| Catégorie | Modèle | Formulaire |
|---|---|---|
| Text | Text | Text |
| Author | Author | Author |
| Collection | Collection | Collection |
| Keywords | Keywords | Keywords |
| Subpage | Subpage | Subpage |
| Modèle | Formulaire |
|---|---|
| BrowseTexts | BrowseTexts |
| BrowseAuthors | BrowseAuthors |
| BrowseLetters | BrowseLetters |
Template:GalleryAuthorsPreviewSmall
Special pages :
Remarques d’un lecteur VI
| Auteur·e(s) | Léon Trotski |
|---|---|
| Écriture | 14 septembre 1916 |
Publié dans La Guerre et la Révolution. Paris 1974, pp. 149-150
Le nouveau régime de la censure
Peut-on dire en France, que la guerre provoque « la griserie par le nationalisme » ? On l’a déjà écrit des centaines de fois. Nous aussi, et le censeur s’en souvient souvent et fermement. Peut-on dire que la C.G.T. ressent cette griserie par le nationalisme ? Nous l’avons répété des dizaines de fois. Brutalement et soudainement il nous est interdit de le faire. Qu’est-il arrivé ? Le Temps, qu’on aurait pu croire plus généreux, parle de la nécessité de renouveler la lutte politique – en l’occurrence la lutte contre le royalisme – qui en temps de guerre provoque une agitation inlassable en faveur des « fantômes du passé ». Peut-on dire que la lutte entre le Bonnet Rouge et L’Action Française soit le prélude aux combats d’une « concentration républicaine » contre la réaction monarchiste ? Il paraissait que oui. Mais, hier, cela nous fut défendu. Qu’est-il arrivé, Monsieur le Censeur ?