'Inquisition, première organisation supranationale de l'Histoire ayant agie dans toute l'Europe dont le but était de traquer les "hérétiques" (tous ceux qui s'opposaient, de près ou de loin, au pouvoir de l'Eglise ou qui réfutaient les dogmes). Le rôle de l'Inquisition se renforcera après la Réforme religieuse. Si son nombre de victimes exact est inconnu, il n'en demeure pas moins qu'elle en aurait fait à travers l'Europe un très grand nombre[4].

Une société profondément inégalitaire[modifier]

Mais l'une des caractéristiques les plus cinglantes de l'Ancien Régime, était les profondes inégalités qui régnaient entre les classes possédantes et le Tiers-Etat (mot pêle-mêle pour désigner les bourgeois, paysans et travailleurs, en gros tous ceux qui n'étaient pas membres du clergé ou de la noblesse, qu'elle soit de l'épée ou de robe).

La féodalité

Fin de l'Ancien Régime[modifier]

La modification des rapports de productions féodaux, arriérés, au profit de la bourgeoisie qui devenait la force motrice économique de la société va finir par entraîner une révolution en 1789. Le roi est dans un premier temps conservé au trône, mais avec des pouvoirs limités (droit de veto), avant d'en être déchu et exécuté quelques années plus tard[5]. Dans le même temps, les privilèges de la noblesse sont mis en pièce dans la nuit du 4 août de la même année, et une série de révoltes paysannes renversent les seigneurs de campagne (Grande Terreur). La fin de l'Ancien Régime va permettre à la société de classes moderne, opposant la bourgeoisie et le prolétariat, de se développer sur de nouvelles bases.

Notes et références[modifier]