Parti mondial

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Les communistes voulaient construire un parti mondial de la révolution avec la Troisième internationale (ou Internationale communiste). La notion de parti mondial est donc un synonyme d'une internationale ouvrière. Néanmoins, cette notion renvoie à des questions organisationnelles : comment sont structurées les sections ? à quel niveau se situe le centralisme ?

Historique[modifier]

Première internationale[modifier]

Deuxième internationale[modifier]

La Deuxième internationale était assez peu centralisée, et de fait moins que la première.

En France, le parti socialiste affilié à la Deuxième internationale était la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO).

Troisième internationale[modifier]

L'Internationale communiste, initiée en 1919 en rupture avec le réformisme de l'Internationale socialiste, s'est construire autour du rôle moteur du Parti bolchévik après la révolution de 1917. Le tout premir appel à la fondation de cette 3e internationale fixait comme objectif la « création d'un organisme de combat chargé de coordonner et de diriger le mouvement de l'Internationale communiste et de réaliser la subordination des intérêts du mouvement des divers pays aux intérêts généraux de la Révolution internationale. »

En France, la scission (majoritaire) de la SFIO se nomme Section française de l'Internationale communiste (SFIC).

Quatrième internationale[modifier]

Lors de la fondation de la Quatrième internationale, Trotsky a voulu reproduire le modèle de l'Internationale communiste des origines.

Suite à de nombreuses scissions, plusieurs organisations internationales se réclament de la Quatrième internationale. Celles-ci ont des physionomies différentes et ont des fonctionnements différents (plus ou moins de centralisme...).

Aujourd'hui, il existe très peu de débat entre ces différentes organisations.

Débats[modifier]

Centralisme démocratique[modifier]

A propos du centralisme et du risque bureaucratique, Ernest Mandel écrivait :

« Mais de même que nous n'accepterons jamais d'identifier communisme, léninisme d'une part, et stalinisme d'autre part, dictature du prolétariat d'une part et dictature de la bureaucratie d'autre part, de même nous ne devons pas accepter l'identification entre le centralisme démocratique international d'une part, c'est-à-dire la nécessité d'une discipline internationale sur les questions internationales après débat démocratique, la nécessité d'une action commune de l'avant-garde prolétarienne contre le capital international et la bureaucratie, et, d'autre part, l'idée d'un « centre unique » bureaucratique qui aurait le droit de bouleverser comme bon lui semble la composition de directions nationales et d'imposer à des partis des tactiques nationales non acceptées par la majorité de leurs membres. »[1]

Construire l'internationale simultanément ou par étapes ?[modifier]

Les trotskystes sont d'accord sur la nécessité de construire des partis révolutionnaires et une internationale révolutionnaire.

Mais certains privilégient davantage la construction de leur parti national, remettant plus ou moins à une étape ultérieure la construction d'une réelle internationale. Ils estiment souvent qu'il est de peu d'intérêt de se lier à des petits groupes d'autres pays si cela ne peut qu'être une internationale verbale.

Par exemple Ernest Mandel critiquait ce qu'il appelait le "national-trotskysme" de Lutte ouvrière :

« Ceux qui nous disent, comme les camarades de Lutte ouvrière, que l'on ne peut pas construire une véritable Internationale sans une direction qui aurait déjà gagné une autorité politique, se jettent un brûlot entre leurs propres jambes. La direction nationale de LO a-t-elle fait la révolution prolétarienne ? A-t-elle gagné une autorité politique au sein du prolétariat français, grâce à son rôle dans la lutte des classes ? Comment peut-elle alors imposer son autorité, sa discipline aux cellules et aux régions de sa propre organisation ? »[1]

Construire l'internationale par croissance ou fusion ?[modifier]

On peut opposer schématiquement deux logiques : faire croître une internationale à partir d'un noyau existant, ou chercher à fusionner plusieurs noyaux existants.

Notes et sources[modifier]

Pourquoi une Internationale ?, Brochure de la LCR de 1982

  1. 1,0 et 1,1 Ernest Mandel, Actualité du Trotskysme, 1978