Crise grecque

De Wikirouge
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
ParlementGrece.jpg

La Grèce est entrée dans une crise majeure depuis 2008, à la suite de la crise économique mondiale du capitalisme. L'économie grecque était un maillon faible, mais l'éclatement de la crise et les proportions immédiatement mondiales qu'a pris la crise de la dette, en particulier dans la Zone euro, révèlent des contradictions globales. L'ampleur du risque de "faillite" de la Grèce pousse la bourgeoisie à imposer un violent recul social aux travailleurs, et les puissances impérialistes, craignant un effet domino, accentuent la pression sur le peuple grec. Les plans d'austérité en série ont déclenché une vaste crise sociale, et le mouvement de la jeunesse et des travailleurs se renforce, créant une profonde crise politique dans le pays. La nécessité d'une révolution socialiste, qui pourrait à terme débuter en Grèce, est plus que jamais d'actualité.

Contexte et causes de la crise[modifier | modifier le wikicode]

Croissance forte mais peu solide
[modifier | modifier le wikicode]

La Grèce a longtemps été et reste un pays économiquement retardé par rapport aux puissances d'Europe occidentale, avec notamment un secteur industriel faible et un PIB par habitant plus bas. Dans les années 1970, la forte croissance des Trente glorieuses a commencé à se tarir rapidement, en Grèce comme ailleurs, sous l'effet de la baisse du taux de profit.

Le pays est alors entré à partir des années 1980 dans un autre modèle de croissance, basé de plus en plus sur les capitaux étrangers. Après son adhésion à l'Union Européenne en 1981, la Grèce a beaucoup bénéficié des mécanismes de redistribution de l'UE (fonds structurels), aidant à en faire un marché solvable, et de l'accroissement du tourisme étranger.

En 2001, la Grèce entre dans la Zone euro.

CroissanceGrèce.png


Une dette et un déficit déjà lourds
[modifier | modifier le wikicode]

Depuis les années 1990, la dette publique grecque ne descend plus guère sous les 100% du PIB. Ce taux d'endettement, qui est parmi les plus importants du monde, est en partie hérité de la dictature des colonels, et de surcoît alimenté par la politique économique traditionnelle de la Grèce :

  • stimulation de la croissance par la dépense publique
  • incitations aux investisseurs par d'importants cadeaux fiscaux : les armateurs grecs sont exonérés d'impôts, tout comme le puissant clergé orthodoxe...
  • volontarisme étatique pour élever le niveau de vie général, notamment via la fonction publique qui représentait dans les années 2000 près de 40% des emplois

Entre autres résultats, le déficit de la balance courante dépasse en 2008 les 16% du PIB.

« autrement dit, les Grecs s'étaient mis à consommer beaucoup plus qu'ils ne produisaient et devaient trouver quasiment 40 milliards d'euros à l'étranger pour financer cette consommation »[1] 

Il faut noter que ces politiques sont menées dans bien d'autres pays. La différence étant que la Grèce avait une croissance fragile, largement dominée par les capitaux étrangers, et par conséquent celle-ci retombe comme un soufflet avec la crise actuelle. Bien d'autres pays, comme les États-Unis, le Japon accumulent une dette publique faramineuse, mais leur puissance impérialiste est sans commune mesure. D'un certain point de vue, les Grecs "vivaient au dessus de leurs moyens".

C'est d'ailleurs ce que stigmatisent les puissances centrales, comme lorsque Mario Monti se plaint d'un pays qui n'a pas mené plus tôt de politique de rigueur :

« [la Grèce est] un pays réfractaire au marché unique et à la concurrence [qui] n'a su combattre les corporatismes et les rentes de situation, dans les secteurs privé et public » [2]

Mais il est hypocrite de la part de ceux-là même qui ont profité de la croissance grecque alors que leur marché intérieur ne leur suffisait plus - France et Allemagne en tête - de prétendre le leur reprocher. Surtout, les travailleurs grecs ne sont pas responsables d'un système capitaliste mondial qui leur assigne une place de seconde zone, dans laquelle ils devraient prétendument se replier.

