Lettre à Joseph Weydemeyer, 22 avril 1850

De Archives militantes
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Londres, le 22 avril 50.
6, Macclesfield St., Soho.


Cher Weydemeyer,
Aie la bonté d'insérer la déclaration ci-contre dans la Neue D[eu]tsche Z[ei]t[un]g[1]. Les tentatives que font les « grands hommes » pour se refaire une situation sur le dos des réfugiés et les manœuvres qu'ils ont tentées à cette fin dans toute la presse, entravent l'envoi de fonds ici. Nous avons reçu pour les réfugiés environ 120 à 150 livres que nous avons distribuées, et les autres ont rassemblé summa summarum 2 libres 15 shillings, et maintenant voici qu'ils jouent aux représentants des réfugiés « sans secours ». Si nous ne recevons pas d'argent maintenant, d'aujourd'hui en huit, nos 50 à 60 réfugiés seront sur le pavé sans un penny.

Ce soir, ces grands messieurs vont tenir une réunion de réfugiés pour voir ce qu'ils peuvent entreprendre. Nous les laissons faire. Il y aura, bien sûr, une fois de plus, de grandes phrases et des plans énormes, mais pas d'argent pour les réfugiés. Du reste, ils feront sans doute fiasco, bien que personne d'entre nous n'aille les contredire.

Marx attend avec une impatience douloureuse ta réponse à sa dernière lettre qu'il t'a envoyée il y a environ 15 jours[2].

Meilleures pensées à ta femme et à l'épouse de Lüning de la part de

Ton
F. Engels.

  1. Karl Marx-Friedrich Engels : Erklärung [Déclaration]. MEW, t. 7, p. 302.
  2. Cf. Lettre du 9 avril 1850.