Agriculture en URSS

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L'agriculture en URSS était, après la collectivisation forcée imposée par Staline en 1928, principalement organisée autour de grandes fermes collectives (25000 en 1990), de forme coopérative (kolkhoses) ou étatique (sovkhoses).

Contexte naturel[modifier]

Cette agriculture dispose d'une superficie considérable mais seulement une faible fraction, 122 millions d'hectares, soit moins de 10% de la superficie totale, est cultivée du fait d'un climat souvent aride ou d'une période de fertilité trop brève. L'agriculture a ainsi dû se développer dans un environnement naturel souvent hostile : terres peu fertiles, sécheresses et événements climatiques brutaux. Ainsi, du fait de ces contraintes, les exploitations agricoles dans les régions du sud et l'ouest de la Sibérie se sont spécialisées plutôt dans la céréaliculture tandis que les régions du nord sont principalement dédiées à l'élevage.

Historique[modifier]

À côté de ces exploitations pratiquant une culture extensive et disposant d'un quasi-monopole dans la production de céréales, coexistait une production privée relativement performante réalisée sur de petits lopins de terre.

L'agriculture dans l'Empire russe[modifier]

En 1593, Fédor Ier, sous l'inspiration de Boris Godounov, abolit le droit accordé aux paysans de changer annuellement de terres. Attaché à la terre, le paysan perd progressivement tous ses droits civiques pour devenir peu à peu un serf.

Jusqu'aux réformes abolissant le servage, d'Alexandre II en 1861, la majorité de la population rurale vit sous le statut du servage. Mais cette réforme ne transforme pas les terres soumises au servage en petites propriétés individuelles. Elle institue le dédommagement de l'ancien seigneur par le paysan voulant acquérir la terre, ce qui ralentit grandement la réforme agraire. Les paysans n'ayant pas d'argent, c'est l'État qui leur en fait l'avance. Les anciens seigneurs reçoivent ainsi de l'État une indemnité d'un milliard de roubles que les paysans remboursent sur 49 ans à un taux de 6 %.

Le reste de la population rurale, c'est-à-dire ceux qui ne sont plus serfs, fonctionne selon le système du mir, qui est une communauté de partage du travail et de la nourriture. Chaque mir est dirigé par un conseil formé d'un certain nombre de chefs de famille, et dont une des missions est de redistribuer périodiquement la terre en fonction des besoins de la population rurale selon le système de « Répartition ». Il s'agit d'un partage des terres à intervalles réguliers suivant l'évolution de la taille de chaque famille. Le Mir organise aussi les pratiques communautaires telles que la vaine pâture. Ainsi la communauté paysanne cultive un finage organisé en openfield, comme une large partie de l'Europe durant la période médiévale et moderne. L'openfield nécessite obligatoirement une organisation concertée des pratiques agricoles pour déterminer les travaux collectifs et l'usage de terres collectives allouées aux bêtes, ainsi que les diverses dates qui définissent la vaine-pâture et les travaux féodaux. Mais le fonctionnement spécifique de la « Répartition » accélère l'émiettement des terres par rapport à certaines régions européennes qui connaissent le droit d'aînesse, puisqu'à chaque nouvelle naissance, la surface est de nouveau divisée. Ainsi au début du 20e siècle ce système est décrié notamment par les communistes, car, selon eux, il ne permettait pas la pleine gestion des espaces.

S’ensuivent les réformes de Stolypine, premier ministre du tsar Nicolas II, en 1906, qui permettent aux paysans d'accéder à la pleine propriété en provoquant l'abandon des pratiques communautaires par un remembrement définitif. Ainsi en 1914, 2,5 millions d'exploitations ont quitté le Mir. Dans le même temps émerge un réseau de coopératif qui, en 1914, enregistre 3 millions d'adhérents. La propriété foncière des nobles en Russie d'Europe qui était passée de 121 millions d'hectares en 1860, à 84 en 1861, était encore de 44 millions d'hectares en 1914.