Corruption élevée[modifier | modifier le wikicode]

C'est un fait, la corruption est très élevée en Grèce. Beaucoup parlent d'un système généralisé dans le quel "tout le monde trempe". Il est vrai que cela va des patrons qui s'arrangent avec les contrôleurs du fisc jusqu'aux prolétaires qui fraudent sur leurs déclarations d'impôts, mais les sommes détournées n'ont rien à voir entre le bas et le haut du panier. Entre les médecins libéraux des quartiers riches qui gagnent 10 fois plus qu'ils ne déclarent et le prolétaire qui ne déclare pas un travail au noir qui arrondit ses fins de mois, il est nécessaire d'établir une frontière de classe, de même entre un petit fonctionnaire recruté par copinage et un haut fonctionnaire placé directement par une des grandes famillesdu pays. Il est également vrai que "l’Etat est au service de grandes familles (les Papandréou à gauche, les Karamenlis à droite) qui l’utilisent pour s’assurer une clientèle" mais il faut garder à l'esprit à quel point c'est le cas dans tous les pays capitalistes, de façon plus ou moins camouflée.[3]

Mouvement ouvrier
[modifier | modifier le wikicode]

À elles deux, les centrales syndicales du public et du privé, l'Adedy et GSEE, revendiquent quelque 2,5 millions d'adhérents, soit la moitié de la population active du pays. Comme ailleurs, les directions sont des habituées de la collaboration de classe, en particulier via leur proximité avec le PASOK.

Une des particularités du paysage politique grec est la force relativement grande du Parti Communiste de Grèce (KKE), et sa ligne politique stalinienne et sectaire. Le KKE dirige un important syndicat, le PAME. Le KKE est le meilleur appareil organisé en dehors de l’Etat en Grèce, et, en dépit de son éternelle troisième position au parlement, il jouit d’une influence énorme sur une bonne partie des ouvriers et de l’opinion publique dans son ensemble.

Luttes de la jeunesse[modifier | modifier le wikicode]

La jeunesse grecque est très combative, particulièrement révoltée par l'absence d'avenir offert par ce système. En 2006-2007, un puissant mouvement étudiant avait déferlé sur le pays, contre la privatisation des universités et un contrat similaire au CPE français. Le mouvement anarchiste est particulièrement influent dans la jeunesse grecque, et cet anarchisme est particulièrement gauchiste (anti-syndical, mouvementiste...), ce qui est naturellement une réaction compréhensible face au poids de l'appareil bureaucratique (GSEE, KKE...) et la faiblesse des communistes révolutionnaires (Antarsya).

Déroulement[modifier | modifier le wikicode]

2008-2009 : crise économique et début de la crise sociale[modifier | modifier le wikicode]

Le siège du GSEE est brièvement occupé par des étudiants qui y tiennent une "Assemblée populaire", initiative d'auto-organisation mais largement animée par un sentiment anti-syndical[4].

2010 : première panique[modifier | modifier le wikicode]

La Grèce est un des premiers pays touchés par la crise de la dette dans la Zone euro. Le 23 avril 2010, elle demande l'aide de l'Union Européenne et du FMI, et elle obtient le 2 mai 110 milliards d'euros sur 3 ans, en contrepartie d'un vaste ajustement structurel : il s'agit d'un plan d'austérité pour retrouver l'équilibre budgétaire et de réformes structurelles destinées à augmenter la compétitivité en pressurant les travailleurs grecs.

Les travailleurs de l'Imprimerie nationale décident de l'occuper lorsqu'ils lisent les textes de loi qui baissent le salaire dans le public et encore davantage pour eux-même.

Grande victoire pour l’Association des Employés du Livre et de la Presse dans la province de l’Attique. La lutte qu’ils ont mené début 2010 contre le licenciement de N. Palestídis, travailleur de la maison d’édition Agra a eu finalement un bon résultat. Le camarade a été réembauché.

