Contre le positivisme

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Auteur·e(s) Auguste Blanqui
Écriture 1 avril 1869

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Source : Auguste Blanqui. Instruction pour une prise d'armes. L'Éternité par les astres, hypothèse astronomique et autres textes, Société encyclopédique français, Editions de la Tête de Feuilles. 1972


1er avril 1869

(La philosophie positive, nº 5, mars-avril 1869) article par Hippolyte Stupuy, Une remarque sur Condorcet, pages 201 et suivantes.

Monceau d'absurdités et niaiseries touchant le Christianisme et le Moyen-Age attaqués à tort par les Révolutionnaires, suivant l'auteur. Prétendus bienfaits du catholicisme et de la féodalité. Doctrine exécrable du fatalisme historique, du fatalisme dans l'humanité. Tout ce qui arrive est bien, par cela seul que cela arrive.

Le Catholicisme est irréprochable tant qu'il est le plus fort. Ses torts ne commencent qu'avec sa faiblesse. La féodalité également est un bienfait tant qu'elle écrase. Elle ne devient fléau que par la grâce de son déclin.

Travestissement des faits audacieux autant qu'ineptes pour la justification de cette théorie sinistre du progrès quand même, de la santé continue. Aplomb grotesque de ces systématiseurs dans leur pédantisme. Leur prétendue Sociologie érigée en science presque mathématique. Les appréciations les plus sottes, les plus manifestement ridicules, données imperturbablement pour des vérités scientifiquement démontrées.

Auguste Comte n'a rien découvert en quoi que ce soit. Il a classifié, nomenclaturé, pédantisé. Ses systèmes ont varié au gré des événements et des circonstances. Ce prétendu fondateur de la science positive s'est jeté brusquement dans les extravagances du mysticisme. Ce destructeur de dogmes a improvisé la religion de l'humanité avec sacrements et sacerdoce. Pourquoi ? Le coup d'Etat l'a terrifié. Il y a vu le triomphe soudain et inattendu du passé. Pour le fléchir et le séduire, il lui a offert une religion ultra-aristocratique, le système des castes, l'asservissement des masses, la domination absolue des riches, toutes les folies accumulées du Brahmanisme et du Christianisme.

Pourquoi des disciples orthodoxes refusent-ils de le suivre dans cette voie ? De quel droit récuser sur ce point la compétence du révélateur, tout en le proclamant le suprême prophète qui a dit le dernier mot de l'humanité ?

On parle en son nom et le renie ! S'il a extravagué dans ses derniers oracles, il n'est pas infaillible dans les premiers.

Le Positivisme, qui accuse à tort et à travers, qui traite de négation tout ce qui est en dehors de lui, le Protestantisme, le Déisme, l'Athéisme, est précisément lui-même la négation type, le doute systématiquement poussé jusqu'à l'absurde, érigé en religion. Il n'est pas le Positivisme, mais le Négativisme ou plutôt le Nihilisme. C'est un expédient, une ficelle, un truc.

Pour démontrer sa science sociologique, il torture et travestit l'histoire avec une audace à rendre jaloux le père Loriquet. Et cette audace impose. Il lui suffit de s'intituler science, de s'affubler du nom universellement respecté pour devenir aussitôt sacro-saint. Personne n'ose le regarder en face. On s'incline avec humilité et on lui tire bien bas son chapeau.

Il faut dire aussi qu'il a la protection des couards, protection toute puissante. Il sert d'abri aux athées et aux matérialistes honteux qui tiennent à vivre en paix avec la force régnante et ne se brouillent jamais avec le bras séculier. N'était donc cet appui, la louche doctrine du biaisement et de l'équivoque aurait bientôt sombré. Mais, quoi qu'on dise, les poltrons sont un fameux rempart.

« L'autorité spirituelle, si respectable et si respectée au Moyen Age », dit Stupuy page 203, « se déconsidère de plus en plus au XVIème siècle par le spectacle public de son inconduite et par les conflits sans fin qui président à son élection aux élections papales... ».

