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Répression

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On parle de répression lorsqu'une action ou un mouvement sont contrés par les forces de l'ordre et/ou condamnés par la justice. Au sens marxiste, le terme renvoie à la répression des mouvements ouvriers.

Causes de la répressionModifier

Effets de la répressionModifier

La répression a des effets complexes sur la combativité du mouvement ouvrier, qui dépendent de plusieurs facteurs difficiles à maîtriser.

La répression, par exemple la répression policière d'une manifestation, peut parfois faire peur et mettre fin à un mouvement.

La répression peut parfois mettre en colère ceux qui en sont victimes ou ceux qui se sentent solidaires d'eux, et accentuer la mobilisation. Elle peut aussi conduire à une politisation du mouvement : ceux qui luttaient au départ pour une revendication simple peuvent en déduire qu'il faut lutter contre l'ensemble du gouvernement. Trotsky décrit par exemple cette situation pendant la Première guerre mondiale en Russie :

« Les industriels se refusaient de plus en plus à faire des concessions aux ouvriers et le gouvernement continuait à répondre à chaque grève par une rigoureuse répression. Tout cela portait la pensée ouvrière du particulier au général, de l'économique à la politique : " Il faut qu'on déclare la grève tous en même temps. " Ainsi renaît l'idée d'une grève générale.  »[1]

Parfois des mesures de répression radicales peuvent engendrer des effets radicaux à long terme. De nombreux ouvriers russes arrêtés par le régime tsariste pour avoir fait grève ont été envoyés au front, mais ils ont aussi contribué, à terme, à exporter l'agitation révolutionnaire dans l'armée.

Les grandes défaites affaiblissent en général durablement le moral de la classe ouvrière. Quand la victoire semble impossible, la logique de débrouille individuelle reprend le dessus, et chaque famille ouvrière est tentée de se replier sur elle-même, de ne plus prendre part à des actions syndicales ou politiques.

NotesModifier