Révolution des Pays-Bas

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La révolution des Pays-Bas (1566-1609) est une des premières révolutions bourgeoises d'Europe.

Elle recoupe en grande partie la Guerre de Quatre-Vingts Ans (1568-1648) entre les Pays-Bas espagnols et l'Espagne.

Contexte[modifier]

Article détaillé : Pays-Bas espagnols.

Au XVIème siècle, les Pays-Bas constituent un ensemble de 17 provinces gouvernées depuis Bruxelles, et possessions de l'absolutisme espagnol, alors le plus puissant d'Europe. Depuis 1556, le souverain des Pays-Bas est Philippe II d’Espagne, qui a hérité de Charles Quint ce territoire doté d'institutions centrales.

Ce pays est alors le plus riche d’Europe, avec la plus grande flotte de commerce d'Europe, qui domine de la Baltique à Lisbonne, Anvers comme métropole commerciale et bancaire d'Europe du Nord, et les autres grandes villes (Gand, Bruges, Ypres, Lille). L'urbanisation est exceptionnellement en avance, et l'alphabétisation est quasi-totale en ville, le plus grand éditeur et imprimeur d'Europe se trouve à Anvers. En Hollande et en Flandres, l'industrie drapière s'est développée, particulièrement dans les bourgs et villages qui n'ont pas les corporations rigides des grandes villes. Une vraie classe ouvrière manufacturière a émergé, avec aussi plus de chômeurs et de pauvres urbains que partout ailleurs. Les Pays-Bas ont également l’agriculture la plus moderne d’Europe, orientée vers le marché et dirigée par des intérêts urbains.

Dès les années 1520, le protestantisme a connu beaucoup de succès dans les villes des Pays-Bas. La répression est dure, mais des refuges relatifs existent. Chaque milieu social trouve son idéologie adéquate : le luthérianisme chez une minorité de grands bourgeois cosmopolites, l’anabaptisme chez les ouvriers et les petits artisans, mais surtout à partir des années 1550, le calvinisme, parmi la petite bourgeoisie aisée et cultivée, et parmi de nombreux intellectuels de la petite noblesse.

La structure politique des Pays-Bas est extrêmement décentralisée. Le souverain nomme à la tête de chaque province un gouverneur (“stadhouder”), mais il doit composer avec des institutions, lois, impôts et procédure locales. Les Etats provinciaux envoient aux réunions des Etats généraux de Bruxelles des délégations tenues par de rigoureux mandats impératifs. Le gouvernement de Bruxelles ne dispose guère de troupes permanentes tandis que les milices urbaines et féodales sont compliquées à mobiliser. Voilà pourquoi la présence de troupes espagnoles sera si décisive. L’absolutisme aux Pays-Bas reste à construire, et ce territoire, pourtant si riche, reste pour Madrid un gouffre financier en raison de l'absence de prise de son administration.

La noblesse est particulièrement peu nombreuse, surtout dans le Nord. En Hollande / Zélande, les terres ont été gagnées sur la mer et accumulées par des pré-capitalistes, avec un ingénieux système de canaux et de digues administrés par élection des propriétaires, et en Frise, le tribalisme, aboli seulement au XIème siècle, a laissé un paysage de paysans-propriétaires. Par contre dans les campagnes de Flandre et de Brabant, malgré leur agriculture prospère et moderne, la noblesse est puissante, et encore plus dans l'Artois et le Hainaut.

Les villes des Pays-Bas ont depuis le XIVème siècle une longue tradition de révoltes anti-seigneuriales pour défendre les libertés communales. La dernière en date, l’insurrection de Gand, la deuxième ville du pays, en 1539-1540, dirigée par un comité d’artisans au chômage, a été écrasée dans le sang par Charles Quint. Toutes les libertés acquises par la ville depuis le Moyen-Âge furent supprimées.

