Études de genre

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Le genre désigne les différences non biologiques entre les femmes et les hommes, pour les distinguer du sexe (biologique).

Le genre est l'objet d'un champ d'études en sciences sociales, les études de genre. Ce concept est apparu dans les années 1950 dans les milieux psychiatriques et médicaux, aux États-Unis. À partir des années 1970, le genre est fréquemment utilisé par les féministes pour démontrer que les inégalités entre femmes et hommes sont issues de facteurs sociaux, culturels et économiques plutôt que biologiques[1].

En France, l'expression « théorie du genre » est surtout utilisée par les réactionnaires.

Historique des études de genre[modifier | modifier le wikicode]

L'étude de la construction sociale des rôles « masculins » et « féminins » est bien sûr presque toujours présente en germe chez les premières « féministes ». Par exemple au 16e siècle, Marie de Gournay contestait la supposée infériorité intellectuelle des femmes en soutenant que cela était construit par l'éducation privilégiée des garçons.

Madeleine Pelletier, féministe du début du 20e siècle, aurait été la première à utiliser l’expression de « rapports sociaux de sexe »[2] et a de fait abordé la question du genre.

Les travaux de Margaret Mead, qui utilise le concept de « rôle sexué », jouent également un rôle précurseur dans ce domaine, dès 1935[3].

Simone de Beauvoir écrit en 1949 « on ne naît pas femme, on le devient[4] ''», en clin d'œil à « On ne naît pas homme, on le devient »d'Érasme.Dans Le deuxième sexe, elle explique comment la civilisation et l'éducation agissent sur les enfants pour les orienter dans un rôle masculin ou féminin qui sert l'ordre social alors même que filles et garçons ne sont pas initialement distinguables.

Après des emplois du terme de « genre » en psychologie dans les années 1950 et 1960, c'est principalement dans les années 1970, d'abord aux Etats-Unis, que se développent fortement les « études de genre ». Celles-ci prennent de l'ampleur dans le milieu universitaire et en parallèle la notion de genre devient un élément clé du féminisme radical à partir des années 1970.[5] Il ne s'agit pas seulement d'étudier les rôles de genre différents, mais de dénoncer l'oppression patriarcale et la hiérarchie qui place le genre masculin au dessus.

La sociologue britannique Ann Oakley[6] explique que masculinité et féminité ne sont pas des substances « naturelles » inhérentes à l’individu, mais des attributs psychologiques et culturels, fruits d’un processus social au cours duquel l’individu acquiert les caractéristiques du masculin ou du féminin. Elle propose ainsi d’introduire la notion de genre comme outil d’analyse pour permettre la distinction entre la dimension biologique (le sexe) et la dimension culturelle (le genre).

À partir des années 1980, sous l'influence de la pensée de Michel Foucault, le genre est étudié dans son rapport au pouvoir et aux normes sociales. Dans le même temps, les études de genre gagnent de l'ampleur dans les universités au delà de la sociologie, en histoire notamment[5],[7].

Enfin, le genre et son « injonction normative » sont la base des réflexions de Gayle Rubin et Judith Butler à partir des années 1990 dans leurs études sur les minorités sexuelles[5].

A partir des années 1990, la notion de genre commence à être reprise y compris par des institutions bourgeoises :

Ceci se produit en même temps que le discours officiel de la plupart des démocraties_bourgeoises prétendent lutter contre la pauvreté, les inégalités, etc. et cela ne signifie donc pas que les institutions bourgeoises ont cessé de participer à la reproduction du patriarcat et des rapports de genre.

Idées principales[modifier | modifier le wikicode]

Construction sociale[modifier | modifier le wikicode]

Le genre est ainsi l'identité construite par l'environnement social des individus : la masculinité ou la féminité ne sont pas des données naturelles mais le résultat de mécanismes de construction et de reproduction sociale. Consciemment ou inconsciemment, la société s’organise selon le paradigme des « choses des hommes » et des « choses des femmes », au point que l’on se convainc qu’il existe des domaines ou des niveaux de domaines socialement réservés à tel ou tel des deux sexes[11].

Judith Butler rajoute que le genre est « performatif » : les actes et les discours des individus non seulement décrivent ce qu'est le genre mais ont en outre la capacité de produire ce qu'ils décrivent. Ainsi, le genre « désigne l’appareil de production et d’institution des sexes eux-mêmes[12]. »Elle décrit le genre comme« une série d’actes répétés […] qui se figent avec le temps de telle sorte qu’ils finissent par produire l’apparence de la substance, un genre naturel de l’être[13]. »

Pour Christine Delphy, penser le sexe en termes de donnée biologique est une impasse. Pour elle, le sexe est avant tout une représentation de ce que la société se fait de ce qui est « biologique » : « le genre précède le sexe ; dans cette hypothèse le sexe est simplement un marqueur de la division sociale[14]. » Cette division sociale binaire entre masculin et féminin n'est pas universelle puisque certaines sociétés peuvent inclure un troisième sexe avec des rôles qui sont considérés comme distincts des rôles féminins ou masculins[15] ; ce troisième sexe peut inclure les intersexes ou les eunuques[16]. Des exemples en sont les Hijras du sous-continent indien ou les Muxe de l'Oaxaca (Mexique)[17].

Processus relationnel[modifier | modifier le wikicode]

Ainsi, le genre est une construction sociale dans la mesure où la société attribue « des rôles, des tâches, des caractéristiques et des attributs » différenciés à chaque sexe[18]. Toutefois ces caractéristiques ne sont pas acquises de manière autonome mais bien dans la relation avec les autres et la société, et ce dès la naissance. En effet, « le sexe est l’une des premières caractéristiques, si ce n’est la première, que les parents et l’entourage social connaissent de l’enfant qui vient de naître[18]. » Les travaux sociologiques et psychologiques montrent que le sexe est une catégorie sociale qui influe les rapports des parents à l'enfant, la prise en charge par les structures d'accueil, etc. : il existe une « socialisation sexuée » qui contribue à la construction de l'identité de l'enfant[18].