Lors d'une journée de grève générale, le président de la GSEE, membre du PASOK et notoirement connu pour sa politique de collaboration de classe, a été hué par la foule, entarté et chassé, il s'est réfugié derrière la police et finalement dans le parlement.[5]

2011 : seconde panique[modifier | modifier le wikicode]

Le 21 septembre 2011, le gouvernement annonce un nouveau plan d'austérité, pour se conformer au plan de la Troïka pour 2014, et avoir droit à une sixième tranche "d'aide" internationale.[6]

  • Les retraites supérieures à 1 200 euros par mois seront réduites de 20 %. De même pour les retraites des fonctionnaires partis avant 55 ans, également diminuées.
  • 30 000 fonctionnaires sont "mis en réserve" dans l'année. A savoir qu'il est versé 60 % de leur salaire et qu'ils ont douze mois pour trouver un nouvel emploi dans le secteur public, sous peine de perdre leur emploi.
  • Le seuil de non-imposition est abaissé à 5 000 euros de revenu annuel, contre 8 000 euros, et même 12 000 avant juin.
  • La nouvelle taxe sur l'immobilier, hautement impopulaire dans un pays où 70 % des personnes sont propriétaires, sera prolongée jusqu'en 2014. Elle devait à l'origine expirer l'an prochain.
  • La taxe sur le fioul domestique est augmentée.
  • Les salaires de milliers de fonctionnaires sont diminués.

Enfin, les réformes structurelles sont approfondies : les privatisations seront accélérées, des professions seront libéralisées et le marché du travail flexibilisé.

Devant le fort rejet exprimé dans la classe travailleuse, les syndicats appellent à des journées de grève générale les 5 et 19 octobre.

2012[modifier | modifier le wikicode]

Le mercredi 26 septembre 2012, quelque 100 000 salarié·e·s, étudiant·e·s, chômeurs et chômeuses ont fait grève et ont manifesté à Athènes. Le secteur public est le plus représenté, surtout parce que la peur de perdre son emploi est plus forte dans le privé. Mais il y avait de nombreuses délégations d'entreprises privées, et le patronat a dû reconnaître qu’entre 20% et 30% des travailleurs s’étaient joints à la journée de grève. Le PAME continue à manifester séparément. Les néo-nazis d'Aube dorée avaient annoncé leur présence sur la place Syntagma, mais ils ont dû renoncer devant le nombre des manifestants et de militants de gauche. On pouvait voir dans les cortèges des banderoles appelant à "une grève générale prolongée", ce qui montre à quel point les travailleurs-ses seraient disponibles pour lutter, si les confédérations avaient la volonté de mobiliser.

2013
[modifier | modifier le wikicode]

Le 17 mai 2013, jour d'examen, les syndicats d'enseignants prévoient une journée de grève. Le gouvernement interdit la grève, mais la base syndicale veut à 92% maintenir la grève. Mais au sommet de l'appareil syndical, on en a décidé autrement : le président refuse de soumettre au vote la question de la grève ou non, et à la place soumet la question de savoir s'il y a un soutien populaire suffisant pour l'assumer... De nombreux représentants de sections locales protestent, rappelant qu'ils n'ont de mandat que pour voter la grève. Ainsi une majorité (57) vote blanc (et 18 oui, 9 non), et sous ce prétexte, le vote est annulé.[7]

Tension dans les appareils[modifier | modifier le wikicode]

Vers Mars 2010, le KKE, d'ordinaire scrupuleusement légaliste, mène à des actions plus radicales d'occupations, d'interventions musclées dans les média réquisitionnés... Cela réflète les tensions qu'il y a très certainement en son sein, où la base se radicalise et se heurte au conservatisme de l'appareil. Malheureusement, dans la plus pure tradition stalinienne, les entrailles de ce parti sont gardées bien cachées, et l'on ne peut faire que des hypothèses.

