Période 1970-2010

De Wikirouge
Aller à : navigation, rechercher

Cette page a pour but de caractériser la période courant des années 1970 jusqu'en 2010.

Ses traits globaux sont, en particulier pour les pays occidentaux :

Cette évolution s'exprime notamment au niveau mondial à travers les phénomènes suivants :

  • un impérialisme écrasant sur les pays du Sud dominés notamment par les Etats-Unis et l'Europe,
  • l'affaiblissement, puis l'effondrement de l'URSS et la perte de l'influence Russe sur ses anciens satellites,
  • la continuation de la mise en place de l'Union Européenne.

Moteur

Au tournant des années 70, le taux de profit des capitalistes est en baisse à cause des contradictions internes du système (suraccumulation de capital menant à une surproduction relative...). C'est ce qui va motiver la rupture du compromis fordiste / keynésien et un accroissement de l'exploitation, ainsi que la fuite dans des solutions financières sans issues.

Evolution géopolitique mondiale

Ce paragraphe n'a pas pour but de donner une vision complète de l'Histoire géopolitique pendant la période 1970-2010, bien trop riche pour ce seul article, mais seulement de mentionner les grandes lignes de son évolution au cours de cette période.

L'affaiblissement et l'effondrement de l'URSS

Confrontée à des difficultés économiques et à des mouvements politiques dans les pays du bloc de l'Est, l'URSS s'enfonce à partir des années 70 dans une crise dont elle ne sortira pas. Malgré les tentatives de réformes de l'ère Gorbatchev, l'URSS est dissoute en 1991.

Cette fin brutale de la "guerre froide" s'accompagne dans les pays de l'ex Bloc-de-l'Est d'évolutions plus ou moins violentes selon les pays. Globalement, ces pays accueillent de nombreux investissements capitalistes et ceux d'Europe sont progressivement rattachés à l'Union Européenne, sans échapper à la crise de 2007-2010.

L'extrême Orient entre impérialisme, bureaucraties et néo-libéralisme

En Chine, la fin du régime de Mao, qui meurt en 1976, constitue une reprise en main du pouvoir central. La Démaoïsation, comme on a pu appeler la politique menée par son successeur Deng Xiaoping, inaugure une période de dictature implacable, accompagnée d'une libéralisation de l'économie et d'une forte croissance, qui fait de la Chine l'"atelier du monde" à l'issue de la décénie 2000-2010.

Les menées de l'impérialisme américain rendent les années 70 particulièrement sanglantes en Asie du Sud-Est, du fait de la Guerre du Viet-Nam et du génocide perpétré par les "Khmers Rouges" (1975-79). Ces deux pays, exsangues, restent par la suite à l'écart du boom économique que connaissent la Chine d'autres pays de de la région (Taïwan, Singapour, Corée du Sud...)

Le Proche et le Moyen Orient face à l'impérialisme

La géopolitique de cette région, essentielle pour l'Impérialisme car elle abrite les plus importantes ressources mondiales de pétrole, est dominée pendant cette période par l'affrontement entre l'État d'Israël et le peuple Palestinien, et par les relations conflictuelles de ces deux acteurs et de leurs représentants politiques avec les États Arabes. La Guerre des Six Jours (1967) a vu la défaite de ces derniers, a montré leur faiblesse militaire, et a provoqué un afflux massif de réfugiés palestiniens, notamment en Jordanie. C'est dans ce contexte qu'a eu lieu la sanglante répression du Septembre noir. ... 1973 : Guerre du Kippour... 1987 : début de la Première Intifada... 1993 : Accords d'Oslo... 1995 : Assassinat de Rabin... 2000 : début de la Seconde Intifada... 2005 : Démantèlement des colonies juives et construction du "mur de l'apartheid"... 2006 : Le Hamas remporte les élections législatives en Palestine ; attaque israélienne ratée au Liban Sud... 2007 : Le Hamas s'empare militairement de Gaza... 2009 : Opération "Plomb durci" et massacres à Gaza...

La guerre du Liban .