Le communisme de guerre (1918-1921)[modifier]

Lors de la Révolution de 1917 et la guerre civile russe qui s'ensuit jusqu'en 1921, le partage des terres prises à la noblesse et à l'Église se poursuit de ce fait dans un certain esprit d'égalitarisme. Ceci est dû à la force de pression que constitue la paysannerie durant la guerre civile russe qui oppose les antibolcheviks, de droite et de gauche, aux communistes. Les premiers veulent conserver les Mir, les seconds souhaitent pour la plupart une collectivisation. Mais les deux camps ont une attitude attentiste pour affaiblir les révoltes paysannes telles que celle des « Armées vertes » ou la « Révolte de Tambov ». Ainsi, en 1921, le parcellaire est très morcelé avec près de 24 millions d'exploitations. Une forte pression fiscale caractérise l'époque avec notamment l'apparition du « communisme de guerre », qui entraîne la réquisition d'une importante partie de la production agricole.

La Nouvelle politique économique (NEP) (1921-1929)[modifier]

Le décret de 1921 instaurant la Nouvelle politique économique (NEP) exige de la paysannerie qu'elle donne au gouvernement une quantité de tout surplus agricole en nature. Cela permettait de conserver le surplus restant pour la consommation urbaine ou pour l'exportation contre des biens industriels.

En matière foncière, la période de la NEP commence entre 1921 à la fin de la guerre civile russe et 1928. Elle ne se traduit pas par le retour à la propriété privée mais par l'instauration d'un système de baux : le Code foncier de 1922 permet d'établir des baux de 6 ans qui seront portés à 12 ans en 1925. Ces baux étant facturés, le système est essentiellement une imposition, ce qui ménage relativement la paysannerie durant cette période, et crée un système de marché avec une certaine propriété privée. En 1928, la fin de la NEP signifie aussitôt le retour à l'interdiction de louer les terres et la collectivisation progressive de toute l'agriculture. La NEP fut aussi un épisode où les produits agricoles peuvent se vendre à un prix libre.

La production agricole augmenta fortement. Au lieu de la réquisition des surplus agricoles sans compensation par le gouvernement durant la guerre civile, les fermiers pouvaient désormais vendre leurs excédents, en étant donc incités à produire plus de grains. Cette incitation couplée avec la fin des domaines semi-féodaux permit à la production agricole d'atteindre les niveaux d'avant la Révolution et de les dépasser. Ainsi, en 1928, la production agricole et industrielle avait retrouvé les niveaux de 1913.

Cependant, comme le gouvernement soviétique ne mena pas une politique d'industrialisation, cela créa un déséquilibre dans l'économie où le secteur agricole croissait beaucoup plus vite que l'industrie lourde. Pour garder des revenus élevés, les usines commencèrent à vendre leurs produits à des prix plus élevés. À cause des coûts croissants des biens manufacturés, les paysans durent produire beaucoup plus de farine pour acheter ces biens de consommation. Cela entraîna une chute des prix agricoles et une augmentation aiguë des produits industriels, phénomène connu sous le nom de « Crise des ciseaux » (référence à la forme des courbes de prix correspondantes). Les paysans commencèrent à conserver leurs surplus en espérant des prix plus élevés, ou les vendre cher aux « Nepmen » (commerçants et intermédiaires). De nombreux membres du Parti Communiste étaient contre cette pratique, considérée comme une exploitation des consommateurs urbains. Pour combattre les prix croissants des biens de consommation l'État prit des mesures pour diminuer l'inflation et promulgua des réformes sur les pratiques internes des fabriques. Le gouvernement fixa aussi les prix pour arrêter l'effet ciseaux.

La NEP était généralement vue comme une mesure temporaire, et s'avéra fortement impopulaire parmi certains marxistes du Parti bolchevik à cause de ses compromis avec certains éléments capitalistes. Staline ne forgea pas immédiatement sa doctrine au sujet de la NEP.

