Lettre à (Lliova ?), 18 décembre 1932

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Lettre à Lliova ?

18 décembre 1932

1) Bien sûr, il n'est pas conseillé de laisser les bordiguistes assister à la pré-conférence, parce que la pré-conférence est en effet uniquement organisée pour viser à des décisions pratiques organisationnelles. Cependant, le fait que les Français et les Italiens qui sont en contact étroit avec bordiguistes, reviennent maintes et maintes sur leur idée, malgré le fait qu'on leur a donné tout à fait tort à Copenhague, prouve que pour ces deux sections la prise de position de Copenhague est un pas trop dur à franchir dans sa forme brute. Par conséquent, je crois que nous devrions faire sur cette question une concession qui doit être présentée bien à l'avance. La pré-conférence, dans son premier point à l'ordre du jour doit officiellement fixer les conditions de participation à la conférence. Partons de là, prudemment, pour présenter un projet de conditions d'adhésion à l'Opposition de gauche internationale et de demande de participation à la conférence. Dans ces conditions, les quatre premiers congrès de l'IC seront rappelés ainsi que les principes de la plate-forme de l'opposition russe, slogans démocratiques, politique de front uni, etc. J'imagine ce document assez court, n'étant qu'une déclaration programmatique à usage interne. Ainsi, la décision devrait être prise à la pré-conférence que les bordiguistes ne font pas partie de l'Opposition de gauche internationale.

2) Toutefois, il appartient au Secrétaire de présenter et faire siennes les résolutions du conseil, y compris les décisions concernant les bordiguistes.

3) Erwin écrit que Roman a déclaré que Viktor a été conduit à une capitulation complète. Je pense qu'il doit y avoir un malentendu ou exagération. Sinon V. aurait eu la damnée obligation, le devoir, de tout de suite officiellement communiquer cette question au Secrétariat, car nous ne pouvons pas permettre à une deuxième affaire Mill de nous tomber dessus aussi facilement. Mais j'espère que c'est par exagération que leurs luttes de factions surviennent avec tant de chaleur.

4) J'ai promis au camarade Grylewicz, si besoin, de soutenir la Permanente Revolution avec une somme plus importante. J'espère le faire, sans faute en janvier, mais il doit d'abord, par l'intermédiaire de Fischer, me faire part de l'état de nos comptes.

5) Sur le camarade Rubena j'ai écrit assez largement. À l'exception de la deuxième formulation, paradoxale, je trouve son article bien adapté comme antidote au nationalisme de Thälmann et donc convenable pour nous.

Avec mes meilleurs saluts pour vous et votre fils.

Votre L.T.