Ainsi selon Lawrence Kohlberg, les enfants apprennent à connaître les stéréotypes de genre à partir de leur environnement. Lorsqu'ils acquièrent la « consistance de genre » (la connaissance que leur sexe est fixe), vers six ans, le fait de se conformer à ce qu'on attend d'eux (par exemple, jouer aux poupées pour les petites filles et au camion de pompier pour les garçons) est alors gratifiant socialement. Et à l'inverse, il devient inacceptable de ne pas se comporter en accord avec son genre[19]. L'approche psychosociologique ajoute que les différences de comportement entre femmes et hommes sont le produit de la division sexuelle des tâches et que cette division se reproduit par les pratiques traditionnelles et culturelles : les stéréotypes de genre façonnent la perception des comportements et conduisent à leur propre réalisation[19]. Toutefois, les pratiques peuvent évoluer avec le temps et d'un pays à l'autre : les stéréotypes de genre évoluent dans l'espace et le temps[19].

De même, en sociologie, l'approche interactionniste parle du genre comme quelque chose qui est « accompli » : les attributs féminins et masculins n'existent que par le sens qui est donné aux actes des femmes et des hommes. Erving Goffman développe ainsi une approche dramaturgique : les personnes agissent comme des acteurs sur une scène dont les comportements sont interprétés[20].

Rapport de domination[modifier | modifier le wikicode]

A de rares exceptions, les études de genre n'étudient pas seulement une différences dans les rôles genrés, mais la hiérarchie qu'ils comportent. Joan W. Scott présente cette dimension en ces termes : « le genre est un élément constitutif de rapports sociaux fondés sur des différences perçues entre les sexes, et le genre est une façon première de signifier des rapports de pouvoir[21].'»

L'anthropologue Françoise Héritier constate que la distinction entre féminin et masculin est universelle et que « partout, de tout temps et en tout lieu, le masculin est considéré comme supérieur au féminin[22] ». Partant des travaux de Claude Lévi-Strauss, elle observe qu'un présupposé fondamental manque à sa théorie de l'alliance : pourquoi les hommes se sentaient-ils le droit d'utiliser les femmes comme monnaies d'échange ? « Sous toutes les latitudes, dans des groupes très différents les uns des autres, nous voyons des hommes qui échangent des femmes, et non l’inverse[23]. »

Selon Françoise Héritier, l'observation du monde incluant les différences anatomiques et physiologiques conduit à une classification binaire : « La plus importante des constantes, celle qui parcourt tout le monde animal, dont l’homme fait partie, c’est la différence des sexes. (…) Je crois que la pensée humaine s’est organisée à partir de cette constatation : il existe de l’identique et du différent. Toutes les choses vont ensuite être analysées et classées entre ces deux rubriques. (…) Dans toutes les langues il y a des catégories binaires[24]. » Elle constate que dans toutes les langues, ces catégories binaires sont rattachées au masculin ou au féminin. Par exemple, le chaud et le sec sont rattachés au masculin dans la pensée grecque, le froid et l'humide au féminin. Or ces catégories sont toujours culturellement hiérarchisées :

« L’observation ethnologique nous montre que le positif est toujours du côté du masculin, et le négatif du côté du féminin. Cela ne dépend pas de la catégorie elle-même : les mêmes qualités ne sont pas valorisées de la même manière sous toutes les latitudes. Non, cela dépend de son affectation au sexe masculin ou au sexe féminin. (…) Par exemple, chez nous, en Occident, “actif” (…) est valorisé, et donc associé au masculin, alors que “passif”, moins apprécié, est associé au féminin. En Inde, c’est le contraire : la passivité est le signe de la sérénité (…). La passivité ici est masculine et elle est valorisée, l’activité – vue comme toujours un peu désordonnée – est féminine et elle est dévalorisée[25]. »

Cette hiérarchie du masculin-féminin est analysée par le sociologue français Pierre Bourdieu comme une véritable domination masculine socialement construite : « c'est à travers toute une éducation, composée de rituels d'intégration de la norme masculine, que se façonne l'identité masculine, et que l'homme assure dans la société une fonction de reproduction de la domination »[26].

Pour Isabelle Jacquet [27] ce sont les hommes qui dominent, légifèrent, commandent, condamnent, tandis que les femmes leur sont inférieures dans cette organisation. L'anthropologue Nicole-Claude Mathieu parle d'androcentrisme comme un biais concernant la non-prise en considération des rapports sociaux dans lesquels les femmes sont impliquées[28].

Genre et autres rapports de pouvoir[modifier | modifier le wikicode]

Modèle:Voir aussi

Le genre, en tant que rapport de pouvoir, ne peut être envisagé de manière séparée d'autres rapports de pouvoir basés sur la « race », la classe sociale, la sexualité, l'âge, etc.

Une telle approche, liant race, classe et genre, a notamment été développée par le féminisme afro-américain à partir des années 1960 pour lequel l'explication des oppressions raciale et de classe nécessite de prendre en compte le genre. L'attention portée à la diversité socio-culturelle s'est répercutée notamment en sociologie[29].

Ainsi, pour l'historienne Joan W. Scott, « on ne peut comprendre l’identification raciale indépendamment de l’identification de genre : les deux sont construites ensemble, et chacune renvoie à l’autre[30]. » Elle observe notamment dans le discours contemporain à la colonisation de l'Algérie des métaphores liant dévoilement et pénétration, domination coloniale et domination sexuelle, qu'elle met en parallèle avec les débats entourant le voile islamique en France qui concerne l'immigration mais se focalise sur les femmes et leur corps[30].

Un groupe de recherche de l'Institut d'histoire du temps présent (IHTP) du CNRS s'est penché sur l'impact du genre dans l'histoire des intellectuel(le)s[31].

Étymologie et sémantique[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie et sens du terme[modifier | modifier le wikicode]

Le mot « genre » vient du latin « genus », devenu en ancien français « gendre ». Le mot a d'abord le sens de « catégorie, type, espèce » puis le sens de « sexe[32] ». Le mot a longtemps été majoritairement associé au genre grammatical, mais l'emploi de « genre masculin/féminin » pour désigner hommes et femmes a des attestations remontant au 16e siècle[33].

