Entreprises de taille intermédiaire

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Les Entreprises de taille intermédiaire (ETI) sont, en France, les entreprises comprenant entre 250 et 5000 salariés et dont le chiffre d'affaires annuels n'excéde pas 1,5 milliard d'euros ou le total du bilan n'excéde pas 2 milliards d'euros. Au dessus, on parle de grandes entreprises.

Statistiques[modifier]

Elles sont environ 5000. 30,6% des ETI ont versé en 2008 des dividendes à leurs actionnaires. Environ la moitié sont exportatrices. Près des trois quart sont des entreprises patrimoniale, et seules 4% sont côtées en bourse.

En 2007, il y avait 4703 ETI en France, employant près de 3 millions de salariés[1], c'est-à-dire 21 % de l'emploi salarié en France. La grande majorité des ETI (84 %) ont moins de 1000 salariés. Seulement 6 % des ETI ont plus de 2000 salariés. Les ETI sont majoritairement dans le secteur industriel : 40 % des salariés des ETI sont dans l'industrie, 20 % dans le commerce et 17 % dans les services aux entreprises.

ETI et compétitivité[modifier]

Les ETI sont indirectement un indicateur de la compétitivité dont on parle de plus en plus. En effet, les ETI investissent comparativement plus que les PME et même que les grands groupes, qui sont davantage soumis à la pression à la rentabilité des grands capitalistes financiers.

En France, on observe un décrochage du nombre d'ETI par rapport aux autres pays européens comparables : trois fois moins d'ETI qu'en Allemagne, deux fois moins qu'au Royaume-Uni... En proportion, les ETI payent en France 10% de plus d'impôts que les grandes entreprises, parce qu'elles n'ont pas les même moyens de faire de "l'optimisation fiscale", à l'étranger notamment. Dans la course à la compétitivité actuelle, la seule voie qu'auraient les gouvernements de favoriser les ETI serait de baisser les salaires, les impôts, les exigences règlementaires... bref une politique pro-capitaliste.

Sources[modifier]