La Révolution Islamique en Iran: Le renversement du Shah. La prise de pouvoir des religieux. La chappe de plomb réactionnaire de l'islamisme. La guerre Iran-Iraq. La montée difficile des "réformateurs" et les vagues de répression.

Naissance de mouvements islamistes en Afghanistan, favorisés par les Etats-Unis pour contrer l'URSS : Talibans, Al Qaida. L'Afghanistan de la guerre civile à la barbarie islamiste des Talibans.

L'Irak sous la dictature sanglante de Saddam Hussein. Massacres, notamment des communistes. Interventions militaires américaines : la 1ère "Guerre du Golfe : Saddam Hussein reste en place, massacres des Kurdes.

Attentats du 11 septembre 2001 : Changement diplomatique des Etats-Unis, théorie du "choc des civilisations" et de la "guerre contre le terrorisme".

La 2ème "Guerre du Golfe" : sous prétexte des attentats du 11 septembre 2001, guerre d'invasion. Saddam Hussein est renversé, les Etats-Unis mettent en place un régime fantoche. L'occupation américaine mise en échec en Irak. Retrait Américain.

L'intervention américaine en Afghanistan : scénario similaire à celui de l'Irak, avec mise en place d'un régime fantoche, occupation difficile, guerre qui dure...

L'Amérique Latine : dictatures libérales, réveils révolutionnaires et illusions réformistes

Le Chili : l'échec cuisant du réformisme, et la catastrophe pour les révolutionnaires. Dictature "libérale" de Pinochet, suivie d'un retour à la démocratie bourgeoise libérale.

L'Argentine : de Peron à Videla. L'après-dictature : le saccage par la dette.

Les mouvements révolutionnaires : Sandinistes au Nicaragua. Sous-commandant Marcos au Mexique. FARC en Colombie.

Nouveaux régimes nationalistes : Le Vénezuela et la "révolution bolivarienne". La Bolivie et l'indianisme. Le modèle persistant de Cuba.

Les Caraïbes entre vieux colonialisme européen et impérialisme américain : Cuba sous l'embargo et sous une dictature vieillissante. Haïti transformé en enfer par le capitalisme. La remontée de la combativité ouvrière aux Antilles Françaises : grève générale de 2008/2009.

L'Afrique mise à feu et à sang par le capitalisme

Plus encore que l'Asie ou l'Amérique du Sud, l'Afrique est le continent que le capitalisme a le plus maintenu dans le sous-développement, par le pillage, la corruption, et le cantonnement à la production non-industrielle (agriculture, matières premières).

Zaïre : la dictature de Mobutu. Rwanda : Un génocide sous l'oeil bienveillant des militaires français. La déstabilisation de la région des grands lacs. La guerre civile en RDC (ex-Zaïre).

De la Rhodésie du Sud au Zimbabwe, et à la dictature de Robert Mugabe. Afrique du Sud : la fin de l'Apartheid et les contradictions irrésolues.

La construction difficile d'une Europe Unie

Progrès lents, pas généraux, acquis difficilement et fragiles : droit à la contraception, à l'avortement, abolition de la peine de mort, reconnaissance de certains droits des homosexuels. Offensives brutales de la bourgeoisie : l'ère Thatcher en Grande Bretagne, l'ère Chirac-Sarkozy en France. La perte d'influence des organisations historiques de la classe ouvrière (syndicats, partis socialistes et communistes). Politiques anti-travailleurs immigrés, dans un climat de plus en plus xénophobe.

L'unification progressive : De la CECA au Marché Commun. Traité de Maastricht. Mise en place de la monnaie unique. Ouverture à l'Est. La "Constitution Européenne", qui prône la "concurrence libre et non faussée", est acceptée ou rejetée de diverses façons en Europe, entraînant une division politique notable. L'Europe face à une nouvelle crise économique: la vague des plans d'austérité.

Les Etats-Unis : impérialisme triomphant et progrès social en berne

De la fin de la guerre froide à la "fin de l'Histoire". Le "choc des civilisations" comme nouvelle théorie Républicaine et sa mise en oeuvre par Républicains et Démocrates : Guerres offensives au Moyen-Orient, soutiens aux régimes conservateurs d'Amérique Latine (ce qui est la continuation d'une politique ancienne).