Le terme de « genre » (gender) a été employé une des premières fois avec sens non-grammatical dans une publication scientifique [34] en 1955 par le psychologue et sexologue controversé[35] John Money, dans un article où il introduit le concept de « rôle de genre » (gender identity) : « le terme de rôle de genre est utilisé pour désigner tout ce que dit ou fait un individu pour se dévoiler […] comme ayant, respectivement, le statut de garçon ou d'homme ou bien de fille ou de femme. Il inclut, sans y être limité, la sexualité au sens de l'érotisme »[36]. En 1964, les psychanalystes Robert Stoller et Ralph Greenson créent[34] le concept d' « identité de genre » (gender identity) pour désigner « le sentiment qu'on a d'appartenir à un sexe particulier ; il s'exprime cliniquement par la conscience d'être un homme ou un mâle par distinction d'être une femme ou une femelle »[37]. En 1968, Robert Stoller propose d'articuler les deux notions de rôle de genre et d'identité de genre : « l'identité de genre commence avec le savoir et la réalisation, consciente ou inconsciente, que l'on appartient à un sexe et non à un autre [...] le rôle de genre est la conduite déclarée que l'on montre en société, le rôle qu'on joue, notamment vis-à-vis des autres »[38]. En 1972, John Money considère, de manière convergente, que « le rôle de genre est l'expression publique de l'identité de genre et l'identité de genre, l'expression privée du rôle de genre »[39].

En 1972, la sociologue Ann Oakley reprend le terme « genre » tout en s'écartant des définitions de Money et Stoller : elle s'appuie sur l'articulation entre nature et culture développée par Claude Lévi-Strauss pour renvoyer le sexe au biologique et le genre au culturel. À la même époque, les universitaires français préfèrent les expressions « rapports de sexe » ou « rapports sociaux de sexe »[5],[7].

Traductions en français[modifier | modifier le wikicode]

En anglais, le mot « gender » est utilisé de manière courante[40]. C'est surtout via les traductions de l'anglais que ce terme a pénétré les sciences sociales en France.

Certains critiquent cette traduction-calque en français, au nom du fait que le terme « sexe » serait plus large que son équivalent anglais, et qu'il peut inclure la part culturelle. C'est notamment l'avis de la Commission générale de terminologie et de néologie qui recommandait en 2005 de ne pas employer « genre » malgré son utilisation croissante dans certains champs des sciences sociales, arguant qu' « il semble délicat de vouloir englober en un seul terme des notions aussi vastes[41] », qu' « en français, le mot sexe et ses dérivés sexiste et sexuel s’avèrent parfaitement adaptés dans la plupart des cas pour exprimer la différence entre hommes et femmes, y compris dans sa dimension culturelle » et concluant que « la substitution de « genre » à sexe ne répond donc pas à un besoin linguistique[41] ».

L'expression « théorie du genre »[modifier | modifier le wikicode]

En anglais, le terme employé pour désigner le champ d'études autour du genre est principalement « gender studies », mais l'expression « gender theory » est aussi utilisée, par exemple par Myra Marx Ferree[42] ou Jean Potuchek.[43]

En français, l'expression « théorie du genre » est parfois présentée comme une traduction de l'expression anglaise « gender theory »[44],[45],[46]. Selon d'autres auteurs, en revanche, il s'agit d'une « francisation maladroite des gender studies ».[47],[48],[49]

Ce sont principalement les milieux réactionnaires qui en France parlent systématiquement de « la théorie du genre », s'appuyant sur des connotations du terme théorie (au singulier) :

  • l'idée d'une doctrine unifiée (« la théorie du genre »), laissant penser à une stratégie politique unifiée derrière les études de genre
  • l'idée d'un discours idéologique, qui ne reposerait pas sur des preuves (« ce n'est qu'une théorie »), alors qu'en anglais le terme « theory » peut avoir le sens d'une « hypothèse testée et confirmée »

Cette expression a été forgée au début des années 2000 par Tony Anatrella à des fins rhétoriques, dans le cadre de l'offensive menée par le Vatican contre les politiques remettant en cause les rôles de sexe traditionnels, promouvant les droits des femmes et étendant les droits des personnes LGBT[50].

Pour Joan W. Scott, « Quoi qu’en disent les catholiques […] il n’y a pas de “théorie du genre” — la “théorie du genre” est une invention qui a remplacé le communisme dans la rhétorique du Vatican. » Pour elle, cette expression est utilisée par « les adversaires du “genre” » qui entendent faire valoir que les différences entre femmes et hommes établissent « une complémentarité qui justifierait selon eux une inégalité[30]. » Pour Bruno Perreau, « la “théorie du genre” n'existe que dans la tête des opposants à l'égalité des droits. Cette croyance repose sur le fantasme selon lequel le sexe et la sexualité pourraient être déterminés par un simple discours »[51].

A l'inverse de ce fantasme, les études de genre comprennent des thèses aussi différentes que celles de Judith Butler ou Christine Delphy[52]. Ainsi, dans un contexte universitaire, lorsque l'expression « théories du genre » est employée, c'est presque toujours au pluriel : Anne-Emmanuelle Berger affirme ainsi que « la théorie du genre n'existe pas. Il en existe une multitude »[53] et Judith Butler que « les théories du genre existent au pluriel[54]. »

Pour toutes ces raisons, la plupart des partisan-e-s des études de genre en France considèrent qu'on ne doit pas parler de théorie[55],[56]. Ainsi Éric Fassin insiste sur le fait que « le genre est un concept. Ce n'est ni une théorie ni une idéologie, mais un outil qui aide à penser »[1].

Tout emploi rigoureux des termes devrait préciser leur définition. Par exemple, Éric Aeschimann, tout en comprenant les arguments contre l'emploi de « theorie du genre », considère que le terme de théorie est approprié pour désigner « l’hypothèse que les identités sexuelles ne sont pas biologiquement déterminées, mais socialement construites ».