A côté des centrales, il y a des syndicats autonomes qui pour l'instant n'ont que des échos à l'échelle locale, en fonction de luttes combatives et victorieuses qu'ils ont menées. Le syndicat de papier et du livre est un exemple et leur lutte en cours en soutien à Ntinos Palestidis (voir plus bas) est devenue une histoire très connue nationalement, forçant toute la gauche et une grande partie des universitaires et des intellectuels à prendre faits et cause à leurs côtés, ce qui a un effet de grande importance dans la situation actuelle. Un autre exemple est l’union syndicale du nettoyage (PEKOP) qui après le cas de Kouneva a acquis une force unique et un grand poids moral dans l’ensemble du contexte grec.

La situation sociale en bref
[modifier | modifier le wikicode]

Austérité[modifier | modifier le wikicode]

Liste des mesures :[8]

  • Hausse de la TVA : de 13% à 23%
  • Création d’un impôt de "solidarité" de 1 à 4 % en fonction des revenus, et d’un impôt supplémentaire de 3 % pour les fonctionnaires.
  • Hausse de 10 % des taxes sur l’essence, le tabac et l’alcool
  • Taxe supplémentaire sur l'habitation (70% des Grecs sont propriétaires en 2010)
  • Coupe budgétaire de près de 40% dans la Santé
  • Suppression de 150 000 postes d’ici à 2015 ( plus de 20%)
  • Gel ou réduction (jusqu’à 20 %) des salaires dans la fonction publique
  • Amputation des pensions de retraites de 7 % en moyenne.
  • Recul de l’âge de départ à la retraite de 60 à 67 ans d’ici à 2014, et passage de 37 annuités à 40.
  • Flexibilisation du marché du travail dans le privé
  • Suppression des 13ème et 14ème mois dans le public
  • Suppression des allocations de solidarité pour les chômeurs de longue durée, les salariés à faible revenu, les retraités, les paysans, etc.
  • Réduction des allocations de solidarité pour les handicapés.
  • Seuil de non-imposition baissé de 8000 € annuel à 5000 €
  • 30 000 fonctionnaires "mis en réserve" : payés à 60%, ils ont 1 an pour retrouver du travail
  • Privatisations :
    • Vente (au rabais) au plus offrant des terrains publics dans des zones touristique
    • Vente de 10 % d’OTE, la société nationale de téléphonie, à son actionnaire principal, Deutsche Telekom
    • Cession de la part de l’Etat dans la Banque postale (34 %)
    • Dans les ports du Pirée (75 %) et de Salonique (75 %)
    • Privatisation d’une partie des actifs publics dans les sociétés nationales de gaz, d'électricité, d’exploitation minière, dans les autoroutes, la poste, la loterie nationale...

Toutes ces mesures à la suite ont déclenché de grandes manifestations et plusieurs journées de grève générale. Le premier ministre "socialiste" Papandreou a dû démissionner pour calmer la rue, mais aussitôt un gouvernement d'union nationale, comprenant le parti socialiste, la droite et l'extrême-droite, reprend les manettes de l'austérité.

Conséquences sociales[modifier | modifier le wikicode]