Comme si l'inconduite des papes et les scandales du conclave au XVIème siècle pouvaient se comparer, même de loin, aux turpitudes et aux atrocités des compétitions papales des VIIIème, IXème, Xème siècles, époque où l'on dépeint l'autorité spirituelle comme si respectable !

Respectable, parce qu'elle est incontestée et omnipotente grâce à sa férocité. Le Christianisme n'aurait pas été loin certes, sans la violence. Dès l'origine elle a été sa méthode unique. Déjà au 1er siècle, dans l'ombre, il procède par l'oppression, l'espionnage, la calomnie. Il a pour citadelle son organisation, pour arme toutes les formes de violence. Cette organisation formidable résiste à tout, triomphe de tout. La première victime est l'Empire romain. Victorieux, le Christianisme se maintient, comme il a conquis, par l'écrasement.

Sans ce système, il aurait avorté à son berceau, et une fois maître, s'il se fut relâché, n'aurait pas subsisté deux cents ans. Ses milices, ses guerres sans quartier, le fer, la flamme, la torture, les captations, l'astuce, l'enchaînement de la pensée, le siège mis devant chaque individu, l'anéantissement immédiat de toute contradiction l'ont consolidé à travers les siècles et les obstacles. L'incendie, le carnage, la destruction marquent sa route.

Que serait-il advenu, s'il eût succombé dans l'une quelconque des luttes terminées par son triomphe ? Nul ne peut le dire, même l'entrevoir. La moindre conjoncture à ce sujet serait même une niaiserie, Parce que les choses ont suivi ce cours, il semble qu'elles n'auraient pu en suivre d'autre. Le fait accompli a une puissance irrésistible. Il est le destin même. L'esprit s'en trouve accablé et n'ose se révolter. Le sol lui manque. Il ne pourrait s'appuyer que sur le néant.

Terrible force pour les fatalistes de l'histoire, adorateurs de ce fait accompli ! Toutes les atrocités du vainqueur, la longue série de ses attentats sont froidement transformés en évolution régulière, inéluctable, comme celle de la nature. Rien n'arrête ces imperturbables Systématiseurs. Jean XII, Marozie, Théodora, Mathilde, etc..., constituent une « autorité spirituelle » respectable et respectée ! Tout cela est légitime, utile, indispensable. On doit y voir la marche naturelle, obligée du genre humain. La raison sans réplique, c'est que tout cela se suit et s'enchaîne, qu'il y a filiation constante dans les événements, que chaque époque est le produit de l'époque précédente.

Belle découverte et bel argument ! Et sans doute, tout se tient et s'engrène. La seconde d'après suit la seconde d'avant. Mais l'engrenage des choses humaines n'est point fatal comme celui de l'univers. Il est modifiable à toute minute. Un couple va se marier. Je tue l'homme et je prends la femme. Les enfants de cette femme seront les miens. N'auraient-ils pu être ceux du tué ? Le meurtre est intervenu et a changé le père. Il y a toujours filiation, mais la descendance est toute autre.

C'est une immoralité, c'est un crime de glorifier le passé quand même, de le justifier par de prétendues lois immuables, d'invoquer la dignité de l'histoire qui commande le respect ou même l'indulgence pour les horreurs des temps évanouis. Parler des services du catholicisme a pu être, à certains moments, une duperie, une illusion de circonstance. Aujourd'hui, après l'enseignement des récentes années, il n'est plus permis de plaider, au nom du fatalisme, la cause de cette religion néfaste. De la première à la dernière heure, elle n'a fait et ne fera que le mal. Elle n'était pas plus utile à l'humanité que la petite vérole, la peste ou le choléra ne sont nécessaires à la santé d'un homme.

