Première guerre mondiale : Différence entre versions

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{{#set:Date=1914|Date fin=1918}}La '''Première guerre mondiale''' (1914-1918) est un [[Guerre|sanglant conflit]] entre puissances [[Impérialistes|impérialistes]], centré sur l'Europe, qui fit environ 9 millions de morts et 20 millions de blessées, dont 8 millions d'invalides.
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Les Kévin sont tous des victimes, cest donc par principe qu'il faut les victimiser. Faites attention le Kévinisme touche des milliers de personnes
 
 
Pour le [[Mouvement_ouvrier|mouvement ouvrier]], cet épisode est rattaché à la scission entre ceux qui se rangent du côté des [[Nationalistes|nationalistes]] [[Bourgeois|bourgeois]] de leur pays (les "[[Socialistes|socialistes]]"), et ceux qui restent fidèles à l'[[Internationalisme|internationalisme]] ouvrier (qui deviendront les "[[Communistes|communistes]]").
 
  
 
== Contexte ==
 
== Contexte ==

Version du 2 mars 2017 à 17:07

Les Kévin sont tous des victimes, cest donc par principe qu'il faut les victimiser. Faites attention le Kévinisme touche des milliers de personnes

Contexte

L'union sacrée

Article détaillé : union sacrée.

Mais lorsque la Première guerre mondiale éclate, la social-démocratie trahit complètement les intérêts de la classe ouvrière : quasiment partout, les députés votent les crédits de guerre, les dirigeants syndicaux suspendent toute lutte de classe, et se rangent derrière "leur" bourgeoisie.

Les hostilités

Du fait de son retard de développement, l'Empire russe disposait d'une armée techniquement très inférieure à l'armée allemande, même si elle avait une immense population permettant de mobiliser de nombreux paysans. En conséquence, près de 20% de morts de toute la Première guerre mondiale furent des russes.

Vague révolutionnaire de 1917-1920 et postérité

Article détaillé : Révolutions de 1917 à 1923.

La Première guerre mondiale n'avait rien d'une "guerre rapide" comme l'espéraient les dirigeants militaires. Perçue comme une boucherie en faveur de la classe dirigeante (patronale et gouvernementale), les prolétaires se soulevèrent, notamment dans les pays de l'Est. Le plus mémorable soulèvement fût la Révolution de Février, bourgeoise, repris peu de temps après par la classe travailleuse dirigée par la fraction bolchévique du parti démocrate-socialiste russe. Dans les pays de l'ouest, les soldats se mutinent, les pacifistes prennent de l'ampleur, mais seules quelques réformes sont amorcées par le pouvoir central. En Allemagne, les communistes révolutionnaires, sous l'égide de Rosa Luxemburg, tentent de renverser le gouvernement bourgeois, mais la réaction, résistante, restaure le pouvoir bourgeois (démocratie capitaliste). En Hongrie, une insurrection populaire place les communistes au pouvoir, mais les armées blanches roumaines ont littéralement anéanti la révolution, en restaurant par la force l'ancien régime. En France, éclatent des grèves de grandes ampleurs, sitôt réprimées par le gouvernement, ne faisant aucune concession aux ouvriers. En 1920, le Congrès de Tour se tint. Les communistes révolutionnaires, conscients que les socialistes-démocrates (la SFIO) trahirent leurs bases, se séparèrent et créèrent le PCF. Les bolchéviks entendant diffuser la révolution, Lénine crée la IIIème Internationale, aux conditions d'adhésions drastiques.

Cependant, la guerre civile russe, l'échec de la révolution allemande et hongroise, la bureaucratisation de l'URSS amorcée par le Parti bolchévik unique et l'arrivée au pouvoir de Staline (après la mort de Lénine) entraînent la fin de cette vague et le début d'une période de crise économique sans précédent. La révolution ne s'étant pas suffisamment diffusée, les capitalistes gagnèrent, en quelques sortes, la lutte des classes. Quelles furent les causes de l'échec ? Les médias bourgeois au service de l'idéologie dominante jouèrent un grand rôle en calomniant la révolution russe, les bolchéviks et les révolutionnaires en général. En URSS, la démocratie ouvrière s'atrophia, puis disparut. Staline, fervant nationaliste réactionnaire, encouragea les Partis communistes inféodés à sa politique de se fondre dans les gouvernements bourgeois, leur ôtant ainsi leurs potentiels révolutionnaires et progressistes.

Débats liés à la première guerre mondiale

L'argument d'autorité de Marx et Engels

A l'époque, des journaux socialistes allemands n'hésitent pas à affirmer que Marx et Engels auraient été du côté pro-guerre, vu leur position lors de la guerre franco-allemande de 1870, ou encore vu ce qu'écrivait Engels dans un de ses derniers textes : « Si la République française se mettait au service de Sa Majesté le tsar, les socialistes allemands la combattraient à regret, mais ils la combattraient tout de même. »[1]

De nombreux révolutionnaires vont alors revenir sur cette question, pour affirmer le contraire : Trotsky[2], Franz_Mehring [3], Lénine[4]. Ils vont revenir sur les critères de positionnement lors des guerres, et vont généralement théoriser un changement de période, l'entrée dans un stade impérialiste.

La bourgeoisie avait-elle intérêt à la guerre ?

La guerre était-elle inévitable ?

Quelques semaines après le déclenchement de la guerre, Trotsky constatait :

«Aussitôt la mobilisation annoncée, la social-démocratie se trouve confrontée avec la force au pouvoir concentrée qui se base sur un puissant appareil militaire prêt à renverser, avec l’aide de tous les partis et institutions bourgeois, tous les obstacles se trouvant sur son chemin… Dans de telles conditions, il ne peut être question d’actions révolutionnaire de la part du parti…»[2]

Lénine dira après la guerre que même une internationale révolutionnaire n'aurait pas pu empêcher la guerre[5].

Catalyseur de révolution ou retardateur ?

Certains observateurs estiment que les révolutions de 1917-1918 ne sont pas la simple conséquence de la guerre, mais s'inscrivent dans une instabilité latente que la guerre a retardé ou dévié plutôt que fait éclater.

Par exemple le marxiste Arthur Rosenberg écrit :

«Le soi-disant effondrement de la IIe Internationale n’a pas pour origine le fait que la classe ouvrière socialiste ne réussit pas alors à empêcher la guerre. Car même si les social-démocrates des huit grandes puissances avaient eu alors à leur tête des révolutionnaires héroïques, la guerre n’aurait pas pu être évitée… Cependant, l’Internationale se vit contrainte, en août 1914, de dissiper le brouillard révolutionnaire dont elle s’était jusqu’alors entourée; cette opération put prendre l’aspect d’une débâcle.»[6]

Notes et sources

  1. Engels, Le socialisme en Allemagne, 1891
  2. 2,0 et 2,1 Trotsky, La guerre et l'Internationale, 31 octobre 1914
  3. Franz Mehring, Une recherche historique in Sozialdemokratische Korrespondenz, 21 décembre 1914
  4. Brochure de Lénine et Zinoviev, Le socialisme et la guerre, 1915
  5. Lénine, Notes sur les tâches de notre délégation à La Haye, 4 décembre 1922
  6. George Haupt, Guerre ou révolution? L’Internationale et l’Union sacrée en août 1914, 1969