1566-1567 : un premier mouvement réprimé[modifier]

Dans les années 1560 le renforcement du pouvoir absolutiste suscite un mécontentement croissant parmi la noblesse et les patriciats municipaux, qui perdent beaucoup de leurs prérogatives. Ce qui va cristalliser cette question va principalement être l'action de l'Inquisition contre les protestants, et ce même si la population reste majoritairement catholique. La colère gronde également parmi la foule plébéienne, qui déclenche parfois des émeutes pour libérer des condamnés. La colère populaire va encore être augmentée par la mauvaise récolte de l'hiver 1564-1565 et le chômage causé par la guerre entre le Danemark et la Suède.

La noblesse va alors tenter de se poser en négociatrice, et notamment le prince d’Orange, un des plus grands féodaux des Pays-Bas. Ils obtiennent un succès partiel, avec le départ du honni cardinal Granvelle, mais essuiront finalement un refus du roi de cesser les persécutions. Une bande armée de trois cent petits nobles traverse Bruxelles pour déposer devant la régente une pétition demandant notamment l'abolition de l'Inquisition. Ils se font traiter de gueux, ce qui va alimenter la contagion de la colère vers les milieux populaires, car ceux-ci défilent alors dans les rues déguisés en mendiants.

Paniquant, la régente fait cesser toute poursuite de protestant. Le pouvoir est momentanément paralysé, et l'effervescence est de plus en plus forte dans les milieux plébéiens en 1566. Beaucoup se réunissent, armés, pour écouter des prêches enflammés. Le roi refuse de réunir les États généraux. Bientôt c'est l'explosion, qui se manifeste notamment par des actions influencées par le calvinisme radical : les symboles ostentatoires sont détruits dans les églises. Les milices bourgeoises laissent faire.

Nobles, patriciens et régente s'entendent pour réprimer le mouvement. Y compris Orange, même s'il tergiverse et tente de se poser en ami du mouvement. Le duc d'Albe, nouveau régent, arrive à la tête d'une grande armée royale et mène une violente épuration, avec exécutions publiques et autodafés. La frange réactionnaire de l'absolutisme est maîtresse de la situation, des nobles trop sympathiques avec les insurgés sont même condamnés à mort, d'autres comme Orange s'enfuient.

1567-1576 : la guérilla des gueux et les trois provinces libérées[modifier]

Des insurgés résistent et mènent des actions de guérilla. Ils reçoivent leur caution de Guillaume d'Orange, qui de par sa principauté "légitime" cette guerre. Cette caution est essentielle idéologiquement à une époque où la rébellion face à son suzerain est extrêmement grave, et aussi pratiquement par les liens diplomatiques, notamment avec des princes allemands, et l'apport d'experts militaires et de mercenaires.

Les troupes diverses menées par Orange sont battues en 1568, il ne reste que les "gueux des mers", qui s'appuient sur la piraterie et s'abritent dans les ports étrangers, notamment anglais. Aux Pays-Bas, l'administration absolutiste se renforce rapidement, mais provoque la colère de la population. En tentant de lever des impôts en passant outre les Etats généraux, le duc d'Albe, représentant du roi, déclenche une "grève générale" de la bourgeoisie : toutes les boutiques et les manufactures ferment, le commerce s’arrête, plus aucun impôt daucune sorte n’est versé. Le chômage excite le mécontentement populaire.

C'est dans ce climat subversif que les orangistes vont reprendre l'initiative. En 1572, les "gueux des mers" s'ancrent en Hollande et en Zélande, en faisant la jonction avec une vague d'insurrections populaires qui en chassent les officiels espagnols, sous la passivité bienveillante des milices bourgeoises. Orange tente à nouveau une invasion à partir de l'Allemagne, mais doit se réfugier dans les provinces libérées de Hollande-Zélande, auxquelles se joint bientôt celle d'Utrecht.

