Néolibéralisme ou le génocide programmé

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L'auteur de The Shock Doctrine (La stratégie du choc : La montée d'un capitalisme du désastre) paru en 2007, Naomi Klein résume la doctrine de Milton Friedman en ces termes :

“Premièrement, les gouvernements doivent faire sauter toutes les règles et les régulations qui se dressent sur le chemin de l’accumulation des profits. Deuxièmement, ils devraient vendre tous les biens qu’ils possèdent, et que des entreprises pourraient gérer dans un but lucratif. Troisièmement, ils devraient radicalement diminuer le financement des programmes sociaux. Sur ce programme en trois points de dérégulation, de privatisation, et de coupes sombres, Friedman apporte plein de précisions : les impôts, quand ils doivent exister, doivent être peu élevés. Les riches et les pauvres doivent être imposés au même taux fixe. Les entreprises doivent être libres de vendre leurs produits partout dans le monde, et les gouvernements ne devraient faire aucun effort pour protéger l’industrie ou la propriété locales. Tous les prix, y compris le prix du travail, devraient être déterminés par le marché. Il ne devrait pas y avoir de salaire minimum. Pour la privatisation, Friedman proposait la santé, la poste, l’éducation, les pensions de retraite et même les parcs nationaux. En résumé, et sans aucun complexe, il appelait au démantèlement du New Deal, ce délicat accord entre l’Etat, les entreprises et les travailleurs, qui avait empêché la révolte du peuple après la Grande Dépression. Quelles que soient les protections que les travailleurs avaient réussi à obtenir, quels que soient les services que l’Etat fournissait désormais pour arrondir les angles du marché, la contre-révolution de l’Ecole de Chicago voulait les récupérer. Et elle voulait plus que ça : elle voulait exproprier ce que les travailleurs et les gouvernements avaient construit durant ces décennies de travaux publics frénétiques. Les biens que Friedman pressait le gouvernement de vendre étaient le résultat d’années d’investissement d’argent public et du savoir-faire qui l’avait rendu profitable. S’il ne tenait qu’à Friedman, toute cette richesse partagée devrait être transférée dans les mains du privé, par principe. Même si elle se cachait toujours derrière le langage des maths et des sciences, la vision de Friedman coïncidait toujours avec les intérêts des grosses multinationales, qui sont par nature toujours avides de vastes marchés dérégulés…”

Le néolibéralisme ou le libéralisme anti-humaniste (contre le libéralisme socialisant et humaniste du dialecticien Mill au XIX, et du français antimondialiste Maurice Allais au XX) qui contraint l'humanité de façon hégémonique me rappelle le mythe de Mère Teresa (Christophe Hitchens, Le mythe de Mère Térésa, Dagorno, 98p, 1998):


C'est en trouvant Jésus (le néolibéralisme) et sa croix (la liberté et les banques marchandes) que les malades (les milieux de productions, l'entreprise) et les mourants (la populations et l'Etat) trouvent le bien être (la société libérale). Bien que femme la plus riche du monde, financée par l'extrême droite et le grand capital, elle ne prodiguait aucun médicament (sécurité sociale, retraite, RMI, éducation...etc) aux malades. Par contre ces mouroirs sadiques et pervers (banques marchandes) ont poussé comme des champignons dans le monde (cf par ex, les banques dans les centres villes qui ont remplacé les boutiques commerçantes et artisanales).


On en connait les conséquences sur la population : augmentation de la mortalité et baisse de la démographie, soit un génocide silencieux.

Les applications de la "thérapie de chocs" sont nombreuses dans le monde. Mais, les plus marquants sont au Chili sous l'ère Pinochet, aux Etats-Unis sous Ronald Reagan, en Angleterre sous Magareth Thatcher et en Russie sous Boris Eltsine.

Depuis 1973 et réaffirmée par le traité de Lisbonne en Europe, les pouvoirs mondiaux ont interdit aux banques centrales des Etats de prêter directement l'argent aux Etats et à la population. Tout doit passer par les banques marchandes. Cette libération profite grandement aux banques privés et surtout aux familles (la mafia) à leur tête. Par leur endoctrinement, les entrepreneurs croient y voir chez Eux des sauveurs contre le méchant état (le diable). Mais les sauveurs sont en réalité des tueurs sadiques et pervers :

"Je ne suis pas venu apporter la paix sur terre, mais l'épée. Je suis venu pour créer la division. On sera contre son propre père, la fille s'opposera à sa mère et la jeune mariée à sa belle-mère. Chacun aura pour ennemi les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Celui qui aime son fils et sa fille plus que moi n'est pas digne de moi. Et, celui qui ne prend pas sa croix pour marcher derrière moi n'est pas digne de moi. Celui qui vit pour soi la perdra et celui qui la sacrifie pour moi l'aura finalement pour lui..." dit Jésus (Matthieu 10:34).

Ce système ne fait qu'alimenter la dette des Etats et des particuliers dont celles des entreprises, et par conséquent l'exploitation, le chômage, la pauvreté, l'immigration...etc. Le néolibéralisme dont l'économie du Christ Friedman est donc un régrès pour tous les types de sociétés.

Cette vision du monde est au détriment des peuples qui subissent ainsi un génocide silencieux par une baisse importante de la démographie comme en Allemagne, en Autriche, au Japon,...etc et augmentation de la mortalité importante en Russie sous l'ère libéral de Boris Eltsine, un fan de Friedman...etc.


Mais, ce génocide silencieux n'était-il pas déjà programmé depuis les plans des pouvoirs du XIX avec l'eugénisme créé par le conservateur Francis Galton et surtout la sociobiologie inventée par le néolibéral Herbert Spencer au XIX soutenus par le grand capital ?

La crise historique du XX n'a fait que générer son accélération jusqu'à un summum du degrés historique, summum de la guerre civile européenne (1914-1945) avec l'extermination des judéo-bolcheviques et d'autres "tares" des sociétés impérialistes et aujourd'hui des politiques néolibérales dans un cadre de pax avec un degré historique nul.

Ce n'est pas pour rien que Ludwig von Mises a soutenu le fascisme contre le bolchevisme, Hayek et Milton ont soutenu Pinochet et la politique issue directement de leur vision du monde. Contrairement aux crimes du communisme dans la spirale des crises historiques du XX (1914-1945, 1952-1982), tous les génocides de l'occidentisme sont générés dans une sphère historique à degrés nul c'est à dire de paix historique ou pax, c'est à dire dans un cadre sociologique stable vis à vis de la société occidentiste. Cela est aussi bien pour le génocide des indiens et de nombreux peuples colonisés, de l'exploitation négrière, prolétarienne et misérable (workhouse de 1596 à 1920 en Angleterre).

En cela, le néolibéralisme porte en lui le fruit d'un génocide programmé de longue date.