Reproduction du capital

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La reproduction du capital est le processus qui permet, à l'échelle de la société capitaliste, au capital de se reproduire sans cesse.

Reproduction du capital[modifier]

Ensuite, ce qui est extrêmement important et nouveau, c'est l'analyse faite par Marx, dans le, de la reproduction de l'ensemble du capital social. Ici encore, il envisage non un phénomène individuel, mais un phénomène général, non une fraction de l'économie sociale, mais la totalité de cette dernière. En rectifiant l'erreur des économistes classiques mentionnée plus haut, Marx divise toute la production sociale en deux grandes sections :

I) la production des moyens de production

II) la production des biens de consommation

Après quoi, opérant sur des chiffres, il étudie minutieusement la circulation de l'ensemble du capital social, tant dans la reproduction qui existait dans ses anciennes dimensions que dans le cas de l'accumulation. Dans le livre III du Capital se trouve résolu, d'après la loi de la valeur, le problème du taux moyen du profit. L'oeuvre de Marx constitue un progrès considérable dans la science économique du fait que son analyse part des phénomènes économiques de masse, de l'ensemble de l'économie sociale et non pas de cas isolés ou de l'aspect extérieur superficiel de la concurrence, auxquels se bornent souvent l'économie politique vulgaire ou la moderne « théorie de l'utilité marginale ».

Marx examine tout d'abord l'origine de la plus-value, et n'envisage qu'ensuite sa décomposition en profit, intérêt et rente foncière. Le profit est le rapport de la plus-value à l'ensemble du capital engagé dans une entreprise. Le capital à « composition organique élevée » (c'est-à-dire où le capital constant dépasse le capital variable dans une proportion supérieure à la moyenne sociale) donne un taux de profit inférieur à la moyenne. Le capital à « composition organique basse » donne un taux de profit supérieur à la moyenne. La concurrence entre les capitaux et leur libre passage d'une branche à l'autre ramènent, dans les deux cas, le taux de profit au taux moyen. La somme des valeurs de toutes les marchandises dans une société donnée coïncide avec la somme des prix des marchandises, mais, dans chaque entreprise et dans chaque branche de production prise à part, la concurrence fait que les marchandises sont vendues non à leur valeur, mais au prix de production, lequel est égal au capital dépensé augmenté du profit moyen. Ainsi, l'écart entre le prix et la valeur et l'égalisation du profit, faits incontestables et connus de chacun, sont parfaitement expliqués par Marx grâce à la loi_de_la_valeur, car la somme des valeurs de toutes les marchandises est égale à la somme de leurs prix.

Toutefois, la réduction de la valeur (sociale) aux prix (individuels) ne s'opère pas de façon simple et directe, mais d'une manière fort complexe ; il est tout naturel que, dans une société de producteurs dispersés de marchandises, qui ne sont reliés entre eux que par le marché, les lois ne puissent s'exprimer que sous une forme moyenne, sociale, générale, par la compensation réciproque des écarts individuels de part et d'autre de cette moyenne. L'augmentation de la productivité du travail implique un accroissement plus rapide du capital constant par rapport au capital variable. Or, la plus-value étant fonction du seul capital variable, on conçoit que le taux du profit (le rapport de la plus-value à l'ensemble du capital, et pas seulement à sa partie variable) ait tendance à baisser. Marx analyse minutieusement cette tendance, ainsi que les circonstances qui la masquent ou la contrarient.

Reproduction simple[modifier]

Reproduction élargie[modifier]

Dès les Grundrisse, Marx explique que l’extraction de plus-value absolue, et encore plus celle de plus-value relative, c’est-à-dire l’expansion d’un capital est impensable sans la formation contemporaine d’autres capitaux.

Notes et sources[modifier]

Livre II du Capital, Karl Marx.