Les Etats provinciaux de Hollande jettent immédiatement les bases d'un nouvel Etat, dirigé officiellement par le noble Orange, mais républicain car l'exécutif est élu. Les barrières douanières interieures sont immédiatement abolies, et la liberté religieuse accordée. Leyde libérée accueillera le 8 février 1575 la deuxième université calviniste d’Europe, après Genève.

L’armée royale avance, mais est freinée par les nombreux bras de mer, fleuves et lacs, qui aident au contraire les orangistes à briser les sièges. La brutalité du duc d'Albe oblige les rebelles à se battre jusqu'au bout : mise à sac des villes prises, exécutions massives à Haarlem après que la ville se soit rendue... Parallèlement, les difficultés de l'Espagne à payer ses soldats désagrège son armée, et celle-ci fait face à d'autres fronts extérieurs prioritaires (guerre contre les Turcs). Les gueux des mers battent la flotte royale dans le Zuiderzee, Middlebourg et Leyde sont libérées, les garnisons espagnoles stationnées en Hollande se mutinent et désertent...

D'autres nobles loyalistes (le duc d'Aerschot et le baron de Champagney) font pression pour une politique de clémence. Luis de Requesens est nommé en remplacement du duc d'Albe, en vue de mener des négociations. Mais celles-ci ne satisfont pas les orangistes qui poussent leur avantage en laissant l'armée royale aux Pays-Bas se désintégrer. Le roi Philippe II se déclare bientôt en faillite

1576-1578 : la crise révolutionnaire[modifier]

Déroute de l'absolutisme[modifier]

Le pouvoir royal, sans armée et sans gouverneur, est incapable de gérer la situation. Les membres du Conseil d'Etat sont arrêtés par la milice bourgeoise de Bruxelles, et les Etats généraux sont convoqués, sans passer par le roi. Ce sont les classes dominantes traditionnelles, clergé, noblesse et patriciats, qui sont à l'oeuvre. Leur idée c'est de gouverner en chevauchant ce mouvement populaire tout en espérant arriver le plus vite possible à un compromis, avec le roi avant tout, et idéalement aussi avec Orange et les Etats de Hollande, Zélande et Utrecht. Mais une minorité pro-Orange se constitue rapidement, notamment dans l'opposition bourgeoise-plébéienne des municipalités de Flandres, Brabant et Artois, face à des patriciats plus conservateurs. Ceux-ci déposent pétitions et manifestes réclamant l'armement du peuple, l'épuration de l'administration, voire la constitution d'une République.

Les ravages des troupes espagnoles en désertion continuent, notamment à Anvers où elles font 8 000 morts le 4 novembre. Orange et les États généraux signent le 8 novembre la Pacification de Gand, qui met temporairement de côté les différends politico-religieux pour s'unir contre les troupes espagnoles. Un nouveau gouverneur est nommé par le roi pour négocier. Le duc d'Aershot et la noblesse wallonne l'accueillent à bras ouverts, mais Orange et les provinces insurgées posent toujours leur refus d'abandonner le protestantisme, et les négocations sont bloquées. Le gouverneur fuit et regroupe ses troupes. Les Etats généraux font appel à Orange, qui entre triomphalement à Bruxelles le 23 septembre 1577.

Bourgeois radicaux contre noblesse wallonne
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En octobre les seigneurs wallons font appel à l’archiduc Matthias de Habsbourg, cousin de Philippe II et frère de l'Empereur Rodolphe II, pour être le nouveau gouverneur. Ils espèrent une solution conservatrice. Orange va alors devoir s'appuyer sur la radicalité plébéienne. Il va par exemple enflammer Gand, fief du duc d'Aershot, en plaidant pour que la ville retrouve ses franchises municipales. Les calvinistes de Gand, menés par Jan van Hembyze et Peter Dathenus prennent bientôt la ville. Ils nomment un comité des Dix-huit, écartent le patriciat, arrêtent Aershot et autres pontes ou évêques.