L'expression « théorie du genre » employée par Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale en mai 2013[57],[58] suscite de nombreuses réactions dans le monde des sciences sociales[59] et notamment la publication d'une tribune, signée par une centaine d'universitaires, qui indique qu'« il n’y a pas “une” théorie du genre, fantasme entretenu par ceux et celles que la perspective d’une égalité effective dérange ou effraie, mais “des” études de genre. »[56],[60]. Après avoir employé l'expression en 2011[61], Najat Vallaud-Belkacem la juge en 2013 impropre[62].

Critiques réactionnaires[modifier | modifier le wikicode]

Des critiques du concept de genre émergent dès les années 1980[63] puis se développent dans les années 1990 sous la plume d'auteurs catholiques[64], notamment lorsque la notion de genre est intégrée au rapport final de la quatrième conférence mondiale sur les femmes malgré les objections du Vatican[65]. Ces auteurs dénoncent en effet ce qui est, selon eux, « un discours idéologique unifié qui aurait pour but de déstabiliser les rapports traditionnels entre les sexes[52]. » Le terme généralement utilisé est « la théorie du genre », ou la « théorie du gender » ou « gender ». L'emploi appuyé de l'anglais sert à accentuer un rejet de ce qui serait étranger...

Ils présentent le genre comme une « théorie et même une métaphysique » dont l'objectif est de « déconstruire » (« détruire ») les fondements de notre société au nom du principe d'égalité entre hommes et femmes poussé jusqu'à l'« interchangeabilité »[66]. Pour certains de ces auteurs, le genre est une notion « arbitraire »[67] dérivée à la fois du socialisme et du libéralisme, alliant « égalitarisme » et « utilitarisme », susceptible de « s’imposer violemment aux différentes cultures à travers la mondialisation »[68],[69] et témoignant d'une « soif d'auto-suffisance »[67]. Le genre agirait comme l'instrument d'une « nouvelle culture[70] » fondée sur la remise en cause de la sexualité humaine comme « inclination vers l'autre sexe »[67] et la contestation des « rôles fondés sur les différences naturelles »[70]. Selon la philosophe Chantal Delsol, avec la « théorie du gender », nous sommes « à l'acmé de la volonté de refaire le monde selon notre désir » et la consécration du « désir de l'individu de choisir, sinon son sexe biologique, au moins son appartenance de « genre » »[71]. Elle considère qu'« apprendre le gender à l'école [...] dans le cours de SVT (sciences de la vie et de la terre) » est « de la propagande », car « il ne s'agit aucunement d'une partie de la science, mais bien d'une opinion, et plutôt en l'occurrence d'une idéologie[71]. »

Pour certains auteurs, tels que le prêtre Michel Schooyans, le psychanalyste Jacques Arènes ou le prêtre et psychologue Tony Anatrella, le genre est une idéologie utilisée par une minorité subversive et militante emmenée par le « lobby homosexuel » et le mouvement LGBT[68] qui « s’en prend délibérément à tout ce qui pourrait rappeler et signifier la différence sexuelle »[72] afin de remettre en cause la prééminence de l'hétérosexualité [73] et revendiquer le mariage homosexuel[74].

Selon le pape Benoît XVI, « ce qui est souvent exprimé et entendu par le terme « gender », se résout en définitive dans l’auto-émancipation de l’homme par rapport à la création et au Créateur »[75] et légitime le mariage homosexuel, l'homoparentalité[76] et la procréation médicalement assistée[77],[52],[78].

De même, en France, des opposants au mariage des couples homosexuels, notamment La Manif pour Tous, établissent un lien entre la « théorie du genre » et l'ouverture du mariage aux couples de même sexe[79] ou des programmes de lutte contre les stéréotypes filles-garçons à l'école [80]. Ces positions trouvent écho chez certains politiques, en premier lieu au sein de la droite catholique conservatrice, puis auprès de nombreux députés et sénateurs UMP[81], qui demandent par exemple la création d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale, regrettant que les études de genre aient intégré la « théorie du gender »[82] qu'ils présentent comme un système de pensée et d’organisation globale de la société refusant en général ce qui est donné par la nature et en particulier le corps sexué lui donnant un « sens subversif de l’indifférenciation des sexes »[82]. Ces députés attribuent ainsi à la « théorie du gender » la création de laboratoires sur le genre dans différents établissements d'enseignement supérieur, l'introduction d'un chapitre intitulé « Devenir homme ou femme » dans les manuels scolaires de SVT de première, la répression des discriminations fondées sur l'orientation ou l'identité sexuelle, la lutte contre les stéréotypes filles-garçons dans certaines crèches, le remplacement de certains termes du code civil comme « femme et mari » par « époux » et « père et mère » par « parent » dans le cadre du projet de loi sur le mariage homosexuel ou encore le programme de lutte du gouvernement contre les discriminations basées sur l'orientation sexuelle[82],[83]. À partir de 2013, divers groupes politiques, liés pour certains à La Manif pour Tous, ont lancé en France des campagnes prêtant à l'Éducation nationale l'intention d'enseigner la « théorie du genre » à l'école[84],[85] ; les groupes les plus radicaux ont affirmé que cet enseignement s'accompagnerait de cours d'éducation sexuelle dès l'école maternelle et de propagande en faveur de l'homosexualité. Bien que rapidement démenties, ces rumeurs ont occasionné des mouvements d'inquiétude, notamment dans certains milieux issus de l'immigration[86],[87].

Regards dialectiques pour une théorie marxiste sur le(s) genre(s)[modifier | modifier le wikicode]

Il faut entendre ici « marxiste » selon le regard matérialiste dialectique de Karl Marx qui fait défaut chez les militants, les scientifiques actuels et les théoriciens américains.

