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Lettre à l'éditeur du Times, 28 mai 1850
| Auteur·e(s) | Karl Marx |
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| Écriture | 28 mai 1850 |
20, Great Windmill Str.,
Haymarket, le 24 mai 1850.
Monsieur,
Dans le numéro d'aujourd'hui de votre journal figure, sous la rubrique des affaires de police, le compte rendu d'un entretien entre Messieurs Fothergill et Struve d'une part et Monsieur le conseiller municipal Gibbs de l'autre au sujet des réfugiés allemands[1]. Nous nous permettons de vous faire savoir qu'aucun membre de notre comité, ni le moindre réfugié allemand qui bénéficie du soutien de ce comité, n'ont quelque chose à voir dans cette affaire.
Nous vous prions de bien vouloir publier cette déclaration dans le prochain numéro de votre journal, car, dans l'intérêt de notre nation, nous nous sentons contraints de protester contre le fait que nombre de réfugiés allemands vivant à Londres puissent être tenus pour responsables d'une démarche que quelques-uns d'entre eux ont accomplie de leur propre autorité.
Soyez assuré, Monsieur, de nos sentiments dévoués.
Le Comité démocratique et socialiste
pour les réfugiés politiques allemands.
- ↑ Gustav Struve et Thomas Fothergill, se donnant pour les représentants des réfugiés politiques allemands, demandèrent au maire-adjoint de Londres Gibbs de fournir du travail aux 100 émigrés allemands qui se trouvaient alors dépourvus de tout moyen d'existence. Gibbs repoussa leur requête en arguant du fait que nombre d'ouvriers anglais se trouvaient dans la même situation.