La doctrine du progrès continu est une fantaisie des temps de transition. Elle a donné quelques années de vogue au catholicisme sous le règne de Louis-Philippe. C'était une des formes de la réaction contre le mercantilisme, réaction provoquée dans la démocratie par le débordement et l'outrecuidance cynique des intérêts matériels. Les classes moyennes intronisaient sans vergogne le culte du veau d'or et semblaient l'ériger en religion universelle. La pensée était honnie, l'idée de justice sociale mise au ban, l'enrichissement à tout prix proclamé la seule vertu.

Un moment, dans le premier dégoût de cette puanteur, la Révolution oublia les crimes du catholicisme pour se rappeler seulement sa spiritualité, et eut presque l'illusion de voir dans cet adversaire déchu un auxiliaire contre le sale ennemi surgi tout à coup devant elle. Le Moyen Age fut tout à coup de mode universelle, par méprise et naïveté dans le camp populaire, par instinct et par calcul chez les conservateurs. Courte unanimité ! La méprise s'est évanouie, l'instinct s'est fait doctrine. Chaque chose a repris sa couleur propre. L'avenir a reconnu dans le christianisme son mortel ennemi, le passé sa dernière planche de salut.

Le Positivisme, attaché à la traîne d'un Révélateur, reste figé dans l'admiration du Moyen Age. Auguste Comte, contemporain de cet engouement éphémère, en a fait une des assises de sa lourde construction sociologique. Il faut bien que les disciples se logent de leur mieux dans la bâtisse du maître. On fausse, on estropie l'histoire pour l'ajuster aux divagations des nouveaux livres saints. La Bible était une inspiration divine. Les tomes d'Auguste Comte sont la science démontrée. Où est la pire outrecuidance ?

Dans sa systématisation du Moyen Age, le Positivisme lui sacrifie sans pitié ni scrupule tous les martyrs de la pensée et de la justice, Abélard, Arnaud de Brescia, Rienzi, etc... Il n'ose point sans doute les condamner, il se borne à taire leurs noms ou leurs rôles, et à rayer simplement de l'histoire les grandes figures qui contrarient sa thèse de la Papauté légitime... légitime, comme de raison, tant que ses forfaits l'ont conservée toute puissante, coupable, aussitôt qu'ils n'ont plus réussi à la préserver de la décadence.

Ce Positivisme est d'un aplomb vraiment rare. C'est lui qui a découvert le soleil, la lune et les étoiles. Il invente à chaque instant une foule de choses aussi merveilleuses qu'ignorées, telles que le pain, le vin, la chandelle, etc. Rien n'existait avant lui. Il a tout créé, tout numéroté. Son procédé de fabrique est curieux. Il consiste à embourber dans un vaste marais de phrases ce que chacun savait en deux mots de l'eau la plus limpide. Ainsi cette vérité si simple : « On est toujours un peu de son siècle », le Positivisme la remet au monde entortillée dans cinquante pages illisibles.

Autre découverte par la même méthode: "Toutes les époques produisent des rétrogrades et des avancés." Qui eut découvert cela et bien d'autres choses avant Auguste Comte ? C'est lui vraiment qui nous a planté à tous un nez positif au milieu du visage. Jusqu'à la venue de ce Messie, on n'avait que de faux nez de carton.

* * *

De sa prétendue science de la sociologie, aussi bien que de la philosophie de l'histoire, le positivisme exclut l'idée de justice. Il n'admet que la loi du progrès continu, la fatalité. Chaque chose est excellente à son heure puisqu'elle prend place dans la filiation du progrès. Tout est au mieux toujours. Nul critérium pour apprécier le bon ou le mauvais. Ce serait du préconçu, de l'à priori, de la métaphysique.

L'expérience des siècles démontre que le seul agent du progrès est l'instruction, que la lumière jaillit presque uniquement de l'échange et du choc des pensées humaines, que par conséquent tout ce qui favorise et multiplie cet échange est le bien, que tout ce qui le supprime ou l'entrave est le mal. Or, le christianisme a pour principe fondamental l'anéantissement de la liberté de pensée et de communiquer sa pensée. De par l'observation, il est donc la nuit et le mal.