« (in)différence réciproque relative des deux moitiés du genre humain » (É.J.)[modifier | modifier le wikicode]

Dans Les Notions de Morales chez l'enfant (1949), Germaine Wallon « fait une étude comparative, au point de vue des différentes valeurs du jugement moral, en montrant leurs ressemblances et leurs différences, chez garçons et filles d'âge scolaire : méchanceté, bonté, bravoure, malhonnêteté, action honteuse. »[88]

1_ Germaine Wallon : Conclusion générale de Les Notions de Morales chez l'enfant[modifier | modifier le wikicode]

  • L'étude scientifique

p. 282 > « Au terme de cette étude commencée très simplement comme une enquête où des enfants de tout âge étaient invités à tirer de leur mémoire ou de leur imagination un exemple de méchanceté, de bonté, de bravoure, de malhonnêteté, d'action honteuse, des comparaisons systématiques nous ont amené à des résultats qui sont une contribution à la psychologie différentielle de l'enfant [Dont les recherches de William Stern font partie].

Comparaison suivant l'âge, suivant le sexe et naturellement aussi suivant les motifs proposés. Trois groupes d'âges ont été constitués en rapport avec leurs plus grandes ressemblances intrinsèques et leurs plus grandes différences extrinsèques. Ils répondent à ceux qui sont habituellement reconnus par les psychologues et règle traditionnellement les rapports de l'enfant avec le milieu social. Le premier va de 3 à 7 ans, âge pré-scolaire; le deuxième de 7 à 12 ans, âge de l'école primaire; le troisième de 12 à 15 ans, âge de la puberté.

Limités à la simple comparaison qualitative des réponses, les résultats risquaient de rester flou. Mais nous avons considéré dans chacune des actions envisagées qu'elles avaient habituellement un auteur et un destinateur, un sujet et un objet, un responsable et une victime ou un bénéficiaire. Cet inventaire nous a fourni des distinctions numériques qui se sont avérées d'une grande portée différentielle. »

  • Résultats : ressemblances et différences

[A.] « Entre les âges d'abord :

dans la première période, l'enfant ne cite guère que des personnes de son entourage familial ou quotidien. Il ne se cite d'ailleurs lui-même qu'aux âges suivants, au contraire. Il n'y a donc pas d'égocentrisme [selon le concept de Jean Piaget] mais horizon plus limité de ses relations habituelles. C'est une simple question de fait car il peut, essentiellement, s'il s'agit d'une action qui n'est pas coutumière, comme la bravoure, chercher ses exemples dans des cercles beaucoup plus distants de sa propre existence. Il n'y a plus impuissance radicale à imaginer des scènes d'où il soit absent, mais les occasions lui manquent et sans doute aussi ses moyens d'évocation sont-ils assez pauvres, en [p. 283 >] regard du pouvoir à chaque instant exercé sur lui par ses expériences les plus coutumières.

Dans la seconde période, la qualification d'ordre professionnel ou social prend un soudain essor, mais généralement d'avantage chez les filles que chez les garçons; elles sont plus précoces.

À la troisième période, les garçons dépassent les filles. Il se produit même parfois chez elle une régression qui n'est évidemment pas une régression d'intelligence ni de sensibilité mais qui témoigne, au contraire d'une plus grandes concentrations affectives. Les qualificatifs d'ordre moral, en effet, deviennent relativement plus nombreux. L'adolescent masculin s'épanouit vers ce qui est plus social, l'adolescente subit une attraction sentimentale. »

[B.] « La comparaison des deux sexes est fort instructive et par ses ressemblances et par ses différences.

Ressemblances :

La première ressemblance fondamentale, c'est la prépondérance que chacun s'attribue à lui même. Le coefficient de ces préférences est en moyenne de 3. Les adultes y ont habituellement une part beaucoup moindre que les enfants. Les variations qui se produisent dans les proportions habituelles entre les sexes ou entre adultes et enfants sont très significatives de l'image que se font les enfants des vertus ou des vices qu'ils ont illustré par leur exemples.

Cette préférence 'auto-sexuelle que nous avons parfois gratifiée d'autophilique est loin de répondre toujours à un désir d'apologie, car elle attribue souvent au sexe propre la responsabilité d'actions condamnables; elle est aussi accusatrice qu'élogieuse. Ce qu'il faut en retenir, ce n'est donc pas à proprement parler une présomption favorable en faveur de son propre sexe, mais une conscience du sexe propre qui pèse d'un poids permanent sur les évocations des individus.

Et c'est d'autant plus frappant qu'il ne paraît pas s'y ajouter de façon essentielle un préjugé ni une idée davantage personnelle. D'où vient cette conscience auto-sexuelle ? De la nature ou des différences dans le régime d'existence propre aux garçons et aux filles ? Les arguments font défaut pour trancher définitivement le problème.

Différences :

Mais, il y a aussi des différences entre filles et garçons et elles se manifestent non seulement à la puberté, comme nous l'avons vu, mais aussi, et surtout à la deuxième période, soit de 7 à 12 ans.

Dans la première période, entre 3 et 7 ans, il y a une sorte de symétrie entre garçons et filles; l'autophilie sexuelle, déjà très nette, n'était guère influencée que par la nature des actes envisagés.

De 7 à 12 ans, la différence entre garçons et filles prend quelque chose de systématique.

Les garçons ne paraissent plus tenir aucun compte des filles. Elles [p. 284 >] disparaissent et dans la nomenclature des victimes et dans celle des responsables. Sans la place, d'ailleurs, très réduite, que les garçons donnent aux femmes, en particuliers parmi les victimes, leur monde semblerait devenir exclusivement masculin. Sans doute, est-ce là le signe qu'ils s'orientent davantage vers une activité débrouillarde, conquérante et parfois violente où les filles n'ont guère de rôle à jouer.

Durant la même période les filles répondent au dédain des garçons par beaucoup plus de considération pour eux. Elles leurs attribuent, beaucoup moins d'ailleurs qu'elles-même, des responsabilités qui ne sont pas toujours louables, mais elles leur font place aussi parmi les victimes. Les filles de 7 à 12 ans s'orientent davantage vers les garçons. Est-ce parce qu'elles les suivent dans leur orientation, entraînées qu'elles seraient par les mêmes tendances pragmatiques. Est-ce un attrait plus sentimental ?

