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Alexandra Sokolovskaïa

Alexandra Sokolovskaïa (debout, au centre de la photo) avec son mari, Léon Trotski (assis, à la droite de la photo).

Alexandra Lvovna Sokolovskaïa (en russe Александра Львовна Соколовская) était une militante marxiste révolutionnaire russe, née en 1872 et morte vraisemblablement en 1938 lors des Grandes Purges. Elle fut la première femme de Léon Trotski.

BiographieModifier

Alexandra Sokolovskaïa commence à militer dans les années 1890 au sein des cercles révolutionnaires de Nikolaïev, une ville industrielle du sud de l’Ukraine. D'abord narodnik, elle devient marxiste. Elle participe à la création d’un « syndicat ouvrier du sud de la Russie » et fait la rencontre de Trotski , qui est alors un jeune homme sûr de lui, aux idées populistes, et qui n'hésite pas à polémiquer violemment avec le groupe et Alexandra en particulier. Mais progressivement, elle va contribuer à son tour à le faire passer au marxisme.

Elle épouse Léon Trotski en 1899 alors que tous deux ont été arrêtés et déportés en Sibérie. De cette union naissent deux filles : Zinaida Volkova[1] (1901) et Nina Nevelson[2] (1902).

En 1902, Trotski décide de s’évader de Sibérie et d’émigrer vers l’Europe. Alexandra se retrouve alors seule avec ses deux filles mais approuve la conduite de son mari. Arrivé à Paris, Trotski décide de rompre son mariage avec Alexandra Sokolovskaïa après avoir rencontré Natalia Sedova qu’il épousera en 1903. Malgré cette rupture, il semble qu’Alexandra Sokolovskaïa et Trotski aient continué à entretenir de bonnes relations.

Sa vie après 1902 est mal connue. Ses deux filles furent élevées par David et Anna Bronstein, les parents de Trotski.

Après la révolution d'Octobre elle travaille comme éducatrice et se rapproche de Nadejda Kroupskaïa. Elle travaillera ensuite à Leningrad comme professeur. Elle sera membre du PCUS (b) de 1917 à 1927.

Elle continue à correspondre avec son ex-mari, exilé d'URSS. Elle est arrêtée le 11 décembre 1934 et condamnée par le NKVD le 10 février 1935 à 5 ans de goulag à Omsk. C'est le 2 avril que Trotsky reçoit une lettre de son fils Léon à Paris qui l'informe de la déportation en Sibérie de sa première femme, et de son fils Serge Sedov.

Elle a été vue dans un camp de travail de la Kolyma (Sibérie) par Nadejda Joffé (fille d’Adolf Joffé).

En 1937, elle est condamnée à mort par le Collège militaire de la Cour suprême de l'URSS le 29 avril 1938 et fusillée le même jour.

Elle sera réhabilitée le 7 mars 1990.

NotesModifier