Début 1578, l'avancée de l'armée royale attise l'énergie des "patriotes". Les Dix-huit de Gand organisent la conscription, confisquent les biens de l’Eglise catholique, à la fois visée pour sa richesse et parce que soupçonnée de souhaiter la victoire espagnole. Des détachements armés mettent au pouvoir des patriotes dans les villes et villages voisins. Les Dix-huit de Gand et les Dix-huit de Bruxelles s'allient.

Noblesse et clergé de l'Artois, du Hainaut et de Flandre wallone (Lille) réagissent. Ils refusent de payer des impôts à Bruxelles qui servent, selon eux, à miner l’Eglise catholique et à entreprendre des expériences démocratiques. Les patriotes de l'Artois se mobilisent alors, notamment à St Omer ou Arras, où ils créent un Comité des Quinze qui arrête plusieurs dignitaires de l’Eglise. La mobilisation est très forte en Flandre, où les patriotes prennent également le pouvoir à Bruges (20 mars) et Ypres (20 juillet).

1578-1590 : Contre-révolution et survie de la révolution[modifier]

1578-1579 : Réaction nobiliaire-catholique... et orangiste[modifier]

La noblesse wallone préfère encore le roi au radicalisme plébéien. Elle a avec elle non seulement le clergé mais les patriciats de nombreuses villes, en particulier celui de Lille. En juillet 1578 les Etats provinciaux d’Artois, de Hainaut et de Flandre wallone font appel à François, duc d’Anjou qui, entre à la tête d’une petite armée française. Guillaume d'Orange cherche un compromis autour d'un accord de “Paix de religion”, qui entre autre respecterait tous les biens d'Eglise, mais qui est refusé par les deux bords. Il soutient l'idée d'Anjou comme protecteur des Pays-Bas et prie les Gantois de se modérer.

Le wallon Montigny et Anjou se rejoignent pour piller les campagnes flamandes et menacent Gand. Bientôt, ils sont à Arras et pendent les patriotes. Parallèlement, Alexandre Farnèse devient le nouveau représentant du roi d'Espagne, et saura habilement profiter de la réaction catholique et nobiliaire du sud qui est en train de se détacher des Etats généraux, tout en évitant des représailles trop violentes pour ne pas s'aliéner les villes reconquises. En 1579, il a rallié les Etats d’Artois, de Hainaut et de Flandre wallonne (Lille). A Bruxelles, un complot des nobles en liaison avec Farnèse est déjoué par les bourgeois en armes.

Orange veut à tout prix rétablir l’unité des classes dominantes des Pays-Bas, et cela passe par la répression des radicaux flamands. Pour cela, il a tout fait pour renforcer à Gand, Ypres, un parti de la modération, appuyé sur le patriciat, et l'opposer à Hembyze. Après avoir vaincu la résistance des plébéiens, auxquels il dénie le droit de vote, Orange parvient à faire exiler ce dernier, et devient stadhouder de Flandre.

1780-1785 : L’Union d’Utrecht et l'encerclement royaliste[modifier]

Sous l'égide de Jean de Nassau, stadhouder de Gueldre et frère cadet de Guillaume d'Orange, un projet "d'union plus étroite" voit le jour entre la Hollande, la Zélande, Utrecht, Gueldre, la Flandre flammande. Il se concrétisera à Utrecht en 1579. Il s'agit de renforcer ces provinces aux intérêts communs en dépassant la désunion, en garantissant la liberté de conscience et en jetant des bases économiques communes. Orange y adhère mais pose comme condition que l'Union accepte le duc d’Anjou.

