Question raciale

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La question raciale désigne l'ensemble des réflexions ou discours politiques sur la "race". Même si les biologistes considèrent que le terme est impropre (les différences ethniques au sein de l'espèce humaine sont trop faibles pour parler de "races"), notamment depuis la Seconde guerre mondiale, le racisme continue d'exister. La question raciale est donc une des questions qui continue d'animer les débats politiques, aux côtés de questions liées comme la question sociale et la question nationale.

Discours réactionnaires[modifier]

Articles détaillés : Racisme et Racialisme.

Les premières formes de racisme à grande échelle se développent à l'époque moderne, parallèlement à la colonisation européenne. Comme l'idéologie dominante en Europe reposait encore principalement sur la théologie chrétienne, c'est cette dernière qui servait de justification. Par exemple avec l'idée que les Amérindiens étaient "sans âme", que "les Juifs seraient coupables du meurtre de Jésus"... Les différentes théories justifiant les racismes (racialisme) ont connu un essor sans précédant au 20e siècle, accompagnant souvent les nationalismes. Cela a conduit à des politiques extrêmement réactionnaires (génocide des Juifs, ségrégation des Noirs aux Etats-Unis, Apartheid en Afrique du Sud, nettoyage ethnique en Palestine, génocide rwandais...).

Etudes des rapports sociaux de race[modifier]

La majorité des militants antiracistes considèrent que seuls les réactionnaires s'intéressent à la question raciale, qui n'est qu'une fausse grille de lecture pour des clivages qui relèvent de la question sociale ou de la question nationale.

Le PIR[modifier]

Le Parti des Indigènes de la République (PIR), créé à la suite de de l'appel « Nous sommes les indigènes de la République » en 2005 s'appuie sur la notion de "race blanche", ou de "blanchité" (non pas au sens biologique mais de construction sociale liée au colonialisme)[1]. L'idée est qu'être Blanc apporte des privilèges, au delà de la classe sociale. Ainsi le fait que la gauche radicale française soit majoritaitement blanche engendrerait une importante déformation de son idéologie, y compris de son antiracisme.

Certains penseurs et courants marxistes pensent qu'il faut intégrer à l'analyse matérialiste des sociétés l'étude des « rapports sociaux de race », aux côtés des rapports sociaux de genre et des rapports sociaux de classe. Souvent, cela s'inscrit dans une démarche d'intersectionnalité.[2][3]

Notes et sources[modifier]

  1. Indigènes TV, L'invention de la « race blanche », 2014
  2. Keeanga-Yamahtta Taylor, What about racism? Jacobin Mag, mars 2016
  3. Satnam Virdee, Un « marxisme sans garanties » : Stuart Hall et ce pourquoi la race compte, Revue Contretemps, février 2015