Les progrès des droits encore plus fragiles, partiels et menacés qu'en Europe : Le retour de bâton après la victoire du mouvement des "Droits Civiques". Mise en place extrêmement lente d'un ersatz de sécurité sociale sous Clinton (projet avorté) puis Obama (projet déformé). Impuissance flagrante face aux catastrophes plus ou moins "naturelles" (ouragan Katrina (2005), Marée Noire de Floride (2010)).

Accroissement de l'exploitation

Transfert du travail vers le capital

L'exploitation s'est clairement accrue pendant toute la période des années 70 jusqu'à aujourd'hui. Le graphe suivant montre un "décrochage" entre la productivité ouvrière, qui poursuit son augmentation, et le "coût salarial" - c'est à dire d'un point de vue prolétaire le salaire. L'écart croissant est directement lié à l'exploitation en hausse.

Product-salaires.png
Données pour secteur privé non agricole. Source : Bureau of Labour Statistics

D'après le FMI, dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 5,8 % entre 1983 et 2006. D'après la Commission européenne, au sein de l'Europe cette fois, cette part a chuté de 8,6 %.

"En vingt ans, la part des salaires dans le produit intérieur brut français a baissé de 9,3 %, ce qui correspond à plus de 100 milliards d'euros en partie transférés vers le capital." François Ruffin

Cet accroissement de l'exploitation s'est fait par plusieurs biais : stagnation des salaires par rapport aux profits, augmentation des cadences et du temps de travail sans contreparties, précarisation, etc...

Exemple type : abrogation de l"échelle mobile"  en 1984 en France : les salaires ne sont plus indéxés sur l'inflation (si les prix augmentent, les salaires n'augmentent plus forcément).

Dans le public

De nombreux exemples montrent que le salaire et plus généralement les conditons de travail des fonctionnaires se sont dégradées, suivant la même pente que leurs collègues du privé.

«Les traitements de base des fonctionnaires semblent donc tous avoir été entraînés vers le bas, par le "tournant de la rigueur", entamé en fait dès 1982. Les syndicats de la fonction publique n'ont pas eu le pouvoir de (ou n'ont pas voulu) s'opposer à ces baisses de pouvoir d'achat. Nous émettons enfin l'hypothèse que l'acceptation par les fonctionnaires du déclin salarial se double d'un prix à payer très mportant, mais seulement en partie observé, en termes d'effort des agents, de qualité du service, et de qualité des recrutements. Le déclin salarial accompagne donc, selon toute vraisemblance, une décadence du service public lui-même, et dont les conséquences possibles à long terme sont inquiétantes.»[1]

Fiscalité régressive

La fiscalité n'a jamais eu pour effet de "réparer" les inégalités économiques du capitalisme. Mais son évolution sur la période illustre bien dans quel sens se fait la véritable "redistribution" : des pauvres vers les riches.

Comme le commente l'Observatoire des inégalités sur la période 1980 - 2000 :

«En France, en 20 ans, on a assisté à un véritable basculement dans la structure fiscale :
  • le taux de l'impôt sur les sociétés est passé de 50% à 33%,
  • la taxe professionnelle a été allégée
  • le taux marginal de l'impôt sur le revenu est passé de 65 à 40 %,
  • le nombre de tranches a nettement diminué (de 13 à 5),
  • le nombre de dispositifs dérogatoires (niches fiscales) a augmenté
  • les prélèvements les plus injustes ont augmenté notamment la taxe d'habitation et les droits indirects.
Le même mouvement a été constaté dans la plupart des Etats membres de l'Union européenne.»

Exonérations patronales

Il s'agit de ce que l'idéologie bourgeoise appelle, sans surprise, les "charges patronales". En fait la part du salaire qui est socialisée. Les exonérations patronales procèdent donc tout autant de la hausse de l'exploitation que la baisse directe du salaire, tout en provoquant moins -directement- la colère des travailleurs : il s'agit ensuite pour l'Etat bourgeois de ne pas présenter le lien avec le déficit, les divers trous de la SECU etc...