Foin ! métaphysique et somette que tout cela ! répond le positiviste. La vérité c'est que, n'importe par quel moyen, le christianisme ayant combattu et régné 1500 ans, a été nécessairement le progrès durant cette période de lutte et de puissance. Il ne commence à devenir le mal et l'obstacle qu'à dater de son déclin, et seulement parce qu'il décline. — Cependant au début, à l'apogée, dans la décadence, sa méthode a toujours été la même : "extermination de la pensée." Qu'importe ! Hosannah ! Gloire à son triomphe ! Hourra ! (Hou ! Hou !) Sus! Sus à sa défaite !

Telle est la philosophie positive, aussi généreuse que juste, aussi noble que consolante.

La manie du progrès quand même, chez ces aveugles systématiseurs, va jusqu'à l'accusation de mouvement rétrograde et d'impulsion négative, portée contre la renaissance des lettres gréco-latines, et suivant eux cette victoire sur les infâmes productions du Moyen Age est un recul. Elle a brisé l'évolution régulière qui était chrétienne ! Elle a introduit en fraude la vieillerie païenne dans le monde moderne. L'Antiquité est une intruse qui nous a dévoyés car elle a fait remonter le cours des âges.

Il est vrai en reparaissant au jour, comme le Rhône après sa perte, l'antiquité s'est permis de donner un rude démenti à la tocade du développement continu. Arrêtant court, puis refoulant dans la nuit le Moyen Age, elle est venue réinstaller sur les ruines de la tradition christiano-absolutiste, l'idée de liberté et de République conservée en dépôt dans les entrailles des idiomes grecs et latins.

Elle est donc fausse cette théorie du progrès ininterrompu et fatal. Car la civilisation gréco-romaine a bondi par-dessus le christianisme pour refaire malgré lui, contre lui, la civilisation moderne. Pas de preuve plus éclatante que cette religion, maladie terrible, a cloué près de deux mille ans l'humanité sur un lit de douleurs.

Si la science a pu naître, c'est que l'imprimerie, appuyée sur l'Antiquité, l'a sauvée du tigre qui la guettait au berceau. Les Positivistes aiment et chantent la Science. Eh! bien, elle est fille de l'Antiquité. Le christianisme a failli la tuer. Sorcière ! Au feu ! Criait cet infâme. Elle n'a échappé qu'avec peine, témoins Roger Bacon, Raymond Lulle et tant d'autres. Elle revit aujourd'hui pour châtier le monstre. De quel droit les panégyristes de l'assassin se font-ils les chantres de la victime ?

Le Positivisme n'est qu'une série de trucs. Le premier et le meilleur est son nom même qui s'empare de droit de tout ce qui est vérité et réalité ! Il s'accole d'abord à la science et la fait sienne par ce mariage. « Science positive », se dit le vulgaire. « Avant Comte il n'existait donc qu'une science négative. »

Or, cet accouplement n'est qu'un pléonasme: « Lumière éclatante » ne serait pas plus ridicule, mais qu'est-ce que le péché de pléonasme pour le charabia positiviste, cette dartre rongeante de notre langue ?

* * *

Le Positivisme dénomme science particulière chacune des diverses sciences connues, et science générale la Philosophie positive, c'est-à-dire la classification comtiste. Il s'introduit ainsi modestement dans l'humanité comme Science des Sciences, quoi ? La fantaisie d'un pédant ! Une nomenclature sans valeur pratique, sans application courante, brimborion inutile à reléguer sous un verre de pendule.

Le public se laisse faire et suit, les yeux fermés, tout étourdi d'un effroyable baragouin qui lui semble sortir au moins de l'antre de Trophonius ...

Toute la valeur du Positivisme est matérialiste. Otez-lui cette qualité, il ne reste plus qu'erreurs et outrecuidance. Personne ne montre mieux la vérité du matérialisme et, chose étrange, il se refuse à conclure et traite le matérialisme de métaphysique. Plaisante accusation.

