Rabotchéïé Diélo

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Couverture du premier numéro (avril 1899). Avec la devise "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous".

Le Rabotchéïé Diélo (La cause des travailleurs) était un journal socialiste russe, du courant « économiste ». Il parut à Genève d'avril 1899 à février 1902, sous la direction de Kritchevski, Téplov (Sibiriak), Ivilitchine et, plus tard, de Martynov ; 12 numéros (neuf livraisons) furent publiés.

1 Historique[modifier | modifier le wikicode]

A l'origine, c'était le nom du journal que projetait de publier l'Union de lutte pour la libération de la classe ouvrière, groupe social-démocrate opérant à Saint-Pétersbourg. Ce groupe, auquel participaient Lénine et Martov, se concentrait sur la diffusion de tracts au sein des grandes usines de la capitale. C'était le tournant vers l'agitation préconisé par la plupart des leaders social-démocrates dans les années 1890.

Fin 1895, alors qu'un premier numéro était prêt à être imprimé, il fut saisi lors d'une descente de police chez Vaneïev. Six dirigeants furent arrêtés, dont Lénine. Un peu plus tard, Martov fut également arrêté.

Dans la seconde moitié de 1898, le groupe passa sous le contrôle des « économistes », à travers leur journal Rabotchaïa Mysl.

Il était alors l'organe de l’« Union des social-démocrates russes à l'étranger ». Quelques années plus tard, Lénine déclarait que de 1898 à 1900, les rabotchéïé-diélistes étaient plus forts que les iskristes à la fois à l’étranger et en Russie.[1]

Il avait également un supplément, le Listok "Rabochego Dela" (Листок "Рабочего Дела"), dont il y eut 8 numéros, de juin 1900 à juillet 1901.

Le groupe soutenait le mot d’ordre de Bernstein de « liberté de la critique » (du marxisme) et, se situait à la droite du mouvement socialiste. Il subordonnait la lutte politique à la lutte économique, s'inclinait devant la spontanéité du mouvement ouvrier et niait la rôle dirigeant du Parti.

Lors du 2e congrès du POSDR, ils furent mis en minorité par les iskristes. Quand ces derniers se divisèrent entre bolchéviks et menchéviks, ils firent alliance avec les menchéviks sur quelques votes.

2 Notes et sources[modifier | modifier le wikicode]

  1. Lenin, Notes of a Publicist, 1910