Cercle communiste démocratique

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Le Cercle Communiste Démocratique (CCD) est fondé officiellement en 1930, et prend la suite du travail militant effectué par Boris Souvarine depuis son exclusion du PCF en 1924.

Le Cercle communiste démocratique défendait une orientation Marxiste, et avait une analyse sans aucune complaisance sur l'Union soviétique, considérant qu'il s'agissait d'un État non-socialiste instituant de nouvelles divisions de classes.

Le CCD publiait la revue La Critique sociale (bien que la revue fût officiellement indépendante). En 1931, la Librairie du travail publia une brochure du CCD : Déclaration et statuts.

Le CCD compta parmi ses membres, outre son fondateur Boris Souvarine, les écrivains Raymond Queneau et Georges Bataille, les futurs dirigeants résistants Pierre Kaan et Jean-Jacques Soudeille, la philosophe Simone Weil, l'économiste Lucien Laurat, le luxembourgiste René Lefeuvre...

Le Cercle communiste démocratique mena notamment des campagnes de dénonciation des crimes staliniens et de défense des socialistes persécutés par Staline, comme Francesco Ghezzi, David Riazanov, Victor Serge...

Extraits de la brochure de 1931[modifier | modifier le wikicode]

  • « Les rapports évoluèrent rapidement dans l’Internationale où le Bureau Politique de Moscou exerçait une autorité de plus en plus impérative jusqu’à devenir dictature absolue […]. Au terme de ce processus, correspondant à la mainmise de la même camarilla dirigeante sur les institutions communistes et soviétiques de Russie, toute trace de démocratie avait disparu du mouvement communiste international. »
  • « Le Cercle se déclare communiste sans différencier le socialisme et le communisme dans leurs principes ».
  • « Avec Marx et Engels, le Cercle s’affirme démocratique, entendant par là particulièrement restaurer contre les faux communistes qui la nient et les faux socialistes qui la dégradent une notion inséparable de l’idée révolutionnaire. »
  • « Le communisme et le socialisme, pour tendre vers la démocratie authentique dépourvue de toute empreinte de classe, doivent conserver et accroître comme un bien précieux les éléments de démocratie historiquement acquis dans la lutte des classes. »
  • « L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes, et non de révolutionnaires professionnels, parlementaires ou syndicaux. »
  • « La pratique de la lutte des classes étant le meilleur critérium, nul parti se réclamant du prolétariat n’est prédestiné à dicter leur ligne de conduite aux syndicats. »
  • « L’état soviétique n’est plus que l’émanation et l’instrument du parti bolchévik, devenu caste bureaucratique spoliatrice ».
  • « Le Cercle s’efforcera de contribuer à préparer le terrain sur lequel le parti prolétarien de demain pourra se former ; il perdra sa raison d’être le jour où il existerait, en France, un parti qui, affranchi de toute domination ou dépendance d’État, interprétera selon les principes de la démocratie communiste les intérêts fondamentaux et historiques du prolétariat et du socialisme international. »

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