La collectivisation de l'agriculture (1929)[modifier]

Entre 1928 et 1933, durant la période de collectivisation qui s'étend jusqu'à 1938, la moitié du bétail soviétique a été abattue en réponse à la collectivisation et à l'adoption d'un passeport pour limiter la mobilité des populations rurales. La collectivisation a aussi entraîné une famine, celle de l'Holodomor, qui touche particulièrement les régions du Caucase, du Kouban et de l'Ukraine, c'est-à-dire une large partie des terres noires. On y dénombre entre 2 et 10 millions de morts, estimation qui peut inclure les morts et les déportés de la « dékoulakisation ».

Le terme de koulak apparait à l'époque, pour désigner les exploitants agricoles qui emploient des salariés, qui vendent leurs production ou qui sont de grands propriétaire terriens. Ils étaient considérés comme une nouvelle classe capitaliste rendue responsable de l'augmentation du chômage et de l'inflation. Il y aura ainsi une « dékoulakisation » quand Staline sera au pouvoir, avec une répression sur ces individus pour mettre en avant la communauté rurale, pour permettre la collectivisation des terres. Entre 1929 et 1935, plus de deux millions de paysans, koulaks ou non, furent déportés et plusieurs millions moururent de faim, surtout en Ukraine et dans le sud de la Russie. Leurs biens furent confisqués.

Le décret de collectivisation massive de janvier 1930 ne fait aucune mention des lopins de terre, mais dans de nombreuses régions, les autorités communistes locales les ont abolis. Néanmoins, en mars 1930, après une résistance paysanne, le droit de posséder une parcelle personnelle est reconnu. En février 1935, une charte précise que les parcelles individuelles peuvent avoir une superficie de 0,25 à 0,5 hectare et jusqu'à 1 hectare dans des cas spécifiques. En 1938, ces parcelles produisent 21,5 % de la production agricole. Ce type d'agriculture s'est généralisé dans les années 1930 dans le bassin de la mer Noire et dans la périphérie des métropoles telles Moscou et Leningrad.

À la suite de la collectivisation des années 1930, l'agriculture était organisée en un système de fermes collectives, les kolkhozes, et de fermes d'État, les sovkhozes :

  • Les kolkhozes étaient des entreprises agricoles détenues et gérées par un ensemble de paysans propriétaires des outils de production, mais non du sol, propriété de l'État. La terre était mise à disposition perpétuelle des kolkhoziens. Les paysans cultivaient en commun la terre, vendaient la production à l'État, et se partageaient les profits. Ils disposaient en outre d'un lopin de terre individuel (0,25 à 0,5 hectare en 1934) ;
  • Les sovkhozes étaient des grandes entreprises agricoles d'État. Les travailleurs y étaient des ouvriers agricoles.

Il ne resta plus après cela qu'un faible nombre de fermes individuelles (khutor, хутор), situées dans des zones rurales isolées dans les pays baltes, l'Ukraine, la Sibérie et les régions cosaques.

L'agriculture planifiée[modifier]

La collectivisation a instauré des fermes d'État, les sovkhozes, et des exploitations collectives et coopératives, les kolkhozes qui prennent la suite des anciens mirs. En 1940 on dénombre environ 238000 kolkhozes et 4200 sovkhozes. En 1950, à la suite de la saignée démographique de la guerre et aux remembrements, le nombre de kolkhozes est réduit à 124000. Dans les années 1980, on ne dénombre plus que 26200 kolkhozes et 22700 sovkhozes. Ce regroupement de terre est effectué pour moderniser les exploitations via aussi des « stations de machines et de tracteurs » (MTS) pour permettre une mécanisation de l'agriculture, tout en libérant une importante main-d'œuvre pour l'urbanisation et l'industrialisation du pays à travers les plans quinquennaux. Parallèlement à cette concentration des terres, l'exploitation de lopins ou « exploitations auxiliaires domestiques », pour des productions personnelles, est autorisée. Les excédents des lopins peuvent être vendus sur les marchés, et seuls échappent à la planification de l'économie. Dans les années 1980, le rendement des minuscules lopins est, à surface égale, cinq fois supérieur à celui des terres collectivisées.