À l'âge suivant au contraire, l'importance des garçons diminuent sensiblement pour elles, celles des adultes augmente, mais avec beaucoup de réserve encore s'il s'agit des adultes masculins. Le monde des jeune filles redevient plus féminin. »

[C.] « Ce résumé ne reproduit que les tendances les plus générales qui résultent de nos comparaisons.

Nous avons, chemin faisant, relevé bien d'autres particularités que nous avons essayé d'interpréter et sur lesquelles nous avons dû, bien des fois, nous borner à des hypothèses faute d'avoir assez d'indices pour procéder aux recoupements nécessaires. Ce sont des problèmes qui restent en suspens.

Cependant, il nous a été possible, toujours par le même système de comparaisons, de reconnaître entre les thèmes que les enfants devaient illustrer par des exemples, des différences en quelques sortes spécifiques.

La méchanceté et la bonté s'opposent comme le bien et le mal. Elles n'ont pas de sexe, c'est-à-dire qu'elles offrent, par excellence, le terrain où peut s'exprimer, sans subir d'autre influence, l'autophile sexuelle.

Pour la bravoure, au contraire, la balance penche assez nettement du côté des hommes. C'est pour les filles elles-mêmes, une vertu masculine qui développe ses effets dans le monde des hommes.

Avec la malhonnêteté et l'action honteuse, les distinctions sont plus subtiles. Bien que nombres des actes cités pour les illustrer leur soient communs, il apparaît avec netteté que la malhonnêteté regarde davantage les hommes et l'action honteuse les femmes.

Serait-ce que la matérialité des faits ne soit pas seule à compter, mais que dans les jugements mêmes des enfants l'attitude où ils mettent les personnes ait aussi une grande importance ? Dès lors tout s'expliquerait.

L'action honteuse est essentiellement celle dont on rougit ou doit rougir, celle où la dégradation de la personne [p.285 >] passe au premier plan, celle qui est en rapport avec la nécessité de conserver intacte son intégrité morale et n'est-ce pas en effet là ce qui constitue la principale défense de la femme.

Sur la malhonnêteté, au contraire, pèse une disqualification morale mais qui garde quelque chose de plus objectif, dont les conséquences sont plus strictement sociales. La malhonnêteté est affaire de relations entre individus. C'est sur ces relations que porte l'accent, beaucoup plus que les déchéance pouvant en résulter dans la conscience même de l'individu. »

  • La conclusion de la conclusion générale

« L'homme, beaucoup plus que la femme, est un instrument de transactions bonnes ou mauvaises, méritoires ou coupables, mais dont le caractère techniques ou social tend à l'emporter sur le caractère subjectif et moral. Les enfants seraient sensibles à cette différence en identifiant davantage l'action honteuse avec le monde féminin et la malhonnêteté avec le monde masculin.

Au reste, que nos interprétations soient acceptées ou non, les différences sur lesquelles elles reposent résultent bien de nos analyses et ce sont ces différences suivant l'âge, suivant le sexe et suivant les notions auxquelles l'enfant est invité à réagir que nous nous étions proposé de mettre en évidence.

Car

mieux différencier c'est mieux connaître. »[89]

2_ René Zazzo : Attitudes affectives et représentions sociales des enfants d'âge préscolaire[modifier | modifier le wikicode]

« Nous constatons chez les garçons une augmentation régulière du pourcentage du refus d'être fille entre 3 et 6 ans. Ce qui est, en tout cas incontestable, c'est que 'les filles rejettent beaucoup moins l'idée d'être un garçon que les garçons ne rejettent d'être une fille.'

À l'âge de 4-5 ans qui est plus caractéristique à cet égard, la majorité des filles acceptait éventuellement d'être un garçon et ce qui est plus significatif encore, le quart d'entre elles préférait même être une fille.

Ces constatations confirment donc sur deux points essentiels les conclusions auxquelles parvenait Germaine Wallon dans son beau livre sur Les Notions Morales chez l'Enfant : la préférence auto-sexuelle, mais aussi, mais surtout, une sorte d'asymétrie dans l'intérêt que se portent réciproquement filles et garçons. « Les garçons, disait Germaine Wallon, ne paraissent plus tenir aucun compte des filles... Les filles répondent au dédain des garçons par une beaucoup plus grandes considérations pour eux. ».

Ces remarques ont été faites à propos d'enfants plus âgés (groupe de 7 à 12 ans) et au moyen d'autres techniques d'observation. Notre technique met en évidence que ces attitudes, identifiées et décrites par Germaine Wallon, valent aussi pour les enfants de la période préscolaire. [90]

3_ Émile Jalley : Le style dialectique dans les travaux de Germaine Wallon[modifier | modifier le wikicode]

Voir :

  • la présentation par Émile Jalley de Les Notions morales chez l'enfant (1949) de Germaine Wallon aux éditions l'Harmattan;
  • ou le chapitre 10 de Louis Althusser et quelques autres d'Émile Jalley aux édition l'Harmattan.

Émile Jalley : Dépassement de la dialectique nature-culture[modifier | modifier le wikicode]

La théorie du genre dans le débat français (L'Harmattan, 2014) :

« La question du genre passionne le débat public, évidemment par le contenu de sexualité qu'elle met en jeu.

Mais au delà-là d'un tel attrait, elle affronte deux camps hostiles autours de la très ancienne questions dans l'histoire de la philosophie de l'opposition entre la nature et la culture.

  • Du côté de la nature se trouve ici le positivisme scientifique et parfois scientiste en même temps qu'un naturalisme « spiritualiste » sommaire défendu par la théologie catholique officielle.
  • Du côté de la culture se trouve l'idéalisme sociologique de Judith Butler qui rejoint paradoxalement la position dépasser d'un béhaviorisme social.

Dans ce débat, nature et culture s'affrontent sous forme de thèse et d'antithèse, mais sans synthèses possible, entre autres par manque de participation des philosophes comme des psychologues et des psychanalystes, qui laissent seuls, en chiens de faïence, naturalisme biologique et théologique d'une part, sociologues butlériens et consorts d'autre part.

