Politiques monétaires

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Les politiques monétaires sont les décisions prises par les autorités monétaires (en général les banques centrales). Ces décisions visent fondamentalement à assurer la stabilité du capitalisme, en général en suivant plus ou moins des théories économiques bourgeoises qui prétendent viser le plein emploi, la croissance...

Historique

Les théories sur les "bonnes politiques monétaires" ont connu des changements notables en fonction des évolutions du capitalisme. Les revirements en la matière sont souvent imbriqués avec les changements de paradigme (laisser-faire, keynésianisme, néolibéralisme, néo-keynésianisme...).

Keynes

En 1924, Keynes tient un discours-manifeste sur La fin du laisser-faire, qui selon lui n'est plus l'unique moyen d’accéder à la prospérité. Dans le même temps, il critique « l’orthodoxie monétaire » dominante. En 1925, il condamne la décision de Winston Churchill de rétablir en Angleterre l’étalon-or et la parité d’avant-guerre de la livre sterling. Dans Les Conséquences économiques de M. Churchill, il l'accuse de mener une politique déflationniste de baisse des salaires. On peut donc estimer que la dévaluation de la livre anglaise finalement décidée en 1931 et qui satisfaisait les intérêts économiques et nationaux de l’Angleterre, constituait une confirmation de ses positions théoriques.

Retour en force du monétarisme

Suite à l'instabilité des années 1970 et la baisse générale de la croissance, les préceptes keynésiens sont partous remis en question. C'est alors le retour sur le devant de la scène des partisans du laisser-faire, modernisés, nommés a posteriori les néolibéraux. Dans le domaine monétaire, le pendant du néolibéralisme est le monétarisme, dont le chantre est Milton Friedman.

Notes et sources