Simon Ter-Petrossian

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Kamo(Ter-Petrossian).jpg

Kamo, de son vrai nom Semeno Archakovitch Ter-Petrossian, né le à Gori en Géorgie et mort le à Tbilissi, était un révolutionnaire arménien.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Gagné à la fraction bolchevique du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, il milite dans le Caucase (qui faisait alors partie de l'Empire russe) aux côtés de Joseph Staline.

Il était particulièrement versé dans les opérations de braquages, dites « expropriations » ou « exés ».

Il est devenu célèbre pour son implication dans le braquage de la banque de Tiflis en Géorgie , organisé par les dirigeants bolcheviks afin d'amasser des fonds pour financer les activités du parti[1],[2].

Il s’accordait, à lui-même et à un membre de sa bande, exactement 50 kopeks par jour comme entretien. Parmi ses exploits figurent un grand nombre d’ « exés », une évasion audacieuse de la prison de Tiflis, et le passage en contrebande d’armes en Russie.

Arrêté à Berlin en 1907 pour ses activités militantes, simula la folie avec un tel succès dans une prison allemande que, malgré toute une variété de tortures, il convainquit ses geôliers et fut transféré à Tiflis.

Kamo est de nouveau arrêté en 1912 après une autre tentative de vol à main armée et est condamné à mort. La peine de mort a été commuée en réclusion à perpétuité dans le cadre des célébrations du tricentenaire de la dynastie Romanov.

Il est libéré suite la révolution de février 1917. À l'automne 1919, il livra à Bakou par voie maritime des armes et de l'argent à l'organisation clandestine du parti communiste et aux partisans du Caucase du Nord. En , il fut arrêté à Tbilissi par le gouvernement menchevik et expulsé. En , il participa activement à la préparation d'un soulèvement armé en soutien du pouvoir des Soviets à Bakou.

En , il est venu à Moscou, a étudié à l'Académie militaire de l'état-major général. En 1921, il travailla dans le système du commerce international de l'URSS. En 1922, il travailla au Commissariat du peuple aux Finances de Géorgie.

Kamo décède en 1922 dans un accident dont les circonstances ne sont pas clairement définies, après avoir été heurté par un camion alors qu'il circulait à vélo à Tiflis[2],[3]. Il est enterré et un monument est érigé en son honneur dans les jardins de Pouchkine, près de la Place de la Liberté, mais ce monument sera supprimé au cours du règne de Staline et ses restes seront déplacés.

La ville de Gavar fut renommée Kamo en son hommage de 1959 à 1996[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Anna Geifman, Thou Shalt Kill : Revolutionary Terrorism in Russia, 1894-1917, Princeton University Press, , 376 p. (ISBN 978-0-691-02549-0, lire en ligne), p. 113-116
  2. 2,0 et 2,1 Adam Bruno Ulam, Stalin : The Man and His Era, Tauris Parke Paperbacks, , 760 p. (ISBN 978-1-84511-422-0, lire en ligne), p. 93-94
  3. (ru) Камо, Тер-Петросян Симон Аршакович, consulté le 24 mars 2012
  4. John Everett-Heath, The Concise Dictionary of World Place Names, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-255646-2, lire en ligne)
  5. Nicholas Holding, Armenia : With Nagorno Karabagh, Bradt Travel Guides, , 232 p. (ISBN 978-1-84162-163-0, lire en ligne), p. 136