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Discours enregistrés sur disques, mars 1919
| Auteur·e(s) | Lénine |
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| Écriture | mars 1919 |
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1. À la mémoire du camarade Yakov Mikhaïlovitch Sverdlov, président du Comité exécutif central de toute la Russie[modifier le wikicode]
2. La Troisième Internationale (Internationale communiste)[modifier le wikicode]
3. Communication sur les pourparlers par T.S.F. avec Béla Kun[modifier le wikicode]
4. Appel à l'Armée rouge[modifier le wikicode]
5. Les paysans moyens[modifier le wikicode]
6. Qu'est-ce que le pouvoir des Soviets ?[modifier le wikicode]
Prononcé à la fin de mars 1919
Publié le 2 janvier 1928 dans la « Pravda » n° 18
V. Lénine, Œuvres, t. 29, pp. 250-251
Qu’est-ce que le pouvoir des Soviets ? Quelle est la nature de ce pouvoir nouveau qu’on ne veut ou qu’on ne peut encore comprendre dans la plupart des pays ? Ce qui attire de plus en plus les ouvriers de tous les pays, c’est que l’Etat, autrefois gouverné de façon ou d’autre par les riches ou les capitalistes, l’est aujourd’hui, pour la première fois, sur une vaste échelle, par les classes justement que le capitalisme opprimait. Même dans la plus démocratique, même dans la plus libre des républiques, tant que la domination du capital subsiste, tant que la terre reste propriété privée, l’Etat est toujours gouverné par une petite minorité, composée pour les neuf dixièmes de capitalistes ou de riches.
Pour la première fois au monde le pouvoir d’Etat a été construit chez nous, en Russie, de façon que seuls les ouvriers, seuls les paysans travailleurs, les exploiteurs étant exclus, forment les organisations de masse, les Soviets ; et c’est à ces Soviets-là que tout le pouvoir d’Etat est transmis. C’est pourquoi, en dépit des calomnies que les représentants de la bourgeoisie de tous les pays déversent sur la Russie, le mot « Soviet » est devenu dans le monde entier non seulement intelligible, mais aussi populaire et cher aux ouvriers, à tous les travailleurs. Et c’est pourquoi, en dépit de toutes les persécutions dont font l’objet les partisans du communisme dans les différents pays, le pouvoir des Soviets triomphera sur toute la terre à coup sûr, inéluctablement et dans un proche avenir.
Nous savons fort bien qu’il y a encore beaucoup de défauts dans l’organisation du pouvoir soviétique. Le pouvoir des Soviets n’est pas un talisman merveilleux. Il ne peut guérir d’un seul coup les défauts du passé, l’analphabétisme, l’inculture, l’héritage d’une guerre barbare, l’héritage d’un capitalisme spoliateur. Mais en revanche, il permet de passer au socialisme. Il permet à ceux qui étaient opprimés de se relever et de prendre eux-mêmes en main de plus en plus toute la direction de l’Etat, toute la direction de l’économie, toute la direction de la production.
Le pouvoir des Soviets est le chemin du socialisme, découvert par les masses laborieuses, donc un chemin sûr, donc un chemin invincible.