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Special pages :
Lettre à Colonel Engels, 15 avril 1849
| Auteur·e(s) | Karl Marx |
|---|---|
| Écriture | 15 avril 1849 |
(brouillon)
[Cologne, aux environs du 5 mars 1849].
A Monsieur le Colonel et Chef de place Engels.
Monsieur,
Convaincu que des sergents de Sa Majesté le roi de Prusse ne contesteraient pas des propos échangés d'homme à homme, je n'ai pas fait venir de témoin pour l'entretien en question[1]. En ce qui concerne ma prétendue déclaration que « les tribunaux ne pourraient rien me faire, comme on l'avait vu récemment », mes adversaires politiques eux-mêmes me concéderont que, si je pensais une telle ineptie, je ne l'exprimerais pas devant des tiers. Et messieurs les sergents n'avouent-ils pas eux-mêmes que je leur ai expliqué que les articles insérés en dehors de la partie rédactionnelle me sous tout à fait étrangers, que je ne suis en tout et pour tout responsable que de la partie du journal que je signe ? Il n'y avait donc absolument aucune raison de parler de ma position vis-à-vis des tribunaux.
Je renonce d'autant plus volontiers à demander une enquête supplémentaire qu'il ne s'agissait pas pour moi de faire punir messieurs les sergents, mais de voir leur attention attirée, par la bouche de leurs supérieurs, sur les limites de leurs attributions.
En ce qui concerne votre aimable remarque finale, la Neue Rheinische Zeitung a montré, par le silence qu'elle garde au sujet des dernières frictions qui se sont produites au sein de l'armée, à quel point elle sait faire la part de l'agitation qui règne dans les esprits.
- ↑ Phrase biffée sur l'original : « bien qu'un rédacteur de la N[eue] Rh[einische] Z[eitung] se trouvât par hasard chez moi ».