En France :
ExonerationsPatronales.jpg

Entre petits et gros capitalistes

Si l'on veut approfondir et s'intéresser aux différences d'effets de ces politiques selon la taille des entreprises, en constate sans surprise que la haute bourgeoisie s'en sort mieux que la petite. Ainsi, tous calculs faits, le taux implicite d'imposition est inversement proportionnel à la taille d'une entreprise...

En France :

Impots-PMEvsCAC.jpg
Les PME paient 2,3 fois plus d'impôts que les sociétés du CAC 40 ![2]

Situation sociale

Pays industrialisés

Dans les vieux pays industrialisés (Amérique du Nord, Europe, Japon, Australie...), la situation sociale s'est notablement dégradée par rapport à la période dite des 30 Glorieuses. On a vu le retour du chômage de masse, l'accroissement de la précarité et des inégalités sociales. Par ailleurs, les "services publics" dont les luttes avaient pu imposer la gestion à l'Etat ont connu partout des attaques et les gouvernements ont plutôt utilisé l'argent de la collectivité pour soutenir leurs bourgeoisies.

Voir Dégradation sociale en France.

Pays dominés

La situation déjà très mauvaise dans les pays dominés, dits du "Tiers-Monde", n'a pas connu d'amélioration voire s'est degradée. La responsabilité des métropoles impérialistes est continue depuis la colonisation.

Asie du Sud-Est

Offensive idéologique

Durant cette même période, en cohérence avec l'attaque de la bourgeoisie, des changements idéologiques se sont produits. Dans le domaine économique bien sûr ce que l'on a appelé le néo-libéralisme a prit de l'ampleur, mais l'offensive s'est étendue à bien d'autres domaines : la sociologie, tournée vers les courants individus-centrés, la philosophie, dans une optique de post-"tout" et de relativisme total...

Théories économiques

Les thèses que l'on après-coup appelé "néolibéralisme" existaient avant le tournant des années 70, mais c'est la fin des 30 Glorieuses, signifiant l'épuisement du paradigme keynésien, qui va souffler dans leurs voiles.[3] Fondamentalement, il s'agit de dire que la dérèglementation / dérégulation et la libéralisation / privatisation amènent la prospérité. Qu'importe que certains économistes ou politiques y aient vraiment cru, c'est cette justification que va utiliser la bourgeoisie pour opérer une large attaque économique contre le prolétariat. Ainsi il est faux de considérer le néolibéralisme comme une idéologie réellement appliquée : le "non-interventionnisme" est invoqué pour brader les services publics et contraindre les pays dominés à ouvrir leurs marchés, mais les subventions aux entreprises sont légions !

La réaction face à la mauvaise conjoncture et la recherche de taux de profits élevés va aussi conduire les Etats à répudier des mécanismes stabilisateurs. Sur le plan financier, la dérèglementation (crédits accrus, taux multiplicateur débridé...) et les difficultés liées aux dettes d'Etats dominés crééent de nouveaux débouchés spéculatifs. Sur le plan monétaire, les accords de Bretton-Woods voleront en éclat en 1971, puis les taux de change flottants remplaceront les taux fixes, avec un accroissement de la spéculation sur la monnaie (des protections communautaires ont aussi été établies, comme la zone Euro). La théorie monétariste, largement reprise par la Banque Centrale européenne par exemple, est un exemple flagrant d'idéologie bourgeoisie.[4]

Vague sécuritaire

De manière assez générale dans les pays industrialisés, cette période a vu l'émergence de politiques sécuritaires assez marquées. En partie en réaction au pourrissement social, en partie en réaction au risque terroriste, quoi qu'il en soit en réaction à des problèmes engendrés par le capitalisme.

Voir "Vague sécuritaire en France".

