Territoires d'outre-mer

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Plusieurs pays possèdent des territoires d'outre-mer, restes les plus visibles de leur passé colonial. Ce sont des pays européens, à l'exception des États-Unis.

France
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Possessions
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  • Guyane française
  • Île de Mayotte
  • Île de la Réunion
  • Île de Nouvelle-Calédonie
  • Îles de Polynésie française (Tahiti,
  • Îles des Antilles : Saint-Martin, Saint Barthélémy, Guadeloupe, Martinique
  • Îles de Saint-Pierre et Miquelon
  • Îles de Wallis et Futuna
  • Terres australes et antartiques françaises (TAAF) : îles Kerguelen, îles Crozet, îles Éparses, Terre Adélie (Antarctique), îles Saint-Paul-et-Amsterdam, île de Clipperton

Tutelle actuelle et perspectives
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L'esclavage a longtemps été en vigueur dans ces colonies. Après une abolition lors de la Révolution française, celui-ci fut rétabli par Napoléon Ier, et perdura jusqu'en 1848. Mais le passage au salariat fut loin d'être une panacée pour les populations locales, qui ont continué à subir le colonialisme, le racisme et l'exploitation.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, les colonies françaises connurent de forts mouvements de luttes populaires et indépendantistes. Les peuples de Guyane, de Guadeloupe et de Martinique, avec les travailleurs en première ligne, étaient au bord de la révolte. Mais contrairement à l'Algérie ou l'Indochine, ces territoires n'accédèrent pas à l'indépendance, principlament en raison du faible poids des élites locales, plus enclines à rechercher le compromis avec la métropole. En 1946, la loi de départementalisation est le début d'une politique dite d'assimilation. Le but affiché était "l'égalité avec les citoyens de la métropole". C'était avant tout une annonce ayant pour but de désamorcer la bombe sociale, qui n'a pas empêché la situation actuelle, dans laquelle les populations des DOM-TOM sont encore des "citoyens de seconde zone". Les quelques droits constituant un réel progrès entrèrent en vigueur tardivement, sous la pression des travailleurs.

Depuis les années 1990-2000, l'État français tend à vouloir laisser une plus grande autonomie à ces territoires. Cela s'inscrit principalement dans la logique de la "décentralisation" qui prévaut en métropole : désengagement et délégation, avec diminution des moyens à l'occasion. La récente grève générale des Antilles, qui fut victorieuse, illustre la dégradation sociale, et à la fois le regain de combativité des travailleurs.

Royaume-Uni
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  • Îles Malouines (Falkland), îles de Géorgie du Sud et îles Sandwich du Sud
  • île Saint-Hélène, île Tristan da Cunha
  • Île Montserrat, îles Vierges, île d'Anguilla, îles Turques et Caïques
  • îles Bermudes et îles Caïmans, paradis fiscaux
  • îles du Territoire britannique de l'océan indien
  • île Pitcairn
  • Gibraltar et les bases chypriotes Akrotiri et Dhekelia
  • Territoire britannique de l'antarctique

Pays-Bas
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  • Île de Curaçao
  • Île d'Aruba

Espagne
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  • Îles Canaries

Portugal
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  • Açores
  • Madère

États-Unis
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  • Îles d'Hawaii
  • Île de Puerto Rico
  • Îles des Mariannes du Nord

Notes et sources
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Cinquante ans de départementalisation dans les DOM, Lutte ouvrière, Avril 1996
60 ans de politique dite "d'assimilation", Lutte ouvrière, Mai 2006
Martinique, Guadeloupe, Guyane - le problème du changement de statut, Lutte ouvrière, Mars 2000
Guadeloupe – Les notables nationalistes vers un consensus pour un changement de statut, Lutte ouvrière, 1993
Deux conférences sur l'unité de la Caraïbe, Lutte ouvrière, Novembre 1994
Pour un véritable processus d’autodétermination pour les dom-tom, Ligue Communiste Révolutionnaire