Lettre à Joseph Weydemeyer, 8 juin 1850

De Archives militantes
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[Londres], le 8 juin[1] [185O].
64, Dean Street, Soho.


Cher Weydemeyer,
Où en est notre Revue ? Surtout où en est-on pour l'argent ? La question est d'autant plus pressante que, du côté prussien, on entreprend ici toutes les démarches auprès du gouvernement anglais pour me bannir d'Angleterre. Si je n'étais pas bloqué ici sans le sou, je me serais déjà retiré à l'intérieur de l'Angleterre, et le gouvernement m'aurait perdu de vue.

Que devient le « numéro rouge[2] » ? Des commande nous sont parvenues ici, venant d'Amérique. Combien en a-t-il été vendu ? Combien de numéros as-tu encore ?

Votre journal[3] semble se joindre aux autres pour faire la conspiration du silence contre notre Revue. Je conçois d'ailleurs que pour le public de la N[eue] D[eutsche Zeitung], Raveaux soit plus intéressant.

Bonjour à Dronke et à ta femme,

Ton
K. M.

  1. Dans l'original : mai.
  2. Cf. Lettre à Weydemeyer du 13 juillet 1849, note 1.
  3. Neue Deutsche Zeitung.