Judith Buthler a partiellement raison au niveau de la pratique politique.

Mais comme son modèle théorique pèche par incomplétude, il en résulte le caractère superficiel d'une pratique sans effet profond sur le réel, sinon souvent de diversion, tandis que ses adversaires encouragent un conservatisme social crispé.

La crise sociopolitique actuelle dans un pays comme la France montre qu'il ne suffit pas d'alléger les contraintes qui pèsent sur les femmes et les homosexuels.

Tout le monde sait que tout y dépendrait d'abord d'une réforme fiscale, qui reste obstinément mise au placard.

En réalité, l'histoire de la philosophie, comme aussi de la psychanalyses (Freud, Lacan), ainsi que de la psychologie (Wallon, Piaget) avait bien avant mis en chantier, touchant le couple nature-culture, la voie ternaire dialectique à même de surmonter le binaire stérile où se trouve acculé le débat sociétal en cours.

Situation d'autant plus regrettable qu'elle se trouve avoir une incidence sur le système déjà en crise grave de l'organisation scolaire. »[91]

Critiques marxistes sur les conceptions idéalistes des genders et de leurs contradicteurs[modifier | modifier le wikicode]


Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le wikicode]

  • Introduction aux études sur le genre, de Boeck Supérieur, 2012
  • Pierre Bourdieu, La domination masculine, Paris, coll. Liber Le Seuil, 1998
  • Françoise Héritier, Masculin-féminin. La pensée de la différence, Odile Jacob, 1996
  • Judith Butler
    • Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l'identité. Paris : La Découverte, 2006
    • Ces corps qui comptent. De la matérialité et des limites discursives du "sexe"., (traduction Charlotte Nordmann) Paris, Éditions Amsterdam, 2009
    • Défaire le genre, (traduction Maxime Cervulle) Paris, Éditions Amsterdam, 2012


  • Christine Delphy
    • L'ennemi principal (Tome 1): économie politique du patriarcat, Paris, Syllepse, 1998. (Réédité en 2009 par Syllepse, (ISBN 2849501980)
    • L'ennemi principal (Tome 2): penser le genre, Paris, Syllepse, Paris, 2001. (Réédité en 2009 par Syllepse, (ISBN 2907993887)
    • Penser le genre: quels problèmes ? Dans M.-C. Hurtig, M. Kail, & H. Rouch, Sexe et genre. De la hiérarchie entre les sexes (p. 89-102). Paris : CNRS Éditions, 2003


  • Joan Wallach Scott
    • La Citoyenne paradoxale. Les féministes françaises et les droits de l'homme, Albin Michel, 1998
    • De l'utilité du genre, Paris, Éditions Fayard, 2012.


  • Anne Fausto-Sterling
    • (en) Fausto-Sterling, Anne, Myths of gender: biological theories about women and men, New York, BasicBooks, , 2e éd., poche (ISBN 978-0-465-04792-5, LCCN 92053170)
    • (en) Fausto-Sterling, Anne, Sexing the body: gender politics and the construction of sexuality, New York, Basic Books, , 1re éd., poche (ISBN 978-0-465-07714-4, LCCN 00703212)
    • Fausto-Sterling, Anne, (trad.) Bonis, Oristelle, Bouillot, Françoise, Corps en tous genres : La dualité des sexes à l'épreuve de la science, Paris, La Découverte, coll. « SH / Genre & Sexualité », , 1re éd., 400 p., 155 * 240 mm (ISBN 9782707169105, LCCN 00703212)
    • Fausto-Sterling, Anne, (trad.) Boterf, Anne-Emmanuelle, Les cinq sexes : Pourquoi mâle et femelle ne suffisent pas, Paris, Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot n°917 », , 1re éd., 96 p. (ISBN 9782228908856)


  • Erving Goffman, L'arrangement des sexes. Paris: La Dispute, 2002
  • Georges-Claude Guilbert, C'est pour un garçon ou pour une fille? La Dictature du genre. Paris : Autrement, 2004
  • Isabelle Jacquet, Développement au masculin/féminin, le genre outil d’un nouveau concept, Paris, L’Harmattan, 184 p., 2000
  • Nathalie Heinich, États de femme. L'identité féminine dans la fiction occidentale, Collection NRF Essais, Gallimard, avril 1996
  • Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais, Exils, 2006
  • Rosi Braidotti, La Philosophie... là où on ne l'attend pas, Larousse, 2009
  • Collectif, sous la direction de Eleni Varikas, Sous les sciences sociales, le genre. Relectures critiques de Max Weber à Bruno Latour, La Découverte, 2010
  • Maryse Vaillant, Sexy soit-elle, Les Liens qui libèrent, 2012
  • (en) Ann Oakley, Sex, Gender and Society, Temple Smith, London, 1972
  • Françoise Thébaud, Écrire l'histoire des femmes et du genre, Lyon, ENS éditions, 2007.
  • Clio, Femmes Genre Histoire (revue), 1995

Ouvrages critiques[modifier | modifier le wikicode]

Références marxistes[modifier | modifier le wikicode]


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0 et 1,1 « Masculin-féminin : cinq idées reçues sur les études de genre » », sur Le Monde
  2. Madeleine Pelletier, Les facteurs sociologiques de la psychologie féminine, La Revue socialiste, Mai 1907
  3. 1935 : (en) Sex and temperament in three primitive societies William Morrow and co. Réédition: perennial, 2001, ISBN 0-06-093495-6
  4. Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe, t. II L'expérience vécue, Gallimard, coll. « Folio », 1949
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  8. {{Lien web|url=http://www.who.int/gender/whatisgender/fr/index.html%7Ctitre=Qu'entendons-nous par
  9. {{Lien web|url=http://www.unesco.org/new/fr/social-and-human-sciences/themes/gender-equality/ |titre=Égalité de genre |site=UNESCO.org |consulté le = 4 février 2014 »
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  30. 30,0, 30,1 et 30,2 {{Article|titre=History trouble|auteur1=Gaëlle Krikorian|auteur2=Philippe Mangeot|auteur3=Adèle Ponticelli|auteur4=Pierre Zaoui|périodique=Vacarme|numéro=66|mois=hiver|année=2014|passage=218-248|lire en ligne=http://www.vacarme.org/article2325.html »
  31. Nicole Racine et Michel Trebitsch (dir.), Intellectuelles. Du genre en histoire des intellectuels, Paris/Bruxelles, IHTP-CNRS/Complexe, coll. « Histoire du temps présent », 2004. Voir [1]
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    « Gender identity starts with the knowledge and awareness, whether conscious or unconscious, that one belongs to one sex and not the other [...] gender role is the overt behavior one displays in society, the role which he plays, especially with other people. »

