Contradiction

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Les contradictions sont des phénomènes qui s'excluent mutuellement. Selon le langage courant une contradiction est une absurdité. En logique, la contradiction montre une incompatibilité entres une ou plusieurs propositions. Cependant, la logique complexe mettant en œuvre la dialectique ne rejette pas les contradictions contrairement à la logique formelle. La contradiction est un principe dialectique. Elle est la force motrice de tout système.

Dialectique et science[modifier | modifier le wikicode]

À la fin des années 1940, il existe un débat opposant logique dialectique et logique formelle[1].

Cependant, même si aujourd'hui la logique formelle n'est plus rejetée comme une pensée petit-bourgeois, la dialectique est radicalement déniée, mal vue ou rejetée dans le domaine de la logique classique et des sciences. Les scientifiques de la fin du XX (post-60) sont influencés par les pensées évolutionniste (ex  : sociobiologie, évopsy...), empiriste , structuralistes et pragmatiques. Cela touche les domaine de la cybernétique, de la génétique, de l'ingénierie, de la psychologie cognitive, des neurosciences, de l'éducation. Nous sommes au XXI dans une ère technoscientiste

Or, comme dans les années 50[2], ce combat d'idée (logos) « dialectique vs formel » n'a aucun sens.

En effet, la dialectique n'a jamais exclut la logique formelle. La logique formelle est contenue dans la dialectique.

Cependant,

contrairement à la dialectique, la logique formelle reste dans l'instantanéité et ne prend pas en compte les phénomènes en interaction dans l'espace, ni en développement dans le temps. 

La logique formelle est donc limitée dans son application sur les grands systèmes comme dans les sciences de la nature dont en géologie.

La logique formel rejette les aspects contradictoires que ses membres accusent d'absurdité, d'impossibilité, d'incompatibilité ... etc.

Or, dans les domaines scientifiques, il est courant de rencontrer des situations qui paraissent incongrues ou inintelligibles du point de vue de la logique[3] comme l'observation de zones extensives (<-*->) en montagne formée par un mouvement compressif (->*<-).

Le plus souvent les contradictions sont rejetées ou déniées.

Il aura fallu plus de 10 ans pour que les géologues sortent du déni de cette dialectique de la nature « compression <> extension » et reconnaissent enfin l'existence de structures en extension (bassins syn-orogéniques : <-\_/->) dans des zones montagneuses (orogenèse : ->/_) et pas seulement dans les zones océaniques (<-\_/->).

La dialectique du point de vue matérialiste et scientifique permet de comprendre et ainsi de dépasser les contradictions.

Ainsi, « Il est utile de considérer la contradiction comme l'opposition de tendance (antagonisme) entre les éléments impliqués dans un processus évolutif (et non comme impossibilité logique), ce qui donne lieu à l'un des principes de la dialectique, la “force créatrice de la contradiction” ».[3].

Ce sont essentiellement des phénomènes dynamiques de natures cycliques ou quasi-périodiques dont l'amplitude dépend de la configuration de départ.

Contradiction et dépassement[modifier | modifier le wikicode]

Lucien Sève, unité des contraires[modifier | modifier le wikicode]

=> Sève, L (2014). Penser avec Marx aujourd'hui - Tome III - « Philosophie » ? (p.544). La dispute.

« Est-il sûr que 'toute' contradiction se dépasse ainsi dans une unité plus vraie de ses termes contraires ?

Marx l'a contesté résolument, et l'expérience paraît lui donner de maintes manière raisons - notre présent socio-politique à l'échelle nationale comme mondiale n'est-il pas fertile en contradiction apparemment sans issue ? Est donc à étudier avec vigilance la question aujourd'hui coupable négligée de savoir ce qu'il en est des structures logiques des contradictions et sans doutes de leurs diversités d'essence - on va y venir.

Ce qui est clair en tout état de cause est que nulle contradiction dialectique ne saurait se résoudre en fuyant son fond inexorablement 'contradictoire', ou ne fût-ce qu'en tentant de le minorer.

C'est ce qui tend toujours à faire qui pratique la dialectique 'sans le savoir', c'est à dire selon cette logique pauvre où la dialectique est rabattues sur l' 'éclectisme' : non plus couple de contraires objectifs mais contrastes d'opposés subjectifs.

