Mario Pedrosa

De Wikirouge
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Mario Pedrosa en 1920

Mário Pedrosa (Timbaúba, 25 avril de 1900 — Rio de Janeiro, 5 novembre 1981) était un journaliste, écrivain, critique d'art et militant brésilien, fondateur du trotskysme brésilien et militant socialiste célèbre.


Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Déjà critique d'art connu et membre du P.C. du Brésil, Mario Pedrosa s'arrêta en Allemagne sur le chemin de l’URSS en 1927, observa la lutte de classes en Allemagne et n'alla pas plus loin. Sur le chemin du retour, il rencontra Boris Souvarine et se lia à Pierre Naville d'une amitié qui devait défier les années. Revenu au Brésil en 1929, il y organisa un premier groupe d'opposition de gauche d'une cinquantaine de membres et édita A Lucha de Clases. La même année, il tentait vainement de gagner à la fois au P.C. et a l'Opposition de gauche le prestigieux Luis Carlos Prestes.

En 1931, Pedrosa fondait la Ligue communiste, opposition léniniste du P.C. du Brésil dont il allait être l'un des principaux dirigeants, notamment clans la période de sa lutte pour le front unique contre le danger fasciste. Il fut blessé le 7 octobre 1934 au cours de la contre-manifestation ouvrière qui mit en déroute les chemises vertes au centre de Sao Paulo.

Oblige de passer clans la clandestinité en 1935, traqué par la police de Vargas, Pedrosa réussit à gagner l'Europe en 1938 et il participa, sous le nom de Lebrun, à la conférence de fondation de la IVe Internationale. II est élu au Secrétariat International et reçoit mission de s'installer a New York, d’où il doit diriger le secrétariat latino-americain.

En 1939, Pedrosa se rangea au cours de la discussion dans le camp de Shachtman. Il s'en sépara assez vite, rejoignant au Brésil le Parti Socialiste. Contraint à l'exil une fois de plus par la dictature militaire, il vécut plusieurs années en France, puis regagna le Brésil où il jouissait d'une grande autorité politique et morale.

Notes et sources[modifier | modifier le wikicode]

Cahiers Léon Trotsky n°10, juin 1982