Lettre à Joseph Weydemeyer, 9 avril 1850

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Londres, le 9 avril [1850].
4, Anderson Street, Kings Road, Chelsea.


Cher Weydemeyer,
Tu m'obligeras beaucoup en me disant par retour du courrier, où en est la diffusion de la N. Rh. Z.[1] et si nous ne pourrons pas recevoir bientôt de l'argent. Vous autres habitants de la « Petite Allemagne » ne pouvez absolument pas vous faire une idée des conditions de vie ici.

Le 3e fascicule paraîtra le 10 de ce mois. Le type de Hambourg[2], nous ne savons pas encore pour quels motifs, a terriblement fait traîner les choses. On va maintenant y mettre un terme.

De plus, le Comité des réfugiés[3] me charge de faire appel à votre comité. Nous avons maintenant 60 réfugiés sur les bras ; plusieurs centaines, expulsés de Suisse, sont déjà annoncés. C'est pourquoi nous aurons vite vide la caisse des secours jusqu'au dernier monaco[4], et alors les gens seront de nouveau sur le pavé.

Meilleur souvenir à ta femme.

Ton
K. Marx.

  1. Neue Rheinische Zeitung. Politisch-ökonomische Revue.
  2. Vraisemblablement Theodor Hagen.
  3. Cf. Lettre d'Engels à Jakob Schabelitz du 22 décembre, note 6.
  4. Monnaie de peu de valeur ; ici au sens figuré : sou.