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Lettre à Wilhelm Stieber, vers le 29 décembre 1848
| Auteur·e(s) | Karl Marx |
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| Écriture | 29 décembre 1848 |
(brouillon)
[Cologne, aux environs du 29 décembre 1848].
La rédaction a reçu votre lettre[1] et accepte la mise au point datée de Francfort. En ce qui concerne vos menaces de plainte en diffamation, elles montrent simplement votre ignorance du Codé pénal[2], dont le paragraphe sur la diffamation ne s'applique pas à l'article du n° 177. Si cela peut vous tranquilliser par ailleurs, sachez que cet article nous a été envoyé par un député de Francfort[3] avant que la N[eue] Pr[eussische] Z[eitung] [Nouvelle Gazette prussienne] ne publie cette même nouvelle. Votre activité antérieure en Silésie ne nous semblait pas contredire le contenu du dit article, bien que, par ailleurs, nous trouvions étonnant que vous échangiez votre situation à Berlin, plus lucrative et honorable, pour une situation précaire et équivoque, mais malgré tout légale.
En ce qui concerne vos affirmations au sujet de vos activités en Silésie, nous essaierons de mettre à votre disposition publice ou privatim [publiquement ou en privé], comme vous le voudrez, de la documentation à ce sujet.
Les leçons que vous nous donnez, dans votre lettre, sur la démocratie et les organes démocratiques, nous les excusons, compte tenu que, pour vous, il s'agit de choses toutes nouvelles.
- ↑ Le commissaire de police Wilhelm Stieber s'était élevé, dans une lettre du 26 décembre 1848 à la rédaction de la Neue Rheinische Zeitung, contre un article signé d'un correspondant de Francfort publié dans le n° 177 du 24 décembre. L'article révélait que Stieber était connu comme espion du roi de Prusse et qu'il viendrait à Francfort-sur-le-Main pour enquêter sur les événements de septembre. Dans le suppléments au n° 182 du 30 décembre 1848, la rédaction fit paraître une mise au point, où il était indiqué que Stieber avait séjourné à Francfort-sur-le-Main pour « raison personnelle ».
- ↑ Code pénal adopté en 1810 en France et introduit dans les territoires de l'ouest et du sud de l'Allemagne par Napoléon 1er ; dans la Province rhénane, il fut en vigueur au même titre que le Codé civil même après le rattachement à la Prusse en 1815. Le gouvernement prussien s'efforça de réintroduire dans cette province le droit provincial prussien. Toute une série de lois, de décrets et de directives devaient rétablir dans la Province rhénane les privilèges féodaux de la noblesse (majorats) et la législation prussienne sur le mariage, en matière pénale, etc. Ces mesures provoquèrent une opposition résolue dans la Province rhénane et furent rapportées, après la révolution de mars, par les ordonnances du 15 avril 1848.
- ↑ Vraisemblablement Friedrich Wilhelm Schlöffel (1800-1870) : industriel de Silésie. Démocrate. Député au Parlement de Francfort en 1848-1849 (aile gauche). Prit part au soulèvement de Bade en 1849 et émigra en Suisse d'abord, puis en Amérique.