Organisée à grande échelle et hautement mécanisée, l'Union Soviétique était l'un des plus grands producteurs de céréales au monde, bien que de mauvaises récoltes comme en 1972 et 1975 nécessitèrent des importations et ralentirent l'économie. Le plan quinquennal de 1976-1980 transféra des ressources à l'agriculture et 1978 connut des récoltes record. À la suite de l'irrégularité des récoltes, l'URSS devint dans les années 1980 un importateur net de céréales. Le coton, la betterave sucrière, la pomme de terre, et le lin étaient aussi des cultures importantes.

Cependant, en dépit d'immenses ressources territoriales, d'une mécanisation extensive, des industries chimiques, et d'une grande force de travail rurale, l'agriculture soviétique était relativement improductive, entravée dans de nombreuses zones par le climat (seulement 10 % du territoire de l'URSS était cultivable), et une mauvaise productivité du travail. Dans les années 1930, l'agriculture, réserve de main-d'œuvre et source d'excédents, était au service de l'industrialisation. L'État réquisitionnait des céréales pour l'exportation et l'approvisionnement des villes. Cela entraîna la famine dans les campagnes en 1932-1933. Un système de passeport interne au pays a empêché les mouvements brutaux et incontrôlés des ruraux vers les zones urbaines. En effet les agriculteurs étaient liés à leur sovkhoze ou à leur kolkhoze, ce qui est décrit par certains comme un système de « néo-servage ».

Tentative de réforme : système des maillons[modifier]

Au milieu des années 1960, un petit groupe de libéraux et d'économistes prône une décentralisation de l'agriculture, sur la base des tentatives de réformes de l'industrie allant dans le même sens. Ils cherchaient à s'appuyer sur l'attachement traditionnel du monde paysan à la terre en s'efforçant d'appliquer à la culture collective le principe du stimulant des lopins de terre privés.

L'idée consistait à reprendre des étendues de terre assez grandes, terres d'Etat ou collectives, et à les faire exploiter par « maillons » — des petites unités de travail de six à douze spécialistes qualifiés, dont la paye dépendrait uniquement de la récolte qu'ils obtiendraient sur ces terres. Suivant ce concept, le maillon aurait champs et machines agricoles à sa disposition et serait responsable non seulement de la culture de la terre mais aussi de l'entretien des machines.

La différence principale avec le système existant était que normalement la main-d'œuvre des fermes collectives se déplace sur des étendues immenses, travaillant sur un champ et sur une tâche un jour, sur un autre champ un autre jour, sans aucun sens de la responsabilité et sans dépendre directement du résultat de son travail. Un conducteur de tracteur est payé selon l'importance de la surface labourée par lui, de sorte qu'il a avantage à labourer vite, à faire des sillons peu profonds pour couvrir un territoire plus grand, alors que le meilleur rendement des récoltes exige un labour plus lent, plus soigné et s'enfonçant plus profondément dans le sol. Il en va de même pour le sarclage et d'autres travaux. Le maillon était destiné à combattre cette mentalité.

Un exemple célèbre de ce système fut donné par Vladimir Pervitzki, un « héros du travail socialiste » de la région de Krasnodar, qui prouva par une expérience que son maillon de dix hommes pouvait tripler le rendement d'une terre entretenue normalement à des époques différentes par 80 personnes. Son maillon laboura, planta, sarcla, moissonna et protégea la terre mieux que des ouvriers agricoles normaux.

L'idée du maillon fut assez bien admise, vers les années 1960, pour gagner à cette cause de nombreuses fermes — avec un ou deux petits maillons sur chaque très grande ferme — bien qu’elle rencontrât de l'opposition de deux côtés : de la part des administrateurs des fermes, et des travailleurs ordinaires qui craignaient d’être en surnombre si les petits maillons se montraient trop efficaces. Cela mettait en danger la grande surabondance de personnel de la plupart des fermes d'Etat et des fermes collectives. Petit à petit, le garant au Politburo du plan des maillons perdit de son pouvoir et les conservateurs neutralisèrent cette expérience.

