La maladie infantile du communisme (le « gauchisme »)

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La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme ») est un livre de Lénine écrit en 1920, à peine trois ans après la révolution russe.

Contexte[modifier]

La Première Guerre Mondiale a engendré une catastrophe sociale et économique, qui sera à l'origine de la révolution russe de 1917. Au cours de cette année, le prolétariat renverse le tsarisme avant de renverser le régime capitaliste, l'accédant ainsi au pouvoir. Le nouveau gouvernement soviétique retire la Russie de la Grande Guerre, les titres et les privilèges abolis, la propriété privée de la terre supprimé et les entreprises industrielles et commerciales soumis au contrôle des travailleurs.

Contenu[modifier]

Dans La Maladie infantile du communisme, Lénine critique la stratégie suivie par les partis communistes crées au lendemain de la révolution russe, et plus particulièrement leur ligne de refus de participation aux syndicats non-communistes et au parlementarisme, : au nom de la sauvegarde de la pureté et de la virginité des principes, il faudrait donc se priver de ces tribunes alors que l'immense majorité de la population travailleuse y croit encore. Lénine donne à cette occasion un cours de stratégie politique aux partis révolutionnaires, condamnant l'esprit petit-bourgeois proche de l'anarchisme et la puérilité qui consiste à opposer masses populaires et chefs de partis. Il insiste à nouveau sur l'importance de la discipline militante et sur l'association entre le travail politique légal et illégal.

Pour répondre à ceux qui voulaient fonder, à l’écart de tout ce qui n’est pas révolutionnaire, une organisation révolutionnaire "pure", Lénine raconte que lorsque, en 1905, « le policier Zoubatov organisait ses réunions ultra-réactionnaires d’ouvriers et ses associations ouvrières pour repérer et combattre les révolutionnaires, nous envoyions à ces réunions des membres de notre parti […] qui établissaient la liaison avec les masses, s’ingéniaient à faire leur travail de propagande et arrachaient les ouvriers à l’influence des hommes de Zoubatov. »

Lénine cite également le cas d’un militant écossais, Willie Gallagher, qui avait écrit à Lénine pour lui dire tout son enthousiasme révolutionnaire, en précisant que les communistes écossais ne voudraient pour rien au monde s’associer au Parti Travailliste "réformiste". Mais Lénine a répondu, à la grande stupéfaction de Willie Gallagher, en lui conseillant vivement de rejoindre "sans tarder" le Parti Travailliste, puisque celui-ci regroupait « incontestablement la vaste majorité des salariés britanniques ».

Notes et références[modifier]