C'est ainsi que, selon Marx, Proudhon croyait comprendre la dialectique : éliminer le mauvais côté des choses pour garder le bon.

Or, « ce qui constitue le mouvement dialectique, c'est la coexistence des deux côtés contradictoires, leur lutte et leur fusion en une catégorie nouvelle [selon la conception hégélienne du dépassement des contradictions]. Rien qu'à poser le problème d'éliminer le mauvais côté, on coupe court au mouvement dialectique » [Marx Misère de la philosophie, 1847].

Il n'y a plus alors - ou pas encore - de vrai dialectique, ni davantage de bonne politique, « tout au plus de la morale » qui tient lieu de politique au petit-bourgeois. »

Émile Jalley : Unité de l'antagonisme et du non antagonisme[modifier | modifier le wikicode]

=> Émile Jalley (1990). Une dialectique entre la nature et l'histoire... Unes psychologie conflictuelle de la personne . La Spirale et le miroire. In Psychologie et dialectique : Henri Wallon (écrits de 1926 à 1961). Messidor.

p.210 >

Comme on l'a indiqué précédemment, Mao Zedong (1937) a été le premier à insister de manière explicite sur le caractère « complexe » des contradictions dialectiques, en distinguant une forme antagonique et une forme non antagonique. Les deux types dialectiques différents formulés par Mao Zedong en 1937 existent déjà, bien que non dénommés comme tels dans les anaylses de Marx.

p.211 > Tableau réalisé d'après Émile Jalley :

Type/Aspect antagonique non antagonique
Exemple chez Marx « forces productives (F) / dominé-dominant < dissymétrie > rapports sociaux de production (R) / dominant » « mouvement de l'achat (A) < symétrie > mouvement de la vente (V) »
Unité = mode de production capitaliste = mécanisme constitutif de la circulation du capital
relation dissolution complémentarité
Développement (Moment-Position) progrès qualitatif d'« essence temporelle » processus d'accroissement quantitatif d'« essence spatiale »
cadre efficient développement historique fonctionnement bouclé, de type « naturel »
solution/effet dépassement disruptif de la contradiction élargissement progressif
Schémas (F/non-r)1...(F/non-r)2...(F/non-r)3... (((V-A)1...(A-V)2)...((-A)3)...
Forme/Représentation Linéaire avec saut Spirale

p.212 >

D'après Sève, il n'y aurait pas lieu d'envisager ces deux formes selon la perspective de deux catégories fermées. Il convient bien plutôt de prendre en considération l'unité, selon des degrés variables de connexion, de l'antagonisme et du non-antagonisme. À suivre ses suggestions, l'unité contradictoire de l'antagonisme et du non-antagonisme viendrait en fait, à titre de corollaire principal, recouper et recouvrir l'unité elle-même contradictoire de la catégorie universelle de la contradiction dialectique selon ses deux composantes polaires, diachronique et synchronique : mouvement-structure, division-totalité, différence-identité.

De façon très conséquente, nous semble-t-il, Sève envisage également de situer le principe de la double négation, comme loi de développement circulaire amplifiant, nerf véritable de l'idéalisme hégélien, du côté de la composante structurale et non antagonique du paradigme de la contradiction.

p.213 >

La description du développement de la personnalité proposée par Wallon comporte un modèle original où se composent de façon tout à fait inédite les propriétés du type antagonique et du type non antagonique de la contradiction.

Contradiction et statistiques[modifier | modifier le wikicode]

Contrairement aux autres fidèles de l'Evidence Based - comme des médecins (EBM), les neuro-cognitivistes (EB pedagogy), des politiciens (EB policy), les (néo)zéticiens (membres actuels de l'AFIS) - les statisticiens n'ont pas peur de la contradiction que met en jeu le petit grain de quartz (cf abstraction]) c'est à dire que met en jeu la « notion de rareté ».

Cependant, la conception de contradiction chez les statisticiens reste dans une logique formelle et non dialectique.

De ce fait, par formalisme, ça préfère dans le « cadre des tests » parler d'« incompatibilité » par rapport à une « hypothèse théorique ». Ici, « théorique » est défini dans le sens critique de Platon, « idée <> spéculation » (pensée abstraite), et non dans son sens étymologique, « contempler <> méditer » (concret pensé). L'« hypothèse théorique » (abstrait pensé) est ce qui caractérise les lames minces sans quartz anguleux avant leur contemplation dans notre exemple de l'abstraction en acte. L'« hypothèse théorique » est ainsi a-théorique. C'est l'« hypothèse de départ » où on oublie le plus souvent le petit quartz anguleux qui représente et qui caractérise le tout (concret pensé).

