Lettre à Hermann Becker, autour du 1er février 1851

De Archives militantes
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[Londres, vers le 1er février 1851][1].


... Tu m'obligeras extrêmement, en m'envoyant les lettres de Willich[2]. En partie parce que nous avons bien le droit aussi de partager votre rire homérique, nous qui sommes ici sur les rivages de Babylone. Et d'un autre côté, cet individu utilise ces « prétendues » relations à la fois pour en tirer matière à vantardises aux yeux des étrangers et pour se livrer à la délation. Enfin, il me semble nécessaire que tu lui fasses parvenir, par mon intermédiaire ou directement, un billet où tu le pries, sur le ton d'extrême politesse, de s'abstenir de toute nouvelle correspondance, attendu que, si son humour ne présente pour lui, ici, à Londres, aucun danger, à Cologne, il peut faire beaucoup de tort, non seulement à vous-mêmes, mais par répercussion, à nos camarades du Parti en Allemagne. Et quoi de plus fâcheux et en même temps de plus ridicule que d'être harponné à cause d'une plaisanterie émanant de la marotte du « charpentier »[3] ...

  1. D'après : Acte d'accusation contre P. G. Roeser, J. G. H. Bürgers, P. Nothjung, W. J. Reiff, H. H. Becker, R. Daniels, C. W. Otto, A. Jacobi, I. J. Klein, F. Freiligrath, Cologne, 1852.
  2. Voir lettre de Marx à Engels du 10 février 1851.
  3. A la veille de la révolution de 1848, Willich quitta l'armée et travailla à Cologne comme charpentier.