Extrait du procès-verbal de la séance du Comité de l’Union Ouvrière du 16 octobre 1848

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Auteur·e(s) Karl Marx
Écriture 22 octobre 1848

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Publié en français dans le recueil La Nouvelle Gazette Rhénane aux Éditions sociales (1963-1971). Numérisé par MIA et l'UQAC.
Publié dans la Zeitung des Arbeitervereines zu Köln n°40, 22 octobre 1848


Extrait du procès-verbal de la séance du Comité de l’Union Ouvrière du 16 octobre 1848 avec le discours de Marx à l’occasion de sa nomination à la présidence et des évènements de Vienne[modifier le wikicode]

Le président provisoire, le citoyen Röser, déclara que le Dr. Marx a accédé à la demande de la délégation, le priant de se mettre à la tête de notre Union et elle l'invite donc à prendre sa place.

Le Dr. Marx dit alors que sa situation à Cologne est précaire. La réponse qu'il a reçue de l'ex-ministre Kuhlwetter à sa demande de renaturalisation ressemble à un ordre d'expulsion déguisé. Il déposera néanmoins de toutes façons une protestation auprès de l'Assemblée nationale. D'autre part, il est envoyé devant les Assises pour un prétendu délit de presse. En outre, il est accablé de tâches du fait de l'éclatement du comité de rédaction de la Nouvelle Gazette rhénane qui a eu lieu précédemment. Il n'en est pas moins prêt à céder provisoirement aux vœux des travailleurs, jusqu'à la libération du Dr. Gottschalk. Le gouvernement et la bourgeoisie devraient se convaincre qu'en dépit de leurs poursuites, il se trouve toujours des gens prêts à se mettre à la disposition des travailleurs.

Le Dr. Marx parle ensuite plus en détail de l'activité révolutionnaire des travailleurs allemands à l'étranger et souligne pour finir le rôle insigne qu'ils jouent dans la très récente révolution de Vienne. Il propose donc une adresse à l'Union ouvrière de Vienne (adoptée par acclamations).

La proposition du président (concernant l'ordre du jour) visait à ce qu'on discutât pendant la première heure dans l'intérêt de la société (c'est-à-dire de ses affaires intérieures et extérieures), pendant la seconde, de questions sociales et politiques et que la séance soit ouverte à huit heures et demie. (Accepté.)