Ainsi, dans le domaine des statistiques :

« La notion de rareté va permettre d’élargir la notion intuitive de contradiction. Nous emploierons le terme d’incompatibilité et non plus de contradiction pour éviter toute confusion [S.L. : bien que cela reste confus. En effet, en quoi la rareté est-elle incompatible au Tout puisque faisant partie du Tout ? La rareté fait le général]. Parler de contradiction est d’ailleurs une commodité de langage trompeuse, en ce qu’elle engage implicitement la pensée dans un cadre booléen : la contradiction est ou n’est pas, c’est oui ou c’est non [S.L. : du moins selon le formalisme et non selon la dialectique]. L’état de rareté se situe par contre dans un continuum [?] et il faut quantifier le « combien rare » [S.L. : Afin d'évincer le grain de sable infirmant la conclusion abstraite prédéterminée par les modèles a priori ou les « hypothèses théoriques/de départ » a-théoriques ?]. Le principe d’un test statistique est le suivant : si les résultats présentent un certain caractère, rare sous l’hypothèse testée, défini avant de les connaître, alors ils sont déclarés incompatibles avec l’hypothèse [S.L. : L'hypothèse idéelle primerait alors sur les résultats émergeant du réel car les résultats sont incompatibles avec l'hypothèse et non l'inverse]. Si les résultats ne présentent pas ce caractère, alors ils sont déclarés compatibles avec cette hypothèse. Ou encore, l’étude de la compatibilité entre une hypothèse théorique et des données repose sur la construction mathématique, a priori [S.L. : En science, les modèles sont a posteriori], d’une région de rareté (sous l’hypothèse à tester), région composée de tous les résultats (les données) qui ont ce caractère. Ce dernier est défini mathématiquement pour optimiser certaines propriétés du test, lui conférant ainsi des qualités spécifiques. Par abus de langage, nous qualifierons de rares des résultats (ou les valeurs correspondantes d’un ou plusieurs indicateurs 3 construits à partir d’eux) qui sont dans la région de rareté. Nous dirons que les résultats sont communs sinon. » [4]


Schématisation de la dynamique de la société occidentiste[modifier | modifier le wikicode]

Mise à jour de l'unité des contraires de la société capitaliste : « sphère communaliste aliénante <> sphère professionnelle aliénée »

No-alternative ou contradictions réactionnaires[modifier | modifier le wikicode]

  • Société aristocratique : De la renaissance à 1880 - « traditionalisme d'ancien régime > capitalisme en développement »
    • Mariage de raison entre les opposés (non dépassement des complémentaires) : la haute-bourgeoisie (pouvoir économique) et la noblesse (pouvoir politique)

> Alternative ou dépassement potentiel à cette dynamique : formation de la sphère professionnelle (esclave, coolie, prolétaire); émergence de forces progressives contre le féodalisme et les Empires (socialismes utopiques, anarchisme, 1848); et début des mouvements contre le capitalisme (1871).

  • Société fasciste I : 1880-1945 - « traditionalisme d'ancien régime >< capitalisme industriel »
    • fusion noblesse-capitaliste (sous la forme d'une unité identité-différence complémentaire sans dépassement des antagonismes) mais avec une hégémonie de l'ancien régime bien qu'en fin de vie => processus de fascisation développant la société impérialiste du XX
    • Déclenchement de la guerre mondialisée pour sauver l'ancien régime générant une crise historique de 1914 à 1984
    • première révolution fasciste (fascisme politique) dans les années 20. La société impérialiste est mature.
    • Crise économique de 1929
    • société nazi = summum de l'impérialisme
    • ...

> Alternative ou dépassement potentiel à cette dynamique fascisante => émergence de forces progressistes politiques anti-traditionalistes et anti-capitalistes (POF, SFIO, Révolution russe, PC). Mais : Crise historique de 1914-1945 (Ouvrant une nouvelle voie de développement sociétal vers la modernité et le moderne pour les sociétés communalistes : formation des sociétés communalistes modernes = pays communistes du XX).