  39. (en) John Money et Anke Ehrhardt, Man and woman, boy and girl. The differentiation and dimorphism of gender identity from conception to maturity, Johns Hopkins University Press, , p. 4 :

    « Gender role is the public expression of gender identity, and gender identity is the private expression of gender role. »

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  49. {{article|périodique=Huffington Post|prénom1=Élisabeth|nom1=Roudinesco|lien auteur1=Élisabeth Roudinesco|titre= De quoi la
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  65. Favier 2012, p.6
  66. Alain Finkielkraut, « L'esprit de l'escalier », sur RCF Causeur : « Il y a bien une théorie, et même une métaphysique du genre [...] Les études de genre reposent sur l’idée que tout dans le monde humain [...] relève de l’histoire. Il y a bien des sexes biologiques mais la différence entre le masculin et le féminin est une construction sociale et historique [...] Cette construction il s’agit [...] de la mettre à bas pour accéder à [...] l’égalité ultime que représente l’interchangeabilité des aspirations, des rôles, des manières d’être et de faire [...] Il s’agit de faire la guerre à toute trace de masculinité et de féminité. »
  67. 67,0, 67,1 et 67,2 Jutta Burggraf, « « Genre » (« gender ») », dans Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques, Pierre Téqui, avril 2005
  68. 68,0 et 68,1 Favier 2012, p.10
  69. Marguerite Peeters, « La théorie du genre », intervention au colloque « Une nouvelle identité sexuelle : libéraliser pour asservir », organisé par l’Observatoire socio-politique du Diocèse de Toulon-Fréjus, 2011, cité par Favier 2012, p.11
  70. 70,0 et 70,1 Xavier Lacroix, « Homoparentalité », dans Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques, Pierre Téqui, avril 2005
  71. 71,0 et 71,1 Chantal Delsol, « Le
  72. Tony Anatrella, Le règne de Narcisse, Presses de la Renaissance, , p. 118-119
  73. Tony Anatrella, « Le Conflit des modèles sexuels contemporains. À propos du concept de « gender » », dans Revue d’éthique et de théologie morale, n°215, décembre 2000, p.29-74  cité par Favier 2012, p.27
  74. Jacques Arènes, « La problématique du « genre » », dans Documents épiscopat, n°12, 2006 [texte intégral] 
  75. Benoît XVI, Discours de vœux à la Curie pour Noël 2008 cité par Favier 2012, p.14
  76. Josef Ratzinger, Lettre aux Évêques de l’Église catholique sur la collaboration de l’homme et de la femme dans l’Église et dans le monde, 2004 cité par Favier 2012, p.13
  77. « Pour Benoît XVI, la théorie du genre légitime le mariage gay et la PMA  » », sur Le Monde des religions, (consulté le 12 février 2014)
  78. Lorena Parini, « Le concept de genre : constitution d'un champ d'analyse, controverses épistémologiques, linguistiques et politiques », dans Varia, n°5, 2010 [texte intégral] 
  79. « Georgina Dufoix opposée au mariage gay », sur lefigaro.fr : « […] Derrière le mariage des homosexuels, c'est la théorie du genre qui est insufflée dans la société française. Cette théorie qui vient des États-Unis estime qu'homme et femme sont interchangeables. »
  80. http://www.france24.com/fr/20140202-france-manif-pour-tous-theorie-du-genre-ecole-musulmans-homosexualite/
  81. Quentin Girard, « Deux députés veulent une enquête sur la «théorie du genre» », sur Liberation.fr, (consulté le 5 février 2014)
  82. 82,0, 82,1 et 82,2 « Proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’introduction et la diffusion de la théorie du gender en France », sur Assemblée nationale, (consulté le 6 février 2014)
  83. « Identité sexuelle: des députés UMP demandent le retrait de manuels scolaires », sur 20 minutes (France),
  84. «La manif pour tous» lance des états généraux de la famille, La Croix, 15 septembre 2013
  85. Election des parents d'élèves: les anti-mariage pour tous veulent infiltrer les écoles, Huffington Post, 10 octobre 2014
  86. Théorie du genre : des élèves absents du fait d'une étrange rumeur, Le Figaro, 29 janvier 2014
  87. [http://www.francetvinfo.fr/societe/education/masturbation-theorie-du-genre-a-l-ecole-decryptage-de-cinq-folles-rumeurs_516005.html
  88. Émile Jalley présentant le tome VII des Œuvres de Henri Wallon (1879-1962) et de son épouse et collaboratrice Germaine Wallon-Rousset (1893-1953) : « La réédition de ce livre est bienvenue en cette période d'interrogation sur les valeurs de l'école laïque et républicaine.»
  89. Conclusion générales de Wallon, G. (2015). Les notions morales chez l'enfant.
  90. Attitudes affectives et représentions sociales des enfants d'âge préscolaire cité par Émile Jalley (2014) dans Louis Althusser et quelques autres,, René Zazzo, éd. in L'Harmattan (publ. orig. : Enfance n°9-1), 2014 (date orig. 1956), chap. Le style dialectique dans les travaux de Germaine Walllon, p. 394
  91. Jallay, É. (2014). Quatrième de couverture de La théorie du genre dans le débat français ... . L'Harmattan