Grèves de 2016 en France

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Manifestation contre la loi Travail du 9 avril 2016

En 2016 ont eu lieu en France des grèves contre la loi travail de Myriam El Khomri. La principale caractéristique du mouvement est sa durée.

La mobilisation[modifier | modifier le wikicode]

Le 17 février 2016, le gouvernement Valls transmet le texte d'un projet de loi de s'attaquer au code du travail. Bien entendu un tel projet de loi était proposé car il y avait juste-là une réaction de la part des travailleurs, dans un contexte de crise économique. De plus, durant le passage à l'Assemblée nationale, le gouvernement n'a pas hésité à utiliser un article constitutionnel : le 49-3, pour bloquer le vote à la Chambre.

Mais cette fois-ci, il y a eu une réponse de la part du monde du travail.

Au début, le mouvement était essentiellement composé d'étudiants. Il a ainsi entraîné une petite fraction du monde du travail. La première expression contre le projet de loi était une pétition d'une ancienne militante du Parti Socialiste qui récolta plus de 1,3 million de signatures.

Quatre mois de mobilisation[modifier | modifier le wikicode]

Progressivement, le mouvement devenu celui de la classe ouvrière. Pour beaucoup de salariés de petites entreprises et de jeunes travailleurs, c'était la première fois qu'ils faisaient grève. Parallèlement aux journées de mobilisation, il y a également eu des blocages comme dans les raffineries qui ont entraîné des pénuries dans les stations-service. Cependant, les participants au mouvement ne constituaient qu'une minorité mais ces journées de grève furent soutenues de 60 à 70% de la population.

La politique des syndicats[modifier | modifier le wikicode]

À la base, lors de l'annonce du projet de loi, aucune organisation syndicale n’exigeait le retrait de la loi travail. Puis après cette période de flottement, une grande partie des organisations syndicale comme la CGT, FO ou le FSU, décident de rejoindre le mouvement alors qu'une autre partie, mené par la CFDT, s'opposait au mouvement après quelques retouches du projet de loi. Par le nombre de ses militants sur le terrain, par son influence dominante dans la classe ouvrière, la CGT est apparue au fil du mouvement et de son bras de fer avec le gouvernement comme le facteur déterminant de la confrontation.

Le choix de la direction de la CGT a été en tout cas la preuve que la base militante de la CGT en avait assez de rester l’arme au pied, comme elle était réduite à le faire depuis que la gauche a accédé au pouvoir. La CGT n’est certes pas devenue révolutionnaire. Ses intérêts d’appareil lui dictaient cependant d’aller jusqu’au bout dans son bras de fer avec un gouvernement déconsidéré et auquel elle n’avait plus de raisons de lier son sort.

A retenir du mouvement[modifier | modifier le wikicode]

Ce qui faut retenir de ce mouvement c'est sa durée et tous ceux qui ont participé ne se laisseront sans doute plus jamais faire. Cependant, le rapport de forces était insuffisant : bien sûr il y a la peur du chômage, la dépolitisation des salariés du privé et les politiques syndicales qui ont préféré les journées d'actions plutôt que les grèves reconductibles.

Notes et sources[modifier | modifier le wikicode]