  • société bourgeoise pseudo-socialiste et pseudo-démocratique : 1952-1984 - « communalisme émancipateur de guerre civile mondialisée > capitalisme impérial »
    • Mort de l'ancien régime : traditionalisme < capitalisme
    • les membres de l'ancien régime vont pour la majorité du côté capitaliste. La minorité se politise dans des partis nationalistes aliénants formant une nouvelle sphère traditionaliste potentielle
    • dislocation de l'impérialisme
    • démocratisation par pression des forces progressives (PC, syndicalisme, nationalisme émancipant, mouvement contre la guerre du Viet-Nam... ) sur le parti capitaliste
    • Renforcement de la persistance du traditionalisme dans l'État Républicain (République aristocratique)
    • crise pétrolière de 1973
    • ...

> Alternative ou dépassement potentiel à cette dynamique bourgeoise => guerre contre le colonialisme, mouvements démocratiques et sociales. Mais « facteur de trahison » (Alexandre Zinoviev) au sein du mouvement progressiste anti-humaniste, anti-utopiste, anti-dialectique : structuralisme, post-structuralisme/post-modernisme = nouvelle maladie du gauchisme

  • Société fasciste II : 1984 à 2019... : « traditionalisme de guerre froide >< capitalisme financier »
    • Vers la fin de la crise historique du XX (1914-1945/1952-1984) : épuisement du communalisme émancipateur de guerre civile mondialisée (incapacité du Parti à prendre en charge la Paix)
    • renforcement du traditionalisme par le capitalisme : vers un nouvelle impérialisme avec une hégémonie du capitalisme
    • 1984 : seconde révolution fasciste initiée par Thatcher et Reagan
    • 1990 : victoire de la finance sur le social : Retour des pouvoirs religieux (catho soutenu par l'aristocratie du LR et du FN, islam soutenu par les post-modernes du PS et du NPA); endettement des familles, des paysans, des travailleurs, des entrepreneurs non capitalistes...;
    • crise immobilière et financière de 2008,
    • 2017 : « Macron (capitalisme) >< Lepen (traditionalisme) » = politique fascisante
    • ...

Alternative à la fascisation du XXI ou contradictions révolutionnaires[modifier | modifier le wikicode]

  • Communisme individuant : « communalisme moderne (Alexandre Zinoviev) <> modernisme commun (Karl Marx) » ( avec complémentarité et dépassement mutuelle des antagonistes)
  • Enjeu : En simultanée,
    • abolition du traditionalisme (dont de la religion) par la pédagogie (méthode globale : Dewey, Decroly, Wallon, Vygotski, Makarenko, Piaget) et l'idéologie nouvelle (Olga et Alexandre Zinoviev) => orientation et potentialisation des personnes ...
    • abolition du capitalisme par la séparation de l'état et du Privé de la propriété, par la socialisation du mode de production et démocratisation globale de la sphère professionnelle => libération de la propriété et émancipation des forces de travail (hommes et nature) ...

Citations[modifier | modifier le wikicode]

Henri Wallon[modifier | modifier le wikicode]

La vie mentale, 1938[modifier | modifier le wikicode]

Par suite des circonstances ou de leur tempérament, leurs tendances affectives l'emportent d'habitude sur le contrôle intellectuel. Or la vie affective présente certaines particularités essentielles que doit connaître quiconque peut-être en rapport avec eux. Suivant, l'expression proposée par Freud, il y a "ambivalence" dans tout sentiment, c'est à dire qu'il est à la fois lui-même et son contraire.
Par exemple, l'amour ne peut pas se développer sans développer simultanément des germes de haine, qui opèrent en sourdine ou se manifestent par épisode et qui peuvent même servir de stimulant à l'amour. Le besoin de faire souffrir, souvent avec raffinement, est un trait inévitable de l'amour, de même que des sentiments intermittents de vive hostilité et d'intolérance. Il n'est pas exceptionnel que le sentiment induit finisse par prendre la place du sentiment initiale; la haine la place de l'amour ou inversement.
  • La vie mentale, Dr H. Wallon, éd. Editions sociales, 1982, chap. Les sentiments et leur ambivalence, p. 320

De l'acte à la pensée, 1942[modifier | modifier le wikicode]