Quelques dates clés

¤¤ A réorganiser ¤¤

  • 1970 | Début de l'ère Thatcher au Royaume-Uni.
  • 1971 | Fin de la convertibilité du dollar en or.
  • 1973 |
    • Coup d'Etat de Pinochet au Chili. Une répression brutale s'abat sur les militants de gauche. Pinochet recrute les Chicago Boys (économistes libéraux de l'école de Chicago) pour faire l'expérience de leurs théories. Un bel exemple de libéralisme-seulement-économique
    • Les Etats s'accordent pour laisser au privé la création monétaire, via les banques centrales.
    • En mars, les taux de changes flottants remplacent les taux fixes.
  • 1979 |
    • Invasion soviétique de l'Afghanistan.
    • Révolution Iranienne.
  • 1981 | Ronald Reagan arrive au pouvoir aux Etats-Unis.
  • 1986 | Acte Unique Européen: parmi les avancées institutionnelles de l'UE, l'objectif du marché libre (donc des libéralisations) est affirmé.
  • 1989 | Chute du Mur de Berlin.
  • 1990 | Début de la Guerre du Golfe entre l'Irak et le Koweït, qui se continuera avec une intervention américaine et une défaite de l'Irak.
  • 1991 | Dissolution de l'URSS.
  • 1994 | AGCS, accord visant à la libéralisation des services.
  • 1997 | L'OCDE lance quasi secrètement des négociations sur l'AMI (Accord Multilatéral sur l'Investissement) qui prévoit notamment que les entreprises puissent se faire indemniser par les Etats en cas de "troubles sociaux" ou de lois sur l'environnement "contraignantes". Les mobilisations européennes provoquent son échec l'année d'après.
  • 2000 | Joseph Stiglitz, vice-président de la Banque Mondiale, démissionne en dénonçant le rôle néfaste (en fait impérialiste) de "son" institution auprès des pays pauvres.
  • 2001 |
    • L'Argentine, élève modèle du FMI, voit son peso dévalué et traverse une crise économique et politique majeure. Tentatives autogestionnaires.
    • Attentats de New-York, qui accélèrent l'éxecution d'une politique de conflit de civilisations par les autorités Etats-Uniennes.
    • Offensive militaire des Etats-Unis et de leurs alliés contre l'Afghanistan, et renversement du régime des Talibans. Depuis, la guerre dure toujours.
  • 2003 |
    • Rafael Correa, ministre de l'économie de l'Equateur, est poussé à la démission par Washington pour avoir voulu privilégier les dépenses sociales au remboursement de la dette.
    • "Guerre du gaz" en Bolivie.
    • Guerre d'Irak : Sous un prétexte "anti-terroriste" mensonger, invasion de l'Irak par les Etats-Unis et leurs alliés, et renversement du régime de Saddam Hussein. Début d'une longue et catastrophique occupation militaire du pays.
  • 2005 | Traité Constitutionnel Européen qui fixe "la concurrence libre et non faussé" comme principe de base des politiques européennes. Matraquage médiatique pour le OUI donc, avec camouflage en faux débat "pour ou contre l'Europe"...

Début de la grande crise de 2007-2010.

  • 2007 | Les capitalistes les plus "malins" savaient que la finance était bancale depuis un moment : "Quand la musique s'arrêtera (…), les choses deviendront compliquées. Mais tant que la musique joue, il faut se lever et danser" Chuck Prince, directeur général de Citigroup
  • 2008 | 3,2 millions d'étasuniens expropriés de leur maison suite à la crise et à leur endettement (source RealtyTrac)
  • 2009 |
    • La crise économique s'approfondit. Des millions de travailleurs sont licenciés partout dans le monde.
    • Des milliards d'euros (venant de nos poches) sont donnés aux banques responsables de la crise pour qu'elles continuent à faire des profits.


Notes et sources

  1. http://www.telos-eu.com/
  2. Voir cet article de l'Expansion
  3. Lire par exemple 'Les évangélistes du Marché' de Keith Dixon pour une histoire de cette ascension idéologique (mais non expliquée comme une superstructure).
  4. Elle défend notamment l'idée d'un taux de chômage naturel...