Journées révolutionaires. Et après ? (numéro 3)

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(...) La phase de la lutte ouverte a commencé et exige de la social-démocratie qu'elle arme le mieux possible les ouvriers les plus avancés, qu'elle élabore les les plans et les conditions du combat de rues et surtout qu'elle tire les leçons de l'insurrection de Moscou. Cette préparation technique à la lutte armée est d'une importance et d'une urgence extrêmes, mais ce n'est pas la garantie principale de la victoire. Ce qui décidera de l'issue, ce ne seront pas les formations de combat d'une minorité organisée qui ont une tâche particulière dans la lutte révolutionnaire, mais les larges masses du prolétariat. Seuls leur combativité et leur héroïsme peuvent garantir la victoire finale dans les combats de rue. Or ces masses ne peuvent être organisées en formation de combat, elles ne peuvent être préparées et organisée que sur la base de la lutte de classe continuelle, quotidienne, économique et politique. La création de syndicats et d'associations social démocrates, de groupements dans l'armée, telle est la tâche principale en vue de la victoire à venir. L'organisation et l'éducation des masses ouvrières sur le terrain de leur intérêt général de classe et de leurs tâches spécifiques du moment permettront d'obtenir des résultats durables dans la lutte de classe. Et cela donnera un tel élan à la révolution que le retour de la réaction sera impossible. Cela créera une combattivité de masses et une volonté de vaincre à n'importe quel prix. (...)