Pour résoudre une contradiction, est-il plus expédient d'en tenir les termes pour irréductibles que de les assimiler entre eux ou d'omettre l'un des deux.
  • De l'acte à la pensée - essai de psychologie comparée, Henri Wallon, éd. Flammarion, 1942, partie Les sources de comparaison, chap. Mythes et Raison, p. 97

Pour une encyclopédie dialectique, 1945[modifier | modifier le wikicode]

Il faut choisir entre l'éclectisme et la dialectique. Au lieu de juxtaposer, de contaminer, de brouiller entre elles les contradictions qui peuvent-être dans les idées et dans les choses, il convient de les reconnaître, de les pousser à leur dernier degré de précision ; de chercher comment la vérité s'en accommode, comment elles se résolvent dans la réalité.
  • Psychologie et dialectique - écrits de 1926 à 1961, Henri Wallon, éd. Messidon, 1990, partie Pour une encyclopédie dialectique, p. 124


J.B.S. Haldane[modifier | modifier le wikicode]

Lorsque nous trouvons des « contradictions internes » dans nos conceptions des choses, notre esprit reflète la nature. Mais ces contradictions internes ne signifient pas que la nature est irrationnelle. Elles signifient qu’elle est instable.
  • In Simon Gouz, Biologie, philosophie et marxisme. Textes choisis d’un biologiste atypique (1940 in Rationalit Annual), J.B.S. Haldane, éd. Éditions Matériologiques, 2012, p. 81


La nature est probablement infinie, certainement trop étendue pour que nous la saisissions entièrement. Donc notre explication de n’importe quel phénomène matériel est une simplification. Nous pensons naturellement aux choses comme étant nettement délimitées, et dès lors tendons à exagérer leur stabilité. Cependant, plus nous étudions la nature, plus nous voyons que ce qui est apparemment stable se révèle être le champ de bataille de tendances opposées.
  • In Simon Gouz, Biologie, philosophie et marxisme. Textes choisis d’un biologiste atypique (1940 in Rationalit Annual), J.B.S. Haldane, éd. Éditions Matériologiques,, 2012, p. 81


Évariste Sanchez-Palencia[modifier | modifier le wikicode]

Il est utile de considéré la contradiction comme l'opposition de tendance (antagonisme) entre les éléments impliqués dans un processus évolutif (et non comme impossibilité logique), ce qui donne lieu à l'un des principe de la dialectique, la « force créatrice de la contradiction ».
  • Promenade dialectique dans les sciences, Évariste Sanchez-Palencia, éd. Hermann, 2012, partie Pragmatique et dialectique, p. 6


Émile Jalley[modifier | modifier le wikicode]

Le noyau rationnel de la dialectique, que nous spécifions comme paradigme hégélo-marxien de la contradiction, se laisse envisager, en termes généraux, comme l'opposition des contraires au sein d'une unité. Or le paradoxe propre au processus de la contradiction dialectique, c'est de donner lieu à une définition marquée elle-même par la contradiction.
  • Wallon et Piaget - Pour une critique de la psychologie contemporaine, Émile Jalley, éd. L'Harmattan, 2006, chap. 5.5 - Le paradigme hégélo-marxien de la contradiction, p. 372


l’épistémologie se doit de demeurer attentive au fait que la dynamique de la contradiction se tient selon les cas aussi bien dans le réel que dans l’esprit.
  • L'histoire de la Bible et a philosophie, Émile Jalley, éd. L'Harmattan, 2019, p. 43


Maurice Corcos[modifier | modifier le wikicode]

Le paradoxe est à la contradiction ce que la spirale est au cercle.
  • Qui a peur de la maladie mentale ? 10 bonnes raisons de se méfier du DSM-5., Maurice Corcos, éd. Dunod, 2015, p. 2002

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. Lefebvre, H (1947). logique formelle, logique dialectique. Éditions Sociales
  2. cf Alexandre Zinoviev, 1991, p. 316-317 in citations sur le matérialisme dialectique
  3. 3,0 et 3,1 Évariste Sanchez-Palencia, Promenade dialectique dans les sciences, Hermann, 476p., 2012, p.6-7
  4. Schartz, C (2012). La preuve par les chiffres (evidence based) : de quoi s'agit-il ? (pdf, p.4 sur 19). In statistique et enseignement, Vol. 3 No 2 (2012): L'enseignement de la statistique en interdisciplinarité / Recherches et perspectives