Néanmoins, une nouvelle tentative basée sur le système des maillons eut lieu au début des années 1970, sous l'impulsion d'Ivan Khoudenko. Ce vétéran communiste avait renoncé en 1960 à ses fonctions de délégué au ministère de l'Agriculture de la République de Kazakhie, pour pouvoir poursuivre ses expériences. Khrouchtchev aurait envisagé de soutenir des projets de Khoudenko, lorsqu'il fut renversé en octobre 1964.

Après une expérience avortée dans une ferme collective, Khoudenko persuada le directeur d'une ferme d'Etat de le laisser cultiver une grande étendue de terre périphérique et inutilisée dans les montagnes qui entourent Akchi, dans le Kazakhstan. Il voulait voir si un petit groupe de spécialistes de l'agriculture obtiendrait une plus grande productivité que des ouvriers agricoles d'Etat, en opérant d'après le principe des maillons. Avec des tracteurs et du matériel pour construire leurs propres maisons, empruntés à la ferme d'Etat mère, Khoudenko et ses soixante spécialistes choisis menèrent a bien leur expérience en 1972 (une année agricole désastreuse en Russie).

L'idée de Khoudenko, c'était qu'avec le système des maillons appliqué à une grande échelle, il pouvait rivaliser avec les meilleures entreprises fermières en Amérique et en Europe de l'Ouest. Lors de la première récolte, l'équipe démontra que a productivité dans cette ferme était vingt fois supérieure à celle des fermes voisines. Les Kasakhs étaient tellement satisfaits qu'un journaliste local écrivit une pièce de théâtre sur Khoudenko. L'avant-première eut lieu devant un public choisi, le 7 janvier 1973. Il n'y avait pas que des censeurs à cette audition, mais un certain nombre de journalistes partisans de réformes et des économistes tels qu'Abel Aguenbéguian, directeur de l'institut des Sciences Économiques de Novossibirsk, connu sur le plan international comme l'avocat de méthodes plus modernes pour le planning soviétique. Le lendemain, Khoudenko fut arrêté et inculpé sur une accusation inventée de toutes pièces. Les tenants du pouvoir agricole à Moscou étaient contre l'expérience. Khoudenko mourut en prison en 1974 à l'âge de 62 ans.

Eclatement de l'URSS[modifier]

À la suite de l'éclatement de l'Union soviétique en 1991, les sovkhozes et les kolkhozes qui constituaient l'épine dorsale de l'agriculture soviétique, ont dû accepter la perte soudaine des garanties de l'État, des canaux de commercialisation et d'approvisionnement. En moins de dix ans, les stocks de bétail ont diminué de moitié, entraînant à la baisse la demande de céréales fourragères, et la superficie occupée par les céréales a chuté de 25 %. L'utilisation d'engrais minéraux et d'autres intrants a chuté, entraînant des rendements bas, la plupart des fermes ne pouvant plus se permettre d'acheter de nouvelles machines faute de capitaux.

Depuis le début des années 2000, après presque dix années de déclin, l'agriculture russe commence à montrer des signes d'amélioration modestes même si elle continue à souffrir d'une productivité et de rendements particulièrement faibles comparés aux autres pays occidentaux. La Russie est un importateur net de produits agricoles (déficit de dix milliards $ en 2004[1]). La structure de l'agriculture a évolué dans le cadre de la libéralisation de l'économie russe, avec l'apparition de fermes privées, mais aussi de nombreuses petites exploitations familiales produisant maintenant plus que les anciennes grandes exploitations collectives ayant vu leur mode de gestion bouleversé. Mais ce renouveau caractérise surtout les espaces péri-urbains et méridionaux. Ainsi tout l'espace européen historique sur sol podzosoliques continue de connaitre une déprise accentuée par le manque d'investissements et un exode rural lié au déclin démographique.

Indicateurs[modifier]

En 1897, 87 % de la population était rurale et trois quarts des actifs étaient agricoles.

En 2004, l'agriculture en Russie emploie un peu plus de 7 millions de personnes soit 9% de la population active et représente environ 5% du PIB de la Russie[2].

Notes et sources[modifier]