Internationale socialiste

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L'Internationale Socialiste est depuis 1951 un cartel de partis sociaux-démocrates. Elle comprend une bonne partie des partis au gouvernement dans le monde, et parmi les opposants, nombre d'entre eux sont depuis longtemps des partis rompus à la gestion de l'Etat bourgeois et l'arbitrage des intérêts capitalistes.

Origine

L'Internationale Socialiste a pourtant un lointain rapport avec le mouvement socialiste, et même le marxisme ! Les forces politiques qui l'ont fondée en 1951 sont issus de l'Internationale Ouvrière Socialiste (1923-1940), elle-même issue de la Deuxième Internationale (1889-1923).

Evolution

L'IS a évolué vers toujours plus d'opportunisme politique, à l'image de ses partis membres. Le révisionnisme est venu rapidement remettre en cohérence l'idéologie affichée et la pratique de ces partis, avec reniement progressif des références au mouvement ouvrier, à la révolution, et au socialisme scientifique. Aujourd'hui, cela n'a plus aucun sens de caractériser les partis de l'IS avec les critères du socialisme, tant il est clair que ces partis sont devenus des partis bourgeois, s'offrant comme des alternatives tout à fait raisonnables (quoiqu'encore trop insupportable pour la frange la plus réactionnaire) pour la bourgeoisie.

Opportunisme et embourgeoisement

Révisionnisme

Un nid de tyrans

L'IS n'abrite pas que des partis de la gauche bourgeoise, mais ferme aussi les yeux sur les pires de ses membres, peu importe si ceux-ci ne sont ni socialistes, ni même démocrates. Le réveil des luttes et des tensions sociales dans le monde place de plus en plus souvent l'IS en mauvaise posture.

Ainsi elle a exclu le RCD du dictateur Ben Ali le 18 janvier 2011, deux jours après sa chute. Réagissant à peine plus tôt, elle a exclu le PND de Moubarak le 31 janvier 2011, juste avant sa chute lors de la Révolution égyptienne. Certains commentateurs remarquaient alors lucidement que si Ben Ali est exclu mais pas quelqu'un comme Gbagbo, c'est "parce que l’un a perdu le pouvoir et que l’autre s’y accroche"[1]. Et en effet, dès qu'il était clair que Gbagbo, désavoué par la "communauté internationale", allait tomber, son parti le FPI a été exclu à son tour le 29 mars 2011, au paroxysme de la crise ivoirienne.

Mais la liste est longue des partis de l'IS qui sont peu recommandables : le SDF camerounais de Ni John Fru Ndi (assassin, détourneur de fonds publics...), le PRPM (ex parti-Etat de Mongolie et toujours très opaque), l'UNE guatémaltèque (dont le président Alvaro Colom trempe dans un trafic de drogue étatique et dans l'assassinat d'un avocat trop curieux), ou encore le PLN de Laura Chinchilla au Costa Rica (qui est cahtolique conservatrice, contre le droit à l'avortement...).

Notes et sources

Ces dirigeants peu démocratiques qui gênent l'Internationale socialiste, JDD, 28 janvier 2011