  • Selon Médecins du Monde, « pour les plus précaires, il n’est plus question d’austérité, mais de survie ! »
  • Cas de sous-nutrition de plus en plus fréquents. Dans plusieurs écoles, à Thèbes ou Héraklion par exemple, des enfants se sont évanouis, avouant par la suite qu’ils n’avaient pas mangé depuis plusieurs jours parfois, faute d’avoir de l’argent pour pouvoir se nourrir. Les écoles ont parfois fermé les cantines, tandis que certains bus scolaires ont été supprimés.
  • De 25 à 30 % des personnes qui se présentent aujourd’hui à l’hôpital sont refusées. Cela prend malheureusement aujourd’hui des proportions inimaginables. Plusieurs hôpitaux grecs sont contraints de refuser les femmes enceintes[9], incapables de payer les 900 euros en moyenne qui leur sont demandés.
  • Certains laboratoires pharmaceutiques refusent aujourd’hui de livrer des médicaments aux hôpitaux et pharmacies, de peur qu’ils ne puissent pas payer.
  • Augmentation de 20 % de l’usage d’héroïne alors même qu’un tiers des programmes d’accompagnement ont été supprimés à cause d’une réduction du budget qui leur était alloué
  • Prostitution en hausse rapide, y compris chez des étudiantes ou femmes mariées
  • Le nombre de personnes atteintes du virus du SIDA a augmenté de 54 % depuis 2010
  • Depuis le début de la crise, le nombre de suicides a doublé (alors que la Grèce avait le taux de suicides le plus bas d'Europe en 2007).[10]
  • Fait inédit : un exode urbain relativement important. De 2008 à 2011, l'emploi agricole a augmenté de 7% et la part des agriculteurs dans la population active, tombée à 11,3% en 2008, est remonté à 12,5% en 2010.
  • Forte émigration, en particulier chez les jeunes diplomés. 10,7% de Grecs sont à l'étranger[11].

Semi-colonisation de la Grèce
[modifier | modifier le wikicode]

La Grèce est traditionnellement un pays impérialiste de second ordre. Mais face au rapport de force qui oppose les principales bourgeoisies européennes actuellement, on peut parler d'un processus de semi-colonisation de la Grèce, dont il est difficile de prédire sur quoi il peut déboucher.

Les plans d'austérité et d'ajustement structurels sont élaborés au sein de la Troïka (UE, FMI, BCE) et les gouvernements grecs tentent de les appliquer, et leur marge de manoeuvre apparaît plus basse que jamais. Les inspecteurs du FMI et de l’Union Européenne se rendent régulièrement dans le pays, examinent les comptes et dictent la politique. Les émissaires étrangers sont rattachés aux principaux ministères et administrent quasi-directement les entreprises qui privatisent la richesse publique. Il y a certes un accord de la bourgeoisie grecque, qui sait qu'elle a économiquement plus à perdre d'une rupture avec ses créanciers de l'UE, mais c'est néanmoins une subordination inédite de sa part.

Le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker reconnaît cet état de fait. Après l’approbation du cinquième tronçon du plan de sauvetage de la Grèce, il déclarait :

« La souveraineté de la Grèce sera énormément limitée. Personne ne peut se permettre d’insulter les grecs. Il faut les aider. Ils ont dit qu’ils étaient disposés à accepter l’expérience de la zone euro. [...] La Grèce doit privatiser à l’image de ce qu’a fait l’Allemagne de l’Est dans les années 1990. Pour la prochaine vague de privatisation Athènes va avoir besoin d’une solution basée sur le modèle de ‘l’agence Treuhand’ [l’agence de privatisation qui vendit 14 000 entreprises est-allemandes entre 1990 et 1994]» [12]

Tout ceci place les gouvernements grecs dans une crise politique de plus en plus insurmontable, car il apparaît clairement qu'ils appliquent une politique en faveur de capitalistes étrangers. Le gouvernement Papandreou est tombé en partie à cause de l'accusation d'être une marionnette.

341242-situation-politique-grece-complique-encore.jpg

Banderole présentant Papandreou comme "Employé de l'année" du FMI

La population est bien entendue révoltée à juste titre, et cette domination réveille le nationalisme. Le nationalisme dans un pays impérialiste est normalement réactionnaire. Le processus de semi-colonisation à l'oeuvre en Grèce rend justement l'analyse plus complexe. Les travailleurs grecs mêlent à la fois des sentiments anticapitalistes et des sentiments nationalistes. Les manifestations de masse reprennent à la fois les drapeaux rouges et les drapeaux grecs.

Des mots d'ordres traditionnellement au centre de la propagande d'extrême-droite peuvent, selon par exemple l'OKDE et Antarsya, se retrouver au coeur d'un programme transitoire, comme la rupture avec l'UE et la sortie de l'euro.

Notes et sources
[modifier | modifier le wikicode]

Hellas, hélas !, 2011