Farnèse et sa puissante armée progresse dangereusement. Dès 1580 le territoire des Etats généraux est réduit à l’Union d’Utrecht. En 1581 les Etats généraux rejettent définitivement la souveraineté de Philippe II, un acte révolutionnaire inouï dans l’Europe d’alors. Anjou est nommé à la place, mais avec tellement de contre-pouvoirs qu'il tente, et rate, un coup d'Etat. Les Etats généraux commencent à envisager une république "à la suisse", mais Orange s'entête : pour lui il faut un souverain, anti-Espagne, et il parvient à faire à nouveau reconnaître... Anjou. Les radicaux flamands et brabançons se détournent de plus en plus d'Orange. Ils reprochent de plus à la Hollande le commerce qu'elle entretient avec l'Espagne, pendant que le Sud est en première ligne. Le habile Farnèse saisit l'occasion d'attiser cette division. Orange est bien démis du stadhoudérat de Flandre.

Farnèse avance. En 1584, Ypres capitule après 10 mois de siège, Bruges est livrée par traîtrise, et Gand tombe en septembre. Guillaume d'Orange est assassiné, ce qui entraîne beaucoup de célébrations dans l'Europe catholique, et de pleurs aux Pays-Bas. En 1585, ce sont Bruxelles et Anvers qui tombent. L’armée espagnole approche d’Utrecht.

1585-1590 : L’Espagne concentrée sur l'Angleterre et la France[modifier]

L'Angleterre est une alliée "naturelle" des Pays-Bas. Son économie est très liée à celle des Pays-Bas, et en guerre avec le monopole commercial espagnol, notamment en Amérique Latine. La reine Elisabeth refuse la souveraineté des Pays-Bas que lui proposent les Etats généraux, mais envoie des renforts en 1585, en échange d'une concession de 30 ans sur deux ports néerlandais.

Les batailles entre la Royal Navy et la Grande Armada, ainsi que l'implication dans les Guerres de religion françaises, vont mobiliser l'Espagne et donner de l'air aux Pays-Bas. En 1590, les Etats généraux renonçent définitivement à la recherche d’un souverain et proclament la “République des Provinces-Unies des Pays-Bas”.

Conséquences[modifier]

Fin de la guerre[modifier]

La guerre continue jusqu’en 1609, épuisant financièrement les deux protagonistes et ravageant le pays. En 1596, Philippe II a dû, encore une fois, se déclarer en faillite. En 1609, une trêve de 12 ans est signée, mais la longue Guerre de Quatre-Vingts Ans avec l'Espagne ne prendra fin qu'en 1648, après que cette dernière se soit fortement affaiblie (au profit notamment de l'absolutisme français).

Future Belgique[modifier]

A sa mort en 1598, Philippe II doit se contenter d’avoir stabilisé le sud reconquis en une principauté partiellement autonome de Madrid qu'il a confiée à sa fille Isabelle (1566- 1633) et à son mari l’archiduc Albert de Habsbourg (1559-1621). Le couple des “archiducs”, gérant avec modération le compromis avec les classes dominantes du sud ralliées en 1579, sont les fondateurs de ce qui deviendra l’actuelle “Belgique”. Un essor économique somme toute non négligeable durant le XVIIème siècle consolidera cette moitié de pays improvisée.

La République des Provinces-Unies[modifier]

Article détaillé : République des Provinces-Unies.

Alors qu’elle n’est encore qu’une création révolutionnaire incertaine de sa survie, la jeune République est déjà une grande puissance économique et militaire, maritime et coloniale. L'afflux de réfugiés du Sud, qui font presque tous partie d'une certaine élite, va encore renforcer cette puissance. Le système corporatif de Hollande sera désagrégé, les "nouvelles draperies" de Hondschoote -rasée- s'installeront à Leyde et feront sa prospérité, Amsterdam supplantera Anvers comme capitale commerciale et financière...

Jusqu’à la Révolution française de 1789, la République des Provinces-Unies fera l’admiration des penseurs progressistes, et imprimera toute la littérature interdite en Europe. Plus généralement, le XVIIème siècle sera l'âge d'or culturel et scientifique des Pays-Bas.

Notes et sources[modifier]

Les révolutions bourgeoises IIRF, 1989