David Rousset

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David Rousset, dit Georges, Georget, Leblanc, était né à Roanne le 18 janvier 1912. Il est mort à Paris le 13 décembre 1997.

Jeunesse[modifier | modifier le wikicode]

Fils d’un pasteur protestant, étudiant à Paris en 1930, il adhére aux Etudiants socialistes puis à la SFIO. C’est en 1931 ou 1932 qu’il rencontre les militants de la Ligue communiste qui le gagnent et lui demandent de demeurer, au compte de la Ligue, en fraction dans la SFIO. Il anime alors les JS du 17e. En 1933, il est élu membre de la commission exécutive des JS de la Seine. Il rencontre Trotsky au début de 1934, soutient la politique de l’« entrisme » dans la SFIO et devint un des dirigeants des JSR formées en 1935 à la suite de l’exclusion de la Fédération des Jeunesses socialistes de la Seine. En 1935, du POI formé à la suite de la réunification, il fait une tournée qui le mène à Lyon en juillet, Marseille en août et finalement, en septembre, au Maroc, où il rencontre les dirigeants nationalistes marocains pour les convaincre de chercher un terrain d’entente avec les révolutionnaires et démocrates espagnols pour abattre l’ennemi commun franquiste, une entreprise condamnée évidemment par la politique de Front populaire des partis ouvriers en France comme en Espagne.

Pendant la Guerre[modifier | modifier le wikicode]

En 1940, ayant échappé aux arrestations, il monte un service de renseignements et, dans le cadre du POI en voie de reconstitution, un Bulletin industriel et commercial. Il entre en négociations, au nom du POI, avec le Conseil national de la Résistance (CNR) par l’intermédiaire du militant grec Vitsoris. Il est l’un des organisateurs du travail en direction des soldats allemands, est arrêté en octobre 1943 et, après de sévères interrogatoires, est déporté à Buchenwald. Il réussit à survivre en dissimulant à ses camarades de détention son appartenance trotskyste et constate la valeur et le courage de nombre de militants du PC allemand. Revenu en 1945, il rejoint aussitôt le PCI et se distingue bientôt en déposant sous le nom de Leblanc, des « thèses » qui se prononcent pour le retour des trotskystes au sein du mouvement contrôlé par Staline. Pourtant il ne quittera le PCI, où il est resté isolé sur ses positions, collaborant toutefois avec La Revue Internationale de Sartre et Naville, qu’avec son aile droite (Parisot, Demazière), pour fonder en 1947 un Rassemblement démocratique révolutionnaire (RDR) avec d’anciens trotskystes et Jean-Paul Sartre.

Après le trotskysme[modifier | modifier le wikicode]

Il publie en 1946 L’Univers concentrationnaire, et en 1947 Les Jours de notre Mort qui lui vaut le Prix Goncourt. David Rousset accède alors à la notoriété et quitte le monde des militants ouvriers pour s’intégrer à celui de la littérature politique. Il publie en novembre 1949 un appel à ses camarades déportés pour la lutte contre l’institution concentrationnaire en URSS, anime la Commission internationale contre le régime concentrationnaire, aidée matériellement par les syndicats américains, qui révèle l’essentiel de ce qu’il est possible de savoir alors sur cette question, ce qui lui vaut des tombereaux d’injures de la part des staliniens. Il est quelque temps grand reporter au Figaro. Séduit par la politique algérienne de de Gaulle, devenu gaulliste de gauche, il est élu en juin 1968 député de l’Isère, mais quitte l’UDR avec fracas après s’être défini comme « un de ces fous qui veulent changer le monde ».

Notes et sources[modifier | modifier le wikicode]

Cahiers Léon Trotsky 61 - Février 1998