| Catégorie | Modèle | Formulaire |
|---|---|---|
| Text | Text | Text |
| Author | Author | Author |
| Collection | Collection | Collection |
| Keywords | Keywords | Keywords |
| Subpage | Subpage | Subpage |
| Modèle | Formulaire |
|---|---|
| BrowseTexts | BrowseTexts |
| BrowseAuthors | BrowseAuthors |
| BrowseLetters | BrowseLetters |
Template:GalleryAuthorsPreviewSmall
Special pages :
De France (SAZ 26/07/1898)
| Auteur·e(s) | Rosa Luxemburg |
|---|---|
| Écriture | 26 juillet 1898 |
Tentatives d'unification des fractions socialistes
La question de l'unification des différents groupes socialistes en France est revenue sur le devant de la scène. Les allemanistes ont déjà élu leurs délégués en vue d'une entente avec d'autres organisations. En même temps, les blanquistes déclarent qu'il est nécessaire de trouver une base d'action commune à tous les partis et les guesdistes ont mis la même question à l'ordre du jour de leur prochain congrès à Montluçon. La bonne volonté et le désir sincère des socialistes français de mettre fin à l'éparpillement de leurs forces qui a prévalu jusqu'ici n'ont d'ailleurs pas fait de doute jusqu'à présent ; la chose tient aux grandes difficultés pratiques qui se sont encore mises en travers de la réalisation de la bonne idée. Une de ces difficultés est par exemple la question des socialistes dits indépendants, c'est-à-dire n'appartenant à aucune organisation, parmi lesquels on compte des camarades aussi renommés et éminents que Rouanet, Fournière, Millerand et autres, avec lesquels il est très difficile de parvenir à un accord. On propose aussi que l'entente socialiste se limite pour l'instant à des organisations fixes, ou bien que les unificateurs socialistes forment entre eux une organisation ad hoc pour permettre les négociations. La véritable difficulté, la plus grande, ne réside pas dans les questions formelles de l'union, mais dans les questions de tactique, qui sont conçues de manière si différente par les nombreuses organisations socialistes de France que les débats sur ce point devraient donner lieu aux plus vives controverses. Déjà la prise de position sur l'affaire Dreyfus, autour de laquelle tourne maintenant toute la vie publique française, constituera une telle pierre d'achoppement. -
Projet de loi socialiste sur la protection des travailleurs
Vaillant et ses camarades ont déposé au Parlement, entre autres, un projet de loi relatif à la protection des ouvriers employés par les municipalités ; il y est demandé : la limitation de la durée du travail à neuf heures par jour et six jours par semaine, l'interdiction du travail à la tâche, la fixation d'un minimum de salaire, l'inspection des travaux publics avec la participation des ouvriers eux-mêmes, enfin l'interdiction d'employer plus de dix pour cent d'ouvriers étrangers. Ces dispositions législatives constituent depuis une dizaine d'années la pomme de discorde entre le Conseil municipal de Paris et le gouvernement, ce dernier annulant inlassablement et régulièrement les délibérations du Conseil municipal à ce sujet. L'initiative de Vaillant et de ses camarades ne concerne pas seulement la capitale, mais toutes les communes urbaines de France.
.