Eh ! Messieurs,

Vous donnez lourdement vos qualités aux autres,
et nous n'acceptons pas si lentement les vôtres.

Affirmer, au nom de l'expérience, la non-immortalité de l'âme, l'éternité de la matière, et repousser la qualification de matérialiste, c'est un raffinement de casuistique inaccessible à l'intelligence d'un simple mortel. Qu'est-ce que le matérialisme, sinon la doctrine qui déclare l'univers infini dans le temps et dans l'espace, et l'esprit une propriété inséparable de la substance nerveuse, dans la vie comme dans la mort ?

Avec plus ou moins de détours et de subtilités, le Positivisme dit la même chose. Franchise à part, où est la différence entre les deux doctrines ? — Ah ! voici : l'une n'est qu'un particularisme — Style Allemand ; l'autre est l'universalité des connaissances humaines. Avait-il donc inventé ces connaissances le Positivisme ? Non, il les a tout bonnement enfilées en chapelet et débite ce chapelet comme son ouvrage.

Le Positivisme est un demi-Dieu qui sait tout, qui embrasse tout, depuis les derniers confins de la Mathématique transcendante jusqu'aux plus minces détails de la Sociologie, passée, présente et future. Du haut de son trône omniscient, il laisse choir un regard de dédain sur le Myrmidon qui ose se prétendre son pareil et lui dit comme à un chétif insecte: « Qu'y-a-t-il entre nous ? »

8 avril 1869

Page 375 — (La philosophie positive, nº 3, Nov. Déc. 1869) article de La Révolution par Littré. (*)

Affreux pathos d'A. Comte sur les philosophies de Voltaire et de Rousseau. Mauvaise foi de ce soit-disant révélateur qui fait semblant de ne reconnaître au XVIIIème siècle que deux écoles, Déiste l'une et l'autre, et ne souffle mot de l'école matérialiste et athée représentée par la pléiade Diderot, d'Holbach, d'Alembert, Lamétrie, Helvétius, etc...

Le brave homme avait ses raisons pour escamoter cette pléiade. Il voulait simplement inventer l'athéisme sous le nom de Positivisme. A l'exemple du maître, les disciples feignant aussi de ne voir dans l'athéisme qu'une métaphysique. Mais ôtez de leur gallimatias l'idée athée et matérialiste, que reste-t-il ? Une classification fantaisiste. Avec ce mot : « Positivisme », ils ont presque réussi à se poser en créateurs de toutes les sciences humaines.

Quel terrible baragouin que ce style d'A. Comte ! un pareil écrivain a-t-il pu jamais tirer de son cerveau une chose sérieuse ? Littré trouve dans ce patois une explication des conséquences réactionnaires de Thermidor.

« C'est », dit-il, « l'immixtion (sic) de la Réaction dans le mouvement Thermidorien. Les violences de Robespierre avaient rendu la réaction imminente. »

Cette raison c'est celle de Diaforius : « Pourquoi l'opium fait-il dormir ? — Parce qu'il a une vertu dormitive. » D'où vient l'immixtion de la Réaction dans le mouvement Thermidorien » ? Qui l'a rendue possible ? Ecrasée jusqu'alors, pourquoi a-t-elle pu relever la tête et prendre si soudainement le dessus ?

La faute en est à la composition des assemblées délibérantes, toutes mauvaises sans exception, depuis 1789. Constituante, Législative, Convention étaient des collectivités bourgeoises, égoïstes et poltronnes, des ramasssis de nullités ou de médiocrités où pointaient ça et là les talents en petit nombre et plus rares encore les caractères.

Comprimée au 31 mai par la minorité Révolutionnaire, puis appelée à la rescousse par les Montagnards contre la dictature Robespierriste, la majorité rétrograde de la Convention se retrouva libre le 